Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Nor Cold : Nor Cold (Multikulti Project, 2013)

nor cold multikulti

Après avoir tâtonné dans l’espace Olgierd Dokalski (trompette), Wojciech Kwapisiński (basse électrique), Oori Shalev (batterie et cymbales très résonnantes) et Zeger Vandenbussche (saxophone alto & soprano, clarinette) tâtonnent dans d’autres pistes : la mélodie, l’unisson, le contrepoint.

Il faut dire que leur désir de mêler leur petite musique aux mélodies séfarades des Balkans n’est pas sans danger, Zorn étant déjà passé par là. Ici, Nor Cold ne cherche pas à en mettre plein la vue. Aucune réponse, copie ou réplique masadienne mais des souffles pétrifiés (Vandenbussche ravira les fans de John Lurie), des lignes claires, des harmonies frêles, des tempos impressionnistes. Ils tâtonnent : ils trouveront.

Nor Cold : Nor Cold (Multikulti Project)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Maria 02/ The Thief 03/ Madre: the Adolescence 04/ Sadness 05/ Drama 06/ Falling Sky 07/ Madre: the Reconciliation 08/ Deep End 09/ Maria Radio Edit
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Rashad Becker : Nantes, 29 août 2014

rashad becker nantes 29 octobre 2014

L’atelier est faiblement éclairé. Sur une table, la machinerie avec laquelle compose Rashad Becker ; derrière elle, l’homme est discret, réfléchi voire secret. Comptés, ses mouvements modéreront les sonorités à peine engendrées – extraites de quels stocks ou archives ? – pour penser déjà la forme des combinaisons qui transcenderont celles encore à naître.

Comme hier le chercheur en musique concrète, Becker opère en compositeur obligé par son matériau, mais avec cet avantage d’avoir façonné, et non pas révélé, le chant des « objets » qui l’inspirent. Sur Traditional Music Of Notional Species Vol. I ou remixant Christian Wolfarth (Acoustic Solo Percussion Remixes), l’ingénieur du son avait trahi un goût pour l’animal chantant au point de se changer en chef d’un orchestre confondant : râles, hululements, miaulements, feulements – allongés, étouffés, accélérés… – abondent ici encore, dont un rythme peut cristalliser la plainte ou un gimmick consolider la portée.

Mais Becker travaille parfois davantage l’abstraction de ses structures sonores : jeux de fréquences, d’ambivalences, de citations, de fuites voire de désertions : l’expression n’est plus la même, qui se passe de chant et de rythme pour construire dans les bruits et perdre dans les évocations (minimalisme, indus, noise, downtempo…). Le tour de force résidant dans l’à-propos et l’équilibre des six à sept séquences de cette performance, bel ouvrage envolé de concrétisme sonore réduit à ses fondamentaux : pas fier, mais haut. 

Rashad Becker : Nantes, festival SOY, Médiathèque Jacques Demy, 29 octobre 2014.
Photo : Nantes.fr
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Andrea Belfi : Natura Morta (Miasmah, 2014)

andrea belfi natura morta

Giuseppe Iealsi m’apprenait l’autre jour l’Italien instrumental. Andrea Belfi continue aujourd’hui mon apprentissage (notons que tous les deux ont professé d’ailleurs à l’école Häpna). Après ses travaux avec David Grubbs & Stefano Pilia, Machinefabriek ou Ignaz Schick, Belfi nous revient seul pour nous « pondre » (dit-on vraiment « pondre » ?) une nature morte (traduction de l’Italien que j'ai appris).

Vous avez bien lu : Belfi est seul. Seul comme un seul homme mais un seul homme entouré de bien des machines (batterie, percussions, synthétiseurs de toutes sortes). Et pour quoi faire ? Eh bien, d’abord une plage d’ambient sombre où les secondes qui passent sont marquées par une batterie sèche comme la pierre, puis des bulles d’harmoniques et enfin (et surtout) des morceaux que l’on redira être influencés par Radian (sont-ce les vibes ?), Pan American (sont-ce les synthés ?) ou Kruder (sont-ce les vibes et les synthés ?). Et tout ça qui s’écoute, bien sûr, même si l’introduction (son petit nom est Oggeti Creano Forme) m’avait fait espérer bien mieux.

écoute le son du grisliAndrea Belfi
Natura Morta (extraits)

Andrea Belfi : Natura Morta (Miasmah)
Edition : 2014.
CD / LP : 01/ Oggeti Creano Forme 02/ Nel Vuoto 03/ Roteano 04/ Forme Creano Oggeti 05/ Su Linee Rette 06/ Immobili
Pierre Cécile © Le son du grisli

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John Coltrane : Offering. Live at Temple University (Impulse, 2014)

john coltrane offering

En 1966, John Coltrane se produit aux côtés de Pharoah Sanders, Alice Coltrane, Jimmy Garrison et Rashied Ali. En juillet de cette même année, il joue au festival de Newport puis s’envole au Japon où le quintet  donne une quinzaine de concerts. Il enregistre peu en studio préférant se concentrer sur des enregistrements live (Live at the Village Vanguard Again, Live in Japan).*

A Philadelphie, le 11 novembre, John Coltrane retrouve les bonnes vibrations de la tournée japonaise puis invite quelques amis musiciens à le rejoindre sur scène. Sûr et épais malgré quelques couinements d’anches, le ténor de Coltrane dérobe à l’harmonie de Naima un chorus de cris et fulgurances. Il faudra attendre la montée finale du thème pour reconnaître pleinement la Naima de Trane. Crescent est un pur chef d’œuvre d’intensité. Fidèle à sa réputation, Pharoah Sanders délivre un solo terrassant de convulsions et d’éclats mêlés. Après un chorus embrasé d’Alice Coltrane, émerge un solo de saxophone alto à la charge d’Arnold Joyner. Coltrane reviendra prendre un intense solo et exposera le thème final de Crescent. Serein dans la bourrasque, Trane semble vouloir tempérer l’ardeur d’un groupe, ici, particulièrement survolté.

C’est encore Pharoah Sanders, entre cris et vrombissements, qui ouvre les débats sur cette nouvelle version de Leo. Dire qu’il est foudroyant serait un doux euphémisme. Voici maintenant le batteur (Rashied Ali) en charge d’un solo sans le moindre temps mort : les frisés sur les toms et les fracas de cymbales viennent se heurter à une armada de percussionnistes particulièrement survoltés (Umar Ali, Robert Kenyatta, Charles Brown, Angie DeWitt). Après quelques inattendues mélopées vocales, Coltrane et son ténor se retrouvent pris entre les rythmes mouvants des uns et des autres. Malheureusement incomplète, cette version de Leo témoigne parfaitement des risques pris par ce nouveau Coltrane, adoré par beaucoup et incompris par pas mal d’autres. La version d’Offering est d’une intensité rarement atteinte. Profond et serein et d’une justesse inouïe, le ténor du leader s’efface au profit de Sonny Johnson dont le chorus de contrebasse perd de son intensité au fil des minutes. Et voici pour conclure une version très rapide de My Favorite Things. L’altiste Steve Knoblauch y prend un court et frénétique solo. Coltrane donne à nouveau de la voix mais son soprano peine à s’accoupler avec la frénésie rythmique des percussionnistes.

Adulé par ses admirateurs, certains organisateurs ne l’entendront pas de la même oreille. Au Front Room de Newark, le directeur du club demande à Coltrane de revenir à une musique moins abrasive. Ce dernier refuse et il est proprement viré du club. Cela se reproduira à plusieurs reprises en d’autres lieux. Coltrane explique ainsi le nouveau chemin qu’a pris sa musique : « Je suis désolé. J’ai un chemin à suivre avec ma musique et je ne peux pas revenir en arrière. Tous veulent entendre ce que j’ai fait. Personne ne veut entendre ce que je fais. J’ai eu une carrière étrange. Je n’ai pas encore trouvé la façon dont je veux parvenir à jouer de la musique. L’essentiel de ce qu’il s’est produit durant ces dernières années a été des questions. Un jour, nous trouverons les réponses ».



John Coltrane : Offering. Live at Temple University (Impulse / Socadisc)
Enregistrement : 1966. Edition : 2014.
2 CD : CD1 : 01/ Naima  02/ Crescent - CD2 : 01/ Leo 02/ Offering 03/ My Favorite Things
Luc Bouquet © Le son du grisli

lkl bouquet coltrane* Ce texte est extrait de Coltrane sur le vif, livre de Luc Bouquet à paraître le 6 mars 2015 aux éditions Lenka lente.

john coltrane luc bouquet lenka lente

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Jason Lescalleet : Much To My Demise (Kye, 2014)

jason lescalleet much to my demise

J’ai passé quelques (en fait de nombreuses) minutes à materscruterdétailler cette pochette de LP, à me demander ce qu’il y avait dessus (voire derrière !, je le con-fesse). Pendant ce temps le disque tournait et peu à peu mon regard s’est perdu dans le blanc de ses sillons et mon oreille a pris le dessus.

C’est elle qui cherchait maintenant quels instruments avait bien pu utiliser Jason Lescalleet sur ces trois pièces d’un « calme » hypnotisant. Un piano (déjà) dont jouerait un élève avec l’endurance de l’apprenti. Mais après ? Il y a bien une mélodie, mais l’instrument, quoi ? Un orgue, des voix ralenties, un peu de vent ? Impossible à dire car il y dans le Lescalleet de Much to My Demise quelque chose du Moondog du coin de la rue et du Mandrake bruiteur. Epierscruterreconnaître ne sert à rien. Il faut se laisser faire avec ces trois merveilleux morceaux cachés derrière un rideau occultant – une guitare, sans doute, en feedback pour la troisième pièce ? L’occulte est le charme de ce Lescalleet pacificateur.

Jason Lescalleet : Much To My Demise (Kye)
Edition : 2014.
LP : A1/ A Misinterpretation of A Mispronunciation A2/ The Tragedy of Man – B/ My Dreams Are Dogs That Bite Me
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Konkete Anti Wulst : Unsichtbare Zwillinge (Attenuation Circuit)

konkete anti wulst unsichtbare zwillinge

S’il n’existe qu’une vingtaine de copies de ce CD-R, il y a certainement une raison. Et voilà mon hypothèse : la musique qu’il contient a été composée à destination de parcs d’attraction d’un genre particulier, en d’autres mots d’un genre qui fait peur : le Luna Park fantôme ou le terrain vague d’ancienne expo universelle.  

Car les collages surréalistes du Konkete Anti Wulst de Glenn Hollstein et Holger Bischoff sont effrayants, grinçants, extasiques… Leurs concrete tapes & leurs noise bandes font batailler des orgues (presque d’église) et des voix inidentifiables dont les fréquences désincarnées se reflètent dans des palais de glace abandonnés. La musique concrète et le cinéma pour l’oreille auraient donc encore de beaux jours devant eux, dans une veine bruyante qui remue bien des fantasmes.  

écoute le son du grisliKonkete Anti Wulst
Unsichtbare Zwillinge

Konkete Anti Wulst : Unsichtbare Zwillinge (Attenuation Circuit)
Edition : 2014.
CD-R / Téléchargement : 01/ Unsichtbare Zwillinge
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Frank Gratkowski, Achim Kaufmann, Wilbert de Joode, Okkyung Lee, Richard Barrett, Tony Buck : Skein (Leo, 2014)

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Le 5 mai 2013, Okkyung Lee, Richard Barrett et Tony Buck, permirent au trio que forment Frank Gratkowski, Achim Kaufmann et Wilbert de Joode – dont le plus bel ouvrage est sans doute Palaë – de devenir sextette.

Si le nombre de musiciens est pair désormais, il n’assure pas pour autant l’équilibre nécessaire à l’improvisation. D’autant que les intentions divergent : les belles sonorités mises au jour par Lee ou Buck pâtissant ici d’une intervention de Barrett (dont on regrette souvent la désuète esthétique), là du romantisme débridé de Kaufmann. Et puis, les six pièces improvisées suivent les envies aussitôt faites nécessités de Gratkowski : noires et contemplatives (quand le souffleur prend plaisir à ramper) ou hâtivement constructivistes (quand il sacrifie toute subtilité à la verticalité). Si l’effectif du groupe a doublé, ce n’était donc que pour produire un enregistrement en demi-teinte. 

écoute le son du grisliGratkowski / Kaufmann / Joode, Okkyung Lee, Richard Barrett, Tony Buck
Skein (extrait)

Frank Gratkowski, Achim Kaufmann, Wilbert de Joode, Okkyung Lee, Richard Barrett, Tony Buck : Skein (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 5 mai 2013. Edition : 2014.
CD : 01/ Tycho 02/ Axoneme 03/ Schacht 04/ Adze 05/ Limation 06/ Thrum
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Thurston Moore : The Best Day (Matador, 2014)

thurston moore the best day

Thurston Moore, c’est un peu le copain de longue date (envers qui on est redevable) auquel on continue à faire confiance même si, comme lui, on n’a jamais cru aux miracles. Donc on y retourne… Assez décevant avec Chelsea Light Moving (sur scène, en tout cas), le voici de retour à la tête d’un groupe dont sont Steve Shelley et Deb MBV Googe.

Moi qui crois à la femme providentielle, là c’est raté, la bassiste ne peut rien faire pour les huit chansons (ou plutôt huit idées de mélodie) de The Best Day. Comme une démo enregistrée à la va-vite, le CD nous abreuve d’une pop moorienne dont les ingrédients ne changent pas : 3 / 4 accords, arpèges au médiator, unissons voix / guitare, ascensions demi-ton par demi-ton du Mont Intensité (malheureusement jamais atteint), vagues récréations sur ampli… On regrette alors que Thurston Moore ne vieillisse pas, et surtout que sa pop adolescente ne grandisse pas avec nous…



Thurston Moore : The Best Day (Matador)
Edition : 2014.
CD / 2 LP : 01 Speak to the Wild 02/ Forevermore 03/ Tape 04/ The Best Day 05/ Detonation 06/ Vocabularies 07/ Grace Lake 08/ Germs Burn
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Great Waitress : Flock (Creative Sources, 2013)

great waitress flock

Deux ans après avoir enregistré Lucid, Great Waitress (trio Magda Mayas / Monika Brooks / Laura Altman) profitait de concerts donnés en deux endroits de Sydney pour envisager Flock.

Là, deux pistes et quelques façons de composer, toujours, à force d’hésitations inspirantes. L’accordéon fragile mais tenace, le piano caressé ou pincé de l’intérieur, la clarinette comme suspendue aux lèvres, tissent une toile et la remplissent : de notes rapprochées sur l’instant mais bien vite séparées ; de reliefs qui n’entament en rien l’horizontalité du propos ni sa cohérence. Le deuxième essai de Great Waitress ne déçoit donc pas, et même confirme.  



Great Waitress : Flock (Creative Sources / Metamkine)
Enregistrement : janvier et février 2013. Edition : 2013.
CD : 01/ Rite 02/ Sownder
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



densités 75Ce dimanche 26 octobre, Great Waitress est attendu au Pôle culturel de Fresnes-en-Woëvre sur l’invitation du festival Densités.

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Thomas Tilly : Le Cébron / Statics and Sowers (Aussenraum, 2014) / Script Geometry (Aposiopèse, 2014)

thomas tilly statics and sowers le cébron

Le disque porte les noms de deux ouvrages achevés récemment par le phonographe Thomas Tilly : Le Cébron (musique concrète du dehors) à trouver en première face, Statics and Sowers (for Zbigniew Karkowski) en seconde.

Avec deux comparses, Tilly est donc allé remuer la glace qui recouvrait un jour le lac du Cébron pour composer ensuite avec les sons collectés. C’est un lac entier qu’il a ainsi transféré en bâton de pluie, et qui lentement tombe à chaque retournement. Dans sa chute, il chuinte, crépite et emporte jusqu’au souvenir de ce qu’il était.

Avec la même prévenance, certes obligée davantage, Tilly approcha quelques ruches pour faire chanter l’abeille – tradition venant de la poésie orientale, si l'on en croit Graeme Revell –, et la faire converser avec une table de mixage en feedback. S’agit-il pour la nature et la technique de cohabiter, sinon de rivaliser ? Si l’on se demande lequel de l’abeille, de la machine ou de Tilly bourdonne, on peinera à identifier celui des trois qui parvient à établir le contact au fil d’une construction sonore en tous points remarquable.

écoute le son du grisliThomas Tilly
Le Cébron / Statics and Sowers (extrait)

Thomas Tilly : Le Cébron / Statics and Sowers (Aussenraum / Metamkine)
Edition : 2014.
LP : A/ Le Cébron – B/ Statics and Sowers
Guillaume Belhomme

thomas tilly script geometry

Sur Script Geometry, Tilly agence cette fois des enregistrements réalisés en Amazonie guyanaise – la forêt y grouille en effet d’animaux aptes au dialogue. Si l’on soupçonne quelques particules de synthèse dans l’atmosphère en balancement que Tilly donne à entendre tel quel ou édite avec savoir-faire, la faune y chante (fière ou en toute discrétion) bel et bien, toujours.

écoute le son du grisliThomas Tilly
Script Geometry (extrait)

Thomas Tilly : Script Geometry (Aposiopèse / Metamkine)
Enregistrement : 2013. Edition : 2014.
2 LP [+ CD] : Script Geometry
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



densités 75Les samedi 25 et dimanche 26 octobre, Thomas Tilly présentera un tout autre travail « Dans le garage de Jean-Claude », 13, rue de tonnerre, Riaville – dans le cadre du festival Densités.

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