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Lionel Marchetti : Une saison (Monotype, 2011)

lionel marchetti une saison

Il me faut bien avouer, penaud, que de Lionel Marchetti je ne connaissais jusqu’alors que le duo qu’il forme avec Jérôme Noetinger (on les retrouve, au disque, tant avec Voice Crack qu’avec Sophie Agnel), et que je n’avais écouté le musicien live qu’à une occasion – circonstance en laquelle il sculptait des larsens avec deux talkies-walkies.

La publication par la maison Monotype de ce double volume qui regroupe quatre pièces composées entre 1993 et 2000 (et précédemment éditées, sur différents labels) arrive donc à point nommé pour le néophyte ; plus encore qu’une initiation – éclairée par un texte de Michel Chion intitulé Ponts suspendus – à cette fine musique concrète, elle offre les conditions d’une véritable conversion.

Voix, sourds ébranlements, lacérations ou froissements, l’auditeur est conduit (et parfois laissé à la contemplation) non pas dans un « paysage sonore » mais dans un univers hautement musical et dramatique, hanté, cinétique, feuilleté, comme marqueté, tout simplement passionnant dans ce qu’il dévoile de cet autre versant du monde où l’existence intime se déroule. Le clin d’œil à Kenneth White, dans la dédicace de La Grande Vallée, advient alors comme une évidence géopoétique. Plus loin, c’est une vraie brèche (comme une crevasse dans Le Champ de glace du roman de Thomas Wharton) que ménage le Portrait d’un glacier, ouverte dans le temps.

Lionel Marchetti : Une saison (Monotype / Metamkine)
Enregistrement : 1993-2000. Edition : 2011.
CD1 : 01/ La Grande Vallée 02/ Portrait d’un glacier (Alpes, 2173m) - CD2 : 01/ Dans la montagne (Ki Ken Taï) 02/ L’œil retourné
Guillaume Tarche © Le son du grisli



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