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William Fowler Collins : Tenebroso (Handmade Birds, 2012)

william fowler collins tenebroso

The Resurrections Unseen sonnait récemment le retour des morts : détrousseur de cadavres et intrigant goûtant la compagnie des ombres, William Fowler Collins révèle en Tenebroso d’autres refrains enfouis.

Passée cette ouverture qu’un piano défait transforme en supplique, le disque enchaîne les provocations – écobuage provoquant la fuite d’oiseaux hurlant, remuement d’orchestre endormis, formules d’épouvante et grand macabre frôlé… En catacombes dont les parois menacent ruine, William Fowler Collins lève des tempêtes de terre, de poussière et d’os. Les présences qu’elles signalent traînent en bandes sur des nappes de guitare et d’orgue jusqu’au moment de réclamer – dernier et terrible cri que consigne Devil – qu’on les ensevelisse une autre fois. A leur suite, le musicien s’engouffre entre soubassement et tombale. A l’auditeur, maintenant.

EN ECOUTE >>> Tenebroso (bonne année !)

William Fowler Collins : Tenebroso (Handmade Birds)
Edition : 2012.
CD : 01/ Scythe 02/ In Valleys 03/ What You Are Now We Used To Be 04/ Tapeta Lucida 05/ What We Are Now You Will Be 06/ Devil
Guillaume Belhomme © Le son du grisli 2013



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