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Julius Hemphill : The Complete Remastered Recordings on Black Saint (CAM, 2012)

julius hemphill on black saint and soul note

Au tour donc de Julius Hemphill d’être mis en boîte marquée « The Complete Remastered Recordings on Black Saint and Soul Note » pour avoir sorti jadis quelques disques sur l’un des deux labels italiens. Cinq, en l’occurrence, tous estampillés Black Saint.

Le premier d'entre eux est Raw Materials and Residualsredirection. C’est ensuite Flat-Out Jump Suite, enregistré en quartette en 1980 à Milan. Les balais de Warren Smith délivrent rapidement l’intention qui mène le projet : concentration, voire réserve, avec laquelle Hemphill, le trompettiste Olu Dara et le violoncelliste Abdul Wadud – cordes subtilement mises à mal et soupçon d’électricité – filent un jazz à reliefs que transforme sous cape la fantaisie des solistes.

Onze ans plus tard, Hemphill enregistre Fat Man and the Hard Blues. A la tête d’un sextette de saxophones – quelques mois auparavant, Hemphill quittait le World Saxophone Quartet, sujet d’une autre rétrospective éditée dans la même série –, il fomente un blues un brin roublard pour jouer d’unissons efficients et conforte dans leurs acquis loustics James Carter et Marty Ehrlich. En 1993, un sextette du même genre – dans lequel Tim Berne s’est fait une place – se laisse diriger par un Hemphill sans arme. Le rapport entre les voix s’est corsé, et la musique de Five Chord Stud y gagne, portée par un goût affirmé pour la cascade et par quelques thèmes de choix (Mr. Critical, par exemple, dédié à Ornette Coleman).

En guise de conclusion, retour en 1980 : date de l’enregistrement de Chile New York. Sound Environment, que Black Saint publia bien tardivement. Là, entendre Hemphill à l’alto, au ténor et à la flûte, faire face avec aplomb aux percussions multiples de Warren Smith. De One à Seven, sept pièces se succèdent (trois grands dialogues et quatre miniatures) au son d’un free jazz appuyé ou de compositions de mystère. Comme sur Raw Materials and Residuals, c’est à New York qu’Hemphill rend ici hommage : aux espoirs que la ville fait naître et aux désillusions auxquelles parfois elle condamne. La réédition, émouvante, était attendue.

Julius Hemphill : The Complete Remastered Recordings on Black Saint and Soul Note (CAM)
Enregistrement : 1977-1993. Réédition : 2012.
5 CD : Raw Materials and Residuals / Flat-Out Jump Suite / Fat Man and the Hard Blues / Five Chord Stud / Chile New York. Sound Environment
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Dennis González : Hymn for Julius Hemphill

hymn for julius hemphill

Hymn for Julius Hemphill, signé Dennis González, est une des postfaces du livre de Guillaume Belhomme et Philippe Robert Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

De la main gauche, je feuillète le premier volume de Free Fight dans lequel un texte est consacré à Raw Materials and Residuals de Julius Hemphill. De la main droite, j’aimerais écrire le souvenir qui me revient régulièrement de cette soirée passée avec Hemphill, il y a des siècles…

J’ai presque toujours été plus en phase avec les saxophonistes… Dès mes débuts, lorsque j’apprenais à jouer, ce sont toujours des saxophonistes qui m’ont ouvert la voie. La trompette est presque trop abstraite pour la personne qui se cache derrière et, bien sûr, pour celui qui l’écoute. Nous devons tous trouver notre chemin parmi les pistons et les tubes du cuivre, et c’est parfois difficile. Dès le début, il y a donc eu cette voie que les saxophonistes ont pavée en musique, qui m’a guidé sur le chemin de territoires inexplorés. Roscoe Mitchell, par exemple : en 1980, j’étais assis en face de lui à Houston. L’Art Ensemble était sur scène, qui en appelait aux Ancêtres, quand mon esprit s’est soudainement connecté à sa logique, à ses motifs répétés et à ses rythmes, à peu près comme quand les mélodies non-abouties de Wayne Shorter m’ont donné ce goût de… eh bien… la mélodie. Avant cela, mon seul véritable professeur fut un autre saxophoniste, le regretté et fantastique Jimmy Lyons, qui m’a surtout appris la patience. Plus tôt encore, en 1976, un mentor est apparu dans ma vie et, heureusement pour moi, celui-ci jouait de la trompette : George Galbreath, qui professait à Dallas où j’enseignais les langues. Après ma journée, je me précipitais dans sa salle de répétition et il me faisait jouer des standards – à la contrebasse, à la batterie, et bien sûr à la trompette. Il me restait encore beaucoup à apprendre, parce que mon souhait était de jouer des phrases longues et logiques à la manière des saxophonistes, alors que, moi, j’avais cette trompette collée aux lèvres…

Julius Hemphill est cet autre saxophoniste qui joua un rôle important dans ma vie. Pour la nouvelle année 1979/1980, je m’étais rendu à Woodstock sur son invitation afin de l’interviewer. Si je vivais à Dallas, je connaissais la magie qui se dégageait du jeu et de la musique d’Hemphill, et la façon dont il a fait son entrée dans ma vie m’a donné une autre preuve de cette magie. J’avais ce disque, Buster Bee, un duo avec Oliver Lake sorti l’année précédente sur Sackville Records, et j’étais captivé par l’audace des deux hommes et par ce qu’ils se montraient capables de faire en se passant de contrebasse et de batterie. Je n’avais jamais entendu une chose pareille et je pensais qu’Hemphill devait ressembler à ça : un peu fou et remonté. Or, lorsque je l’ai rencontré, j’ai plutôt trouvé un homme calme, à la voix hypnotique, qui était heureux de partager son temps avec moi… un peu fou quand même…

Julius m’avait expliqué comment, du Creative Music Studio, rejoindre sa maison et, évidemment, je me suis perdu en route. En fait, j’ai plutôt perdu tous repères. Ça a été comme si j’avais été coincé dans une faille spatio-temporelle. J’ai tourné en rond pendant à peu près une heure – alors que le trajet n’aurait pas dû excéder un quart d’heure – et j’étais à deux doigts de paniquer. Enfin, j’ai décidé de m’arrêter sur le bord de la route pour prendre une bouffée d’oxygène et retrouver mes esprits. A ce moment, un énorme chien s’est rué sur ma voiture : il aboyait furieusement, de la vapeur sortait de sa bouche tellement il faisait froid, bref, ce chien m’a foutu une trouille bleue.  C’est alors qu’un grand type dégingandé est sorti de sa maison en courant et s’est mis à hurler : « Ferme-là, Buster! » C’était le chien de Buster Bee, le titre du LP, et ce type, c’était bien sûr Julius Hemphill. Etrange coïncidence, n’est-ce pas ?

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Hemphill vivait seul, au milieu des bois, en accord avec les principes du « retour à la terre » défendu pendant le Festival de Woodstock ; chez lui, c’était fruits et légumes, même s’il m’a demandé pourquoi je n’avais pas amené avec moi de cette fameuse poitrine à barbecue qui fait la renommée de Fort Worth… Hemphill était fin cuisinier et nous avons merveilleusement dîné. Après quoi, il m’a invité à m’asseoir et, muni de vin et de marijuana – moi, je me suis contenté d’un verre d’eau pure –, s’est mis à parler et à parler encore, de sa vie et de sa musique. Il parlait très lentement et l’a fait pendant quatre ou cinq heures, c'est-à-dire jusqu’au petit matin. Je me souviens qu’il m’a fallu trois cassettes de 90 minutes pour tout enregistrer et qu’il m’arrivait de me perdre dans la résonance de sa voix et de ses mots. Les histoires qu’il me racontait s’évanouissaient dans la fumée et il lui arrivait d’arrêter de parler pendant dix minutes. Je n’ai bien sûr pas vu le temps passer, jusqu’à ce qu’il me dise : « Ecoute, mon gars, je dois aller me coucher maintenant. Dans deux heures, je pars pour New York puis pour l’Europe, je dois faire un petit somme… »

Quelques semaines après, revenu à Dallas où j’avais une émission de radio programmée sur KERA-FM, j’ai annoncé à mes auditeurs que j’allais bientôt diffuser une interview de Julius Hemphill : les gens étaient enthousiastes, connaissant sa musique mais n’ayant jamais eu l’occasion de l’entendre parler. J’ai passé la semaine à retoucher l’interview en vue de sa diffusion tout en écoutant Coon Bid’ness, quelques disques du World Saxophone Quartet, et mon disque préféré du quartette classique d’Hemphill : Flat Out Jump Suite. Ce que j’ai entendu après avoir édité quatre heures et demie d’interview m’a étonné moi-même : quinze minutes de la voix et des mots d’Hemphill, peut-être son plus bel ouvrage de tous les temps ! Ça a été une des plus étranges choses que j’ai réalisées de toute ma vie, ce genre de choses qui vous dépassent.

Cinq ou six ans plus tard, j’ai vu Hemphill pour la dernière fois à Fort Worth. Il avait déjà perdu une de ses jambes des effets du diabète, ce qui ne l’a pas empêché de tourner autour de tout le monde et ce soir-là sur scène. De ces quelques instants passés avec Julius, j’ai fait une composition : « Hymn for Julius Hemphill », qui est l’une des parties de mon Hymn Cycle, que mes fils et moi interprétons quasiment à chaque fois que nous jouons ensemble. Je connais la mélodie de mémoire, mais je ne crois pas avoir jamais réussi à bien improviser dessus. Je joue trop de notes. Je me perds dans la ligne de basse qui fait écho à la manière dont Hemphill parlait et qui, lentement, vous hypnotisait. Voilà pourquoi, des années après sa disparition, et alors que je pense savoir me servir de ma trompette, Julius Hemphill me montre encore de quelle manière jouer de mon instrument – et moi, je suis là, perdu sur la route, dans la fumée et les résonances profondes de la voix de Julius Hemphill.

21 par Dennis Gonzalez

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Julius Hemphill, Peter Kowald : Live at Kassiopeia (NoBusiness, 2011)

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Pour évoquer ce double-disque, enregistrement d’un concert donné à Wuppertal en 1987, on pourrait s’en tenir aux noms des intervenants : Julius Hemphill et Peter Kowald. L’idée à se faire de la musique (solos et duos) tiendrait de l’évidence.

C'est-à-dire : de ce discours remonté qu’Hemphill a bâti sur les grands souvenirs qu’il garde du blues et du bop. Seul à l’alto, il passe de ballades contemplatives en varappes divertissantes et surtout prometteuses de trouvailles – le rapprochement rappelle ces Connections qu’il servit avec le World Saxophone Quartet. C'est-à-dire encore : de ce chant d’inventions auquel Kowald n’a cessé de revenir à la contrebasse, sur l’air duquel se disputent bouquet de notes arrachées, soupçons réconciliant et impérieuses harmoniques.

Lorsque Kowald et Hemphill se rencontrent, les deux pratiques ne tardent pas à s’accorder et l’exercice, improvisé, y trouve d’autres reliefs : le saxophone, en léger retrait, fait œuvre de découpes et de saillances sur l’archet endurant pour ailleurs décider, en Hodges ralenti, d’un repli en jazz permis par l’abstraction fantasque qu’imagine son partenaire. Qui ne se satisfera ni de l’évidence ni de ce court rapport ne pourra faire autrement qu’aller entendre ce Live at Kassiopeia.

EN ECOUTE >>> Peter Kowald : Solo >>> Peter Kowald & Julius Hemphill : Duo II

Julius Hemphill, Peter Kowald : Live at Kassiopeia (NoBusiness)
Enregistrement : 8 janvier 1987. Edition : 2011.
CD / LP : 01/ Julius Hemphill : Solo I 02/ Julius Hemphill : Solo I 03/ Julius Hemphill : Solo III 04/ Peter Kowald : Solo 05/ Duo I 06/ Duo II 07/ Duo III
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Julius Hemphill : Raw Materials and Residuals (Black Saint, 1977)

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Ce texte est extrait du premier volume de Free Fight, This Is Our (New) Thing. Retrouvez les quatre premiers tomes de Free Fight dans le livre Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

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New York a marqué Julius Hemphill au fer rouge – le contraire, peut-être. Avant elle, il y eut Forth Worth pour la naissance (la ville a connu des antécédents : Ornette Coleman, John Carter) et St. Louis pour les premières collaborations d’importance (BAG épisode avec Oliver Lake et Hamiet Bluiett, futurs associés en World Saxophone Quartet).

New York n’est pas la ville où Hemphill enregistra pour la première fois. Ce n’est pas là qu’il donna les premières preuves de son usage modifié de l’alto : métamorphoses anguleuses et mutation qui en impose parmi les mille, déjà, commandées depuis et par le passage de Parker. Mais New York est l’endroit qui fera de quelques-uns de ses lofts un écrin de musiques créatives – bouquet de Wildflowers que rehausse le free jazz pensif d’Hemphill – dont Raw Materials & Residuals est une des perles inaltérables.

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Au dos de Raw Materials & Residuals, la photographie de Giuseppe Pino montre Julius Hemphill devant une poignée de gratte-ciels. Cette photographie ancrerait ainsi un musicien épris, par association d’idées, de liberté. C’est que New York lui aura permis de vivre de ces expériences, notamment celle de mener à bien son association avec le violoncelliste Abdul Wadud (partenaire de tout temps) et le percussionniste Don Moye (passé lui aussi par le Black Artists Group).

L’œil va et vient du 33 tours en mouvement à la photographie : Hemphill est impassible mais les gratte-ciels ont soudain quelque chose de ceux du Delirious New York de Rem Koolhaas. Sur « C », l’alto passe élastique d’une note à l’autre, s’accroche aux cordes de Wadud, se relance sur cymbales ; sur « Long Rhythm », il construit sur les ruines d’un bop que l’on dira ancien, manie les dissonances et les vives découpes sur un swing qui n’est non pas démissionnaire mais seulement insolent.

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Avec Wadud, le jeu de miroir prend corps. C’est ici une musique de chambre dérangée, là un mélange réfléchi d’impressionnisme éreinté (ce « Plateau » paysage élevé sur roulements de tambour) et de folklore sans cesse perturbé par une improvisation cette fois expressionniste (« G Song » évoquant les contes de John Carter, lui encore). Raw Materials & Residuals est justement au jazz (et même au free jazz) ce que Delirous New York est à la théorie de l’architecture : un assemblage déluré d’éléments historiques et de folles promesses d’avenir : d’impertinents conseils de relecture et un condensé d’expression haute.

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Dave Rempis : The Disappointment of Parsley (Not Two, 2009)

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En concert à l’Alchemia de Cracovie, le saxophoniste Dave Rempis, sorti du Vandermark 5, démontre une autre fois à la tête de son Percussion Quartet toutes ses capacités de leader.

Le contrebassiste Anton Hatwich et les batteurs Frank Rosaly et Tim Daisy là pour l’épauler, Rempis passe d’alto en ténor et de ténor en baryton sous le coup d’une inspiration échevelée : qu’imposent dès l’ouverture les rebonds d’un grain âpre et le souffle résistant au swing instable du morceau-titre. Ayant donné avec Zoni une leçon de délicatesse – ballade lovée au creux des coups légers de Rosaly et Rempis et de l’assurance de l’archet d’Hatwich –, Rempis laisse aux batteurs le soin d’ouvrir C/Sold at Ten Percent Discount, qu’il développera ensuite en musicien inspiré par un thème de Julius Hemphill. La progression est tortueuse, s’essouffle ici avec distinction, pour refaire œuvre de contrariétés sur un gimmick de contrebasse revivifiant. La fin de l'enregistrement est à l’image de cette nouvelle référence de la discographie de Dave Rempis : encore plus affirmée et encore prometteuse.

Dave Rempis Percussion Quartet : The Disppointment of Parsley (Not Two)
Edition : 2009.
CD : 01/ The Disappointment of Parsley 02/ Zoni 03/ C/Sold at Ten Percent Discount
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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WildFlowers: Loft Jazz New York 1976 (Douglas - 2006)

wildgrisliMai 1976, New York. 10 nuits durant, se tient le Wildfowers Festival, marathon organisé dans le loft du saxophoniste Sam Rivers, auquel participent une soixantaine de musiciens parmi les plus emblématiques de ceux issus des deux premières générations du free jazz. Wildflowers, aujourd’hui réédité, rend compte de cette décade précise, au son d’une sélection de 22 titres établie par le producteur Alan Douglas.

Alors s’y glissent forcément quelques perles. Parmi elles, l’intervention de l’hôte en personne (Rainbows) et d’un fidèle qui ne manque jamais d’investir un endroit qu'il connaît par coeur, Jimmy Lyons
(Push Pull). Plus ramassé, le solo du saxophoniste Marion Brown qui conduit son trio sur And Then They Danced, pièce impeccable.

Sacrifiant tout, parfois, à l’image que le public s’est fait d’une musique de la revendication, les musiciens donnent dans la rage exacerbée, tels Henry Threadgill (Uso Dance), Leo Smith
et Oliver Lake (Locomotif N°6), Andrew Cyrille et David S. Ware (Short Short), Sunny Murray (Something’s Cookin’) ou Don Moye accompagnant Roscoe Mitchell (Chant).

Mais la New Thing ne peut se contenter de redire ad vitam sa vindicte, aussi convaincante soit-elle. Elle prend alors d’autres tournures, tisse des parallèles avec la soul (Maurice McIntyre sur Jays), le blues (Hamiet Bluiett
fantasque sur Tranquil Beauty), ou même l’Afro beat (Byard Lancaster et Olu Dara sur The Need To Smile), avant qu'Anthony Braxton, Charles Brackeen et Ahmed Abdullah, ou Julius Hemphill, ne fomentent un free plus réflexif (73°-S Kelvin, Blue Phase, Pensive).

Intelligente, la sélection proposée par Wildflowers tient de l’anthologie, quand elle témoigne aussi des possibilités d’une seule et unique salve de concerts donnés par quelques musiciens de choix. Qui évoquent, voire résument, ici, l’époque des Lofts Sessions.

CD1: 01/ Kalaparusha : Jays 02/ Ken McIntyre : New Times 03/ Sunny Murray : Over The Rainbow 04/ Sam Rivers : Rainbows 05/ Henry Threadgill : USO Dance 06/ Harold Smith : The Need To Smile 07/ Ken McIntyre : Naomi 08/ Anthony Braxton : 73°-S Kelvin 09/ Marion Brown : And Then They Danced - CD2: 01/ Leo Smith : Locomotif N°6 02/ Randy Weston : Portrait of Frank Edward Weston 03/ Michael Jackson : Clarity 2 04/ Dave Burrell : Black Robert 05/ Charles Brackeen : Blue Phase 06/ Andrew Cyrille : Short Short 07/ Hamiet Bluiett : Tranquil Beauty 08/ Julius Hemphill : Pensive - CD3: 01/ Jimmy Lyons : Push Pull 02/ Oliver Lake : Zaki 03/ David Murray / Shout Song 04/ Sunny Murray : Something’s Cookin’ 05/ Roscoe Mitchell : Chant

Wildflowers: Loft Jazz New York 1976 - 2006 (réédition) - Douglas Records. Distribution DG Diffusion.

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