Le son du grisli

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FUJI||||||||||TA : iki (Hallow Ground, 2020)

fujita hallow ground

Le long silence qui précède la deuxième pièce d’iki est assez long pour que l’auditeur puisse retrouver son équilibre. C’est que celui-ci a été, dix minutes durant, plutôt « mis à mal » : lentement mais sûrement, ses notes tenues à l’orgue auront fait leur effet.

Ployant, pliant, pleurant même, l’instrument de FUJI||||||||||TA – un orgue à onze tuyaux de sa confection – s’immisce ainsi jusqu’à l’oreille interne de celui qui l’écoute au point de lui dérober bientôt le sol sous les pieds. Un métronome de plomb marque alors de ses mouvements et des ondes que ceux-ci provoquent le temps de l’auditeur autant que celui du musicien.

En lévitation, Yosuke Fujita – c’est là le véritable nom de FUJI||||||||||TA – s’agite pour servir le principal de ses intérêts : la recherche de sons originaux, sinon nouveaux. Il s’était jadis adonné à l’exploration en compagnie d’Akio Suzuki ou d’un Boredoms, Yamantaka Eye. Seul, il compose des pièces où les souffles perdus peuvent soudain épouser un rythme, où les rythmes se fondent dans le paysage, où les paysages souvent stupéfient.

FUJI||||||||||TA : ikiHallow Ground image
Hallow Ground
Edition : 2020.
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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