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Reinhold Friedl : Golden Quinces-Earthed For Spatialised Neo-Bechstein (Bocian, 2014)

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Chef principal des émérites Zeitkratzer, dont la réputation n’est plus à faire, Reinhold Friedl a longtemps tardé à nous convaincre en position solo. Vous l’avez deviné, son petit dernier Golden Quinces, Earthed For Spatialised Neo-Bechstein est d’un tout autre acabit.

Jouée, son nom l’indique, sur un Neo-Bechstein, soit le premier piano électrique du XXe siècle, l’unique pièce de cinquante-cinq minutes voit le quinqua berlinois à son meilleur, là où son art des plus subtils recherche des familiarités entre György Ligeti et… Eyes Like Saucers.

Profondément angoissante, l’œuvre ne se limite toutefois pas à un catalogue trouillométrique à zéro. Si on y ressent également le vent glacial s’engouffrer dans la friche industrielle berlinoise explorée en son temps par Gilles Aubry (The Amplification of Souls), un registre grave et tourmenté à la Deaf Center offre un contrepoint bienvenu aux répétitions, qui ne le sont qu’en apparence. Et si on tenait là un des premiers grands disques de 2015 ?

Reinhold Friedl : Golden Quinces-Earthed For Spatialised Neo-Bechstein (Bocian Records)
Edition : 2015
CD : 1/ Golden Quinces, Earthed
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli



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