Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Sortir : Sonic Protest 2017Interview de Jacques Ogerle son du grisli papier
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Sebastian Lexer, Steve Noble : Muddy Ditch (Fataka,2016) / Stefan Keune, Dominic Lash, Steve Noble : Fractions (NoBusiness,2015)

sebastian lexer steve noble muddy ditch

Les deux pièces à trouver sur ce disque ont été enregistrées au même endroit (Café Oto) mais à deux ans et demi d’intervalle. Assez pour que le duo qui les a improvisées, Sebastian Lexer et Steve Noble, modifie son propos.

En 2011, le piano+ de Lexer est certes déjà une machine à sons contrariés, de graves qui rôdent en cordes qui tremblent, et la ponctuation de Noble assez expressive pour les mettre en valeur et même les développer. Un léger tintement, répété, peut ainsi stopper le patient polissage auquel s’adonne un Lexer qui multipliera ensuite les clusters démonstratifs. Mais ce sont les mois qui passent qui changeront véritablement la donne.

Ainsi, en 2014, l’emportement romantique qui parfois gagnait Lexer s’est effacé derrière des plaintes et des chants sortis d’une recherche plus méticuleuse. C’est le silence qui, cette fois, rôde et impose là sa mesure ; en réponse, Noble brusque sa frappe et, étrangement, la soigne dans le même temps. Voilà pourquoi Muddy Ditch est un beau document : il atteste l’évolution d’un duo d’improvisateurs affairé, certes, mais concerné encore par son sujet.


lexer noble

Sebastian Lexer, Steve Noble : Muddy Ditch
Fataka
Enregistrement : 25 octobre 2011 & 18 juin 2014. Edition : 2016.
CD : 01/ Pool 02/ Loess
Guillaume Belhomme © Le son du grisli
 

stefan keune dominic lash steve noble fractions

Un saxophone – qui pourra d’abord évoquer le ténor de John Butcher – monte tandis que, déjà, tonne un tambour (c’est encore Steve Noble). L’atmosphère passera pour « remontée » si l’archet de contrebasse (c’est Dominic Lash) ne tempère le jeu du trio. Stefan Keune (John Russell ou Paul Lytton jadis pour partenaire), lui, passe de ténor en sopranino. Son jeu est « rentré », qui rappelle aussi parfois celui de Paul Dunmall, manque peut-être de singularité, mais s’écoute néanmoins avec plaisir.

fractions

Stefan Keune, Domini Lash, Steve Noble : Fractions
NoBusiness
Enregistrement : 26 novembre 2013. Edition : 2015.
LP : A1/ Two Far A2/ Cuts A3/ A Find – B1/ Let’s Not B2/ Mélange
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



moondog lenka lente

Commentaires [0] - Permalien [#]

>