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Masashi Harada : Breath, Gesture, Abstract Opera (Leo, 2010)

masasli

Etrange disque que celui-ci qui semble refuser toute direction si ce n’est celle du torpillage constant. Longue marche encombrée de cratères et crevasses, Breath, Gesture, Abstract Opera navigue en folle intranquillité.

Ici, livrés à eux-mêmes, percussions (Masashi Harada), theremin (James Coleman) et violoncelle (Glynis Lomon) n’engendrent qu’un royaume aléatoire, sans paix ni interrogation. Ainsi, le theremin et sa naturelle étrangeté n’est pas plus vecteur d’inquiétude que le violoncelle, les percussions ou des voix qui, souvent, se chevauchent et s’interpénètrent. Juste un gouffre, entre délivrance-colère et gémissements-gesticulations. Sans centre, sans port d’ancrage, zappant d’une brûlure à l’autre, cette musique réinvente la glissade et s’y incruste durablement.

Masashi Harada : Breath, Gesture, Abstract Opera (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2003. Edition : 2010.
CD : 01/Prologue 02/ Part 1 Scene 1 03/ Part 1 Scene 2 04/ Part 1 Scene 3 05/ Part 1 Scene 4 06/ Part 2 Scene 1 07/ Part 2 Scene 2 08/ Part 2 Scene 3 09/ Part 2 Scene 4 10/ Epilogue
Luc Bouquet © Le son du grisli



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