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Christine Ott : Chimères (NAHAL, 2020)

christine ott chimères

Périlleux d’envisager un instrument si particulier, que d’autres (compositeurs comme Messiaen, Scelsi, Murail… ou interprètes souvent affranchis) ont marqué de leur originalité. Ce sont les ondes Martenot, concernant Christine Ott – que l’on a pu remarquer auprès de Tindersticks, Radiohead ou Daau.

Mais l’accompagnement n’est qu’une apparition, souvent lointaine. Ici, Ott compose et, à elle seule, réinvente l’instrument. De la progression délicate sur le fil de Comma – c’est là ce qu’on attend des ondes, un peu de rêve et de distance – au minimalisme teinté de mélancolie de Darkstar (Clara Rockmore déposant quelques notes sur une pièce de Steve Reich) jusqu’aux sombres perturbations et aux troublantes fantaisies qui leur font suite, Ott virevolte et invente sans cesse.

Jusqu’à finir par découvrir dans ses ondes d’autres machines dont elle s’empare bientôt : l’instrument ronronne alors, gronde même, et ce sont de nouveaux transports singuliers qui nous obligent et nous ravissent. Le paysage que l’on imaginait vallonnée est un monde de rocheuses qui ondulent, et puis dansent. Ce sont là les Chimères de Christine Ott.

Christine Ott : Chimères (pour ondes Martenot)
CD / LP NAHAL RECORDINGS
Edition : 2020.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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