Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Le son du grisli #2

Bruno Duplant : Là où nos rêves se forment / Là où nos rêves s’effacent (Diafani, 2013)

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J’attends la neige avec deux disques de Bruno Duplant, Là où nos rêves se forment (to Maria-Eva Houben) et Là où nos rêves s’effacent (to Jakob Ullmann). Mais elle ne vient pas. Les rêves de Duplant sont ma musique d’attente. J’y entends d’ailleurs, comme un pressentiment, la respiration et les craquements de cette neige que j’attends.  

Pour occuper mon temps, je me plonge dans les rêves d’un autre. Des études Wandelweiser (comme hier chez B-boim de Malfatti, aujourd’hui chez Diafani d'Houben), des visions transcrites pour orgue. De la vallée il semble que l’appel d’un cor m’arrive, je regarde par la fenêtre (j’ai recouvert les vitres de calque) et ne vois rien venir. J’avais tout prévu, j’étais à l’abri, et j’attendais l’intempérie. Pour qu’elle me prouve justement que j’avais bien tout prévu, que j’étais bien à l’abri.

J’attendrais l’éternité s’il le faut. Les fins tapis de sons et les images qu’ils provoquent – Est-ce, là-bas, la scierie qui a repris son activité ? Est-ce le moteur du véhicule qui m’apporte les journaux des deux dernières semaines ? Est-ce la friture d’une station de radio dont le contenu s’évapore en altitude ? – me suffisent. Les disques m’ont fait attendre, m’ont captivé, m’ont éloigné. Et le neige tombe maintenant. A l’intérieur.

écoute le son du grisliBruno Duplant
Là où les rêves... (extraits)

Bruno Duplant : Là où nos rêves se forment (to Maria-Eva Houben) / Là où nos rêves s’effacent (to Jakob Ullmann) (Diafani)
Edition : 2013.
2 CD : CD1/ 01 / Là où nos rêves se forment (to Eva-Maria Houben) – CD2/ 01/ Là où nos rêves s’effacent (to Jakob Ullmann)
Héctor Cabrero © Le son du grisli



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