Le son du grisli

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Jeff Marx, Jeff Siegel: Dreamstuff (Ayler Records – 2007)

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Sur Dreamstuff, le saxophoniste Jeff Marx et le batteur Jeff "Siege" Siegel renouent avec l'intensité d'un free minimaliste, ludique autant que décisif.


S’il cite souvent John Coltrane ou Sonny Rollins en référence, ce sont des saxophonistes plus jeunes que Marx évoque ici: Arthur Blythe sur Little Elliot Lloyd, Jimmy Lyons ailleurs, aidé par la tournure prise par une rencontre qui en rappelle une autre, plus ancienne: celle de Lyons, donc, et d’Andrew Cyrille. Au jeu des comparaisons, Siegel se plie au son de facéties capables d’obliger le ténor à tourner sur lui même (Esposition), de développements fleuris ou de propositions espiègles (Rag Tag)

Tenant parfois de l’ébauche charmante (Kind Of Like Talking), Dreamstuff voit donc Marx et Siegel réussir avec subtilité dans l’exercice du duo créatif, et redonner des couleurs à une mode malheureusement un peu passée.

CD1: 01/ Harps 02/ Little Elliot Lloyd 03/ Rag Tag 04/ Kind of Like Talking 05/ Tumble 06/ Esposition 07/ Bird's Sanctuary 08/ Dreamstuff 09/ Interiors 10/ Blues for John Stubblefield

Jeff Marx, Jee "Siege" Siegel - Dreamstuff - 2007 - Ayler Records. Téléchargement.

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Meditations on Albert Ayler: Live at Glenn Miller Café (Ayler Records - 2007)

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Méditant sur le cas Ayler, le saxophoniste Luther Thomas, le bassiste Jair-Rohm Parker et le batteur Tony Bianco, appliquaient récemment à Stockholm un peu d'éléctricité à l'héritage.

A coup de déflagrations sonores, la basse s'occupe de gonfler le décorum de Ghosts, sur lequel Thomas assène ses hymnes frondeurs laissés quelques fois de côté au profit de phrases écorchées rappelant celles du modèle.

Selon la même formule, le trio investit ensuite O Store Gud, combinant le jeu frénétique de Bianco aux déviances bruitistes de Parker, sauf-conduit idéal qui permet à l'alto d'aller et venir comme il l'entend, pour conclure à grands cris l'exposé d'une admiration s'interdisant tout mimétisme, soit: honnête et convaincant.

CD1: 01/ Ghosts / Truth Is Marchin In 02/ O Store Gud (How Great Thou Art)

Meditations on Albert Ayler – Live at Glenn Miller Café – 2007 – Ayler Records. Téléchargement.

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Norman Howard, Joe Phillips: Burn Baby Burn (ESP - 2007)

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Sideman d'Albert Ayler sur l'infaillible Spirits, le trompettiste Norman Howard s'est, une fois, fait leader: en 1968, le temps d'enregistrer Burn Baby Burn, disque édité seulement aujourd'hui. 

D'un free jazz direct et brut, comme l'a souvent défendu (faute d'en avoir ou d'en donner les moyens) le label ESP, Howard donne sa version, faite de dissonances ombrageuses (la contrebasse jouée à l'archet de The Sound From There), de flamboyances permissives (Time and Units, Burn Baby Burn) ou d'un blues qu'il dévie de son axe pour le sacrifier au décalage de ses interventions et de celles du saxophoniste Joe Phillips.

S'il l'ensemble tient la route, sans doute le groupe manque-t-il d'une personnalité plus affirmée pour faire de son essai réussi un ouvrage supérieur. Etrangement, c'est Phillips qui se montre souvent le plus inventif, et aide la formation à révéler ici ou là un peu plus d'originalité au creux d'une oeuvre irréprochable, qui rappelle, en peinture, celles de petits maîtres qui convainquent sans révolutionner.

CD: 01/ The Sound From There 02/ Bug Out 03/ Deep Black Mystery 04/ Time and Units 05/ Sad Miss Holiday 06/ NXJX 07/ Haunted 08/ Burn Baby Burn

Norman Howard, Joe Phillips – Burn Baby Burn – 2007 – ESP. Distribution Orkhêstra International.

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ZFP Quartet : Ulrichsberg München Musik (Bruce's Fingers, 2007)

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Deuxième disque du ZFP Quartet, Ulrichsberg München Music présente trois titres improvisés à Ulrichsberg et Munich en 2006. Qui soumettent un univers de cordes à la maturité de la pratique de Carlos Zingaro (violon), Simon H. Fell (contrebasse), Marcio Mattos (violoncelle) et Mark Sanders (batterie).

Sur plus de trente minutes, le groupe donne d'abord naissance à Ulrichsberg 1, pièce changeant selon le débit des interventions mais délivrant partout ses propositions sophistiquées, notamment dans les dialogues qu'elle instaure : Fell combinant ses pizzicatos à ceux de Zingaro avant de répondre à la tirade percussive que Sanders fomente sur de petits objets. Plus atmosphériques, München et Ulrichsberg 2 déposent d'autres pizzicatos sur un tapis de plaintes passablement refoulées, Zingaro et Mattos traitant électroniquement leurs initiatives. De là, sortent des souffles que l'on n'attendait pas ou quelques sifflements qui contrastent avec les résonances élaborées sur élément de verre par Sanders. Imposant leur réflexion familière aux effets de gestes imprévisibles, le ZFP Quartet délivre ainsi un message érudit et surprenant.

ZFP Quartet : Ulrichsberg München Musik (Bruce's Fingers)
Edition : 2007.

CD1 : 01/ Ulrichsberg 1 02/ München 03/ Ulrichsberg 2
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Anthony Pateras: Chasms (SIRR - 2007)

paterasgrisliDerrière un piano préparé, voire, à l'intérieur, l'Australien Anthony Pateras signe en solo un excellent disque, qui soumet ses devoirs de musique contemporaine à toutes expérimentations sonores.

Un peu à la manière de son compatriote Ross Bolleter, mais en plus insaisissable encore, Pateras s'occupe d'abord des possibilités acoustiques de son instrument, cassant un discours qu'il a plus tôt installé à grands coups de clusters pour conclure au son des effets de grands chocs espacés (Residue). Espacées aussi, les premières interventions de Chasms, lent déploiement de propositions acoustiques rappelant davantage les fausses hésitations de Morton Feldman que le lyrisme emporté d'un Ligeti que Pateras cite en référence. 

Car c'est à Descent qu'il incombera de servir le plus clairement l'influence sur le bourdon formé par la répétition de deux notes frénétiques puis en superposant ses couches sonores et résonnantes. Avec cette pièce polyrythmique éblouissante, Pateras referme son premier album solo, complément essentiel à une pratique instrumentale à laquelle il s'adonne d'habitude auprès de Sean Baxter et Daniel Brown.

                                                                                                  Anthony Pateras, Chasms (extrait). Courtesy of SIRR & Anthony Pateras.

CD: 01/ Residue 02/ Chasms 03/ Descent

Anthony Pateras – Chasms – 2007 – SIRR.

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Steve Lacy – Roswell Rudd Quartet: Early and Late (Cuneiform Records - 2007)

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De leurs jeunes années passées ensemble à défendre le répertoire de Monk, le saxophoniste Steve Lacy et le tromboniste Roswell Rudd auront gardé une amitié solide, de celles qui permettent les séparations et profitent des retrouvailles. Le temps de deux disques, Early and Late propose un exposé de celles-ci, pour peu qu'elles se soient déroulées en quartette.

Des extraits de concerts donnés en 1999 et 2002 inaugurent ainsi la sélection. Aux côtés du contrebassiste Jean-Jacques Avenel et du batteur John Betsch, la paire défend quelques thèmes soutenus au creux desquels glisser ses solos – qu'ils soient fantasques (Rudd sur Blinks) ou plus sagement élaborés (Lacy sur Bone) -, ou investit des progressions plus instables que se disputent langueur amusée et expérimentations légères (The Bath). En guise de morceaux de choix: The Rent, marche latine déboîtée, et Bamako, qui donne à entendre les souffleurs à l'unisson le temps d'une mélodie signée Rudd.

En 1962, c'est auprès du contrebassiste Bob Cunningham et du batteur Denis Charles que Lacy et Rudd enregistraient trois thèmes de Monk et un autre de Cecil Taylor. Sur une section rythmique polie, trombone et soprano servent donc un bop élaboré, capable d'incartades soudaines (les aigus inopinés de Lacy sur Think of One), le long d'une vingtaine de minutes inédites. Qui font de cette compilation un document important autant qu'une introduction idéale aux manières jointes de Steve Lacy et Roswell Rudd.

CD1: 01/ The Rent 02/ The Bath 03/ The Hoot 04/ Blinks 05/ Light Blue 06/ Bookioni - CD2: 01/ Bamako 02/ Twelve Bars 03/ Bone 04/ Eronel (take 2) 05/ Tune 2 06/ Think of One 07/ Eronel (take 3)

Steve Lacy – Roswell Rudd Quartet - Early and Late - 2007 - Cuneiform Records. Distribution Orkhêstra International.

 

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Andrea Centazzo: Koans (Ictus Records - 2007)

centaEn rééditant à son rythme l'ensemble de ses enregistrements, le percussionniste Andrea Centazzo met peu à peu à jour un catalogue impressionnant dévoué à une musique improvisée contemplative.

Sous le nom de Koans, Centazzo rassemble aujourd'hui des pièces improvisées entre 1977 et 1993 aux côtés d'autres percussionnistes que lui: Pierre Favre, Davis Moss et Steve Hubback, notamment. Le premier des trois volumes revient donc sur sa collaboration avec Favre, avec lequel il avait enregistré l'album Dialogues. Tirés des chutes de l'enregistrement, la quinzaine de titres présentée ici révèle un dialogue courtois que se disputent autant d'interventions résonnantes et mesurées que de charges sèches menées à grands coups de baguettes.

Moins passionnant, le travail élaboré à la fin des années 1970 par Centazzo, Alex Cline et Davis Moss révèle, lui, un univers sombre tirant des plaintes aigues aux cymbales ou comptant sur l'usage d'un steel pan pour diversifier un propos souvent trop frénétique pour laisser la réflexion prendre le dessus sur la conséquence de gestes plus ou moins inspirés. Toujours auprès de Moss, et aussi de Steve Hubback, Jeffrey Daniel Jensen, Per Oliver Jürgens et du groupe Brake Drum Percussion, l'Italien menait enfin plus récemment une musique d'une autre envergure. Ainsi, au son de pièces percussives plus écrites et quelques fois trop appuyées, il déploie de nouvelles préoccupations, oeuvre personnel inspiré autant par les possibilités de l'improvisation que par son goût pour les musiques d'Asie et la musique contemporaine.

Sur la longueur de l'exposé, Andrea Centazzo aura donc convaincu aux côtés de Pierre Favre, pour faire face aux allées et venues d'une inspiration inconstante sur les deux derniers volumes. Charge maintenant à l'amateur d'aller explorer lui-même un univers qui a au moins le mérite de ne pas manquer de profondeur.

                                                                                                     Andrea Centazzo, Pierre Favre, Koan #4. Courtesy of Ictus Records & Cezary Lerski.

CD1: 01/ Koan #1 – 15/ Koan #15 – CD2: 01/ Koan #20 – 19/ Koan #39 – CD3: 01/ Daruma Said #1 – 02/ Daruma Said #2 03/ Daruma Said #3 04/ Daruma Said #4 05/ Daruma Said #5 06/ Not Alone 07/ Apocalypse in Drumming 08/ The Berlin Session 31 09/ The Berlin Session #2 10/ The Berlin Session #3 11/ Ther's Always An Ending

Andrea Centazzo – Koans – 2007 – Ictus Records.

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Die Enttäuschung: Die Enttäuschung (Intakt - 2007)

diegrisli_copySoutien de choix du pianiste Alexander Von Schlippenbach sur son monstrueux Monk Casino, le projet Die Enttäuschung impose cette fois au trompettiste Axel Dörner, au clarinettiste Rudi Mahall, au contrebassiste Jan Roder et au batteur Uli Jennessen, l'interprétation de compositions originales.

Renouant avec la cacophonie réjouissante des premières heures du free jazz – par l'amas, surtout, de legatos accrocheurs sortis de la trompette et de la clarinette basse (Drei-null, Vorwärts – Rückwärts) -, le quartette peut aussi défendre un swing, certes perturbé, sur Arnie & Randy, ou quelques morceaux d'inspiration latine signés Roder (Very Goode, Drive it Down on the Piano).

Révélant avec allant leurs influences diverses - Monk et Don Cherry sur le même Viaduct -, Die Enttäuschung cède ailleurs à des tentations plus personnelles: pratique instrumentale expérimentale sur 4/45 ou échange complexe et jubilatoire sur Selbstkritik Nr. 4. Au final, le groupe aura convaincu partout et de différentes manières.

CD: 01/ Drei-Null 02/ Arnie & Randy 03/ Vorwärts – Rückwärts 04/ Drive it Down on the Piano 05/ resterampe 06/ Klammer 3 07/ Worwärts – Rückwärts 08/ Oben Mit 09/ Viaduct 10/ Very Goode 11/ Wer Kommt Mehr Vom AGL 12/ Silke 13/ Selbstkritik Nr. 4 14/ Silverstone Sparkle Goldfinger 15/ Foreground Behind 16/ 4/45 17/ Mademoiselle Vauteck

Die Enttäuschung – Die Enttäuschung – 2007 – Distribution Orkhêstra International.

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John Coltrane, Sa vie, sa musique (Outre Mesure - 2007)

jcgrisliAyant conscience que la vie de John Coltrane déborde à plus d'un titre de ses cadres (1926-1967), Lewis Porter a signé une biographie du saxophoniste dans laquelle le récit d'une vie rivalise d'acuité avec une étude musicale minutieuse. Traduit en Français par Vincent Cotro, l'ouvrage est publié par les éditions Outre Mesure.

Musicien et professeur de musique, la méthode apliquée par Lewis Porter est scolaire, musicologique, mais pas hermétique pour autant, puisque l'auteur prend soin d'agrémenter son propos sérieux de touches plus légères et indispensables (anecdotes, citations rassemblées sous différents thèmes en fin d'ouvrage, ou documents divertissants – photo de Coltrane, âgé de huit ans, auprès de ses camarades de classe). Clair, le développement respecte le cours naturel d'une carrière: Coltrane pratiquant son instrument sans relâche dès la mort de son père, enregistrant pour la première fois au sein de la marine, en démontrant sur la scène be bop de Philadelphie, apprenant encore auprès d'Eddie Wilson et Gillespie, de Johnny Hodges, dont il intègre la formation en 1954 dans le même temps qu'il doit gérer ses rapports à l'héroïne. Parti avec Hodges donner quelques concerts sur la côte ouest, Coltrane rencontrera Eric Dolphy, qui, comme Sonny Rollins, Pharoah Sanders ou Archie Shepp, saura combien le saxophoniste donne de valeur à ses amitiés. 1955, et ce sont pour le saxophoniste des allers-retours dans la formation de Miles Davis, la découverte de l'Islam, aussi – qu'il aura vite fait de transformer en quête spirituelle plus oecuménique – auprès de Naïma. Est-ce d'avoir fait cette découverte ou d'avoir quitté Davis, le fait est que Coltrane, à cette époque, va mieux, travaille auprès de Thelonious Monk, et peut envisager d'imposer des vues plus expérimentales. Là, l'auteur a la bonne idée de dresser la portrait d'un Coltrane devant ses juges (critiques acquis ou non à sa cause – exemple de J. Tynan qui, pour Down Beat, parlera de l' « anti-jazz » auquel Coltrane et Dolphy, ensemble, sacrifient la tradition; plébiscite du saxophoniste dans les référendums de lecteurs du même journal et succès hors-norme d'A Love Supreme). Retournant à un blues plus grave que celui auquel se référaient les boppers, Coltrane pousse ses expériences au-delà de toutes attentes, précipitant sans doute le départ d'Elvin Jones et de McCoy Tyner de son quartette classique – Porter rétablissant quelques vérités au passage, dont celle qui voudrait que Rashied Ali soit à l'origine de la dissolution du groupe. Irrémédiablement, le passage de témoin (à Sanders et Shepp, notamment) et les espoirs d'une descendance.

Après avoir digéré les biographies de Coltrane publiées en langue anglaise – signées J.C. Thomas, Eric Nisenson, et, à une moindre échelle Frank Kofksy -, Porter a mis en place un travail de recherches (en multipliant les entretiens avec de nombreux proches du saxophoniste) qui ajoute à un discours déjà passionnant les charmes de la nouveauté. De quoi placer ainsi cette biographie de Coltrane à la première place de celles publiées en langue française – épuisées, celle déjà satisfaisante de Xavier Daverat et la traduction de l'étude de Thomas ; sans doute pas encore, d'atroces petits ouvrages dus à Alain Gerber et, dans une mesure insurpassable de médiocrité, Pascal Bussy.

Lewis Porter, John Coltrane, Sa vie, sa musique, Paris, Outre Mesure, 2007.

john coltrane luc bouquet lenka lente

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Anthony Braxton, Joe Fonda : Duets I 1995 (Clean Feed, 2007)

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Disque sorti à l'origine sur Konnex Records, Duets reparaît aujourd'hui sur le label Clean Feed pour donner à réentendre Anthony Braxton dialoguer avec un autre improvisateur de taille: le contrebassiste Joe Fonda.

Mesurant d'abord leurs attaques sur All of You de Cole Porter, Braxton et Fonda investissent ensuite des compositions sophistiquées sur lesquelles alto puis clarinette basse rebondissent sur les constructions à étages de la contrebasse (Relentlessness), Braxton évoque Paul Desmond (Autumn in New York) ou Eric Dolphy (Out of the Cage) quand Fonda déploie un savoir-faire d'envergure, enfonçant encore un peu plus la polyrythmie du discours (Composition 136) ou déposant sous archet grave un partenaire qui papillonne (Composition 168 + 147).

Avec une efficacité qui tient, pour les deux hommes, de l'évidence, Duets I 1995 confirme la maîtrise d'Anthony Braxton et redit l'importance d'un Joe Fonda souvent mésestimé.

Anthony Braxton, Joe Fonda : Duets I 1995 (Clean Feed / Orkhêstra International).
Enregistrement : 1995. Réédition : 2007.
CD : 01/ All of You 02/ Relentlessness 03/ Out of the Cage 04/ Something from the Pas 05/ Composition 168 + 147 06/ Composition 136 07/ Composition 173 08/ Autumn in New York
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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