Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Morton Feldman, Hildegard Kleeb : For Bunita Marcus (Hat Hut, 2009)

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Pour y avoir consacré un petit livre, impossible de tenter une autre chronique de l'indispensable For Bunita Marcus, version de la pianiste Hildegard Kleeb, aujourd'hui réédité par Hat Hut. Alors, placer ici l'un des cinquante chapitres, le trentième, pris au hasard, pour réaffirmer l'importance de la composition et celle de cette interprétation.

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Dépassant l'entendement – celui qualifié d'humain quand le terme « commun » serait plus adéquat –, For Bunita Marcus plonge l'auditeur dans un état qu'il ne tient donc qu'à lui de faire changer. Du sentiment étrange éprouvé par celui que l'on force momentanément à refuser la vitesse, faire un prétexte valable au refus de plus grandes contraintes. Morton Feldman avance « j'aime ce genre de musique qui ne pousse pas » et transcrit sur le papier ses mouvements légers de mélodies balbutiantes. Pondéré, le discours du compositeur se veut une « métaphore de l'extinction des valeurs de ce monde » allant au son des notes et de leurs résonances, appelées, les unes comme les autres, à disparaître. Par la force des choses. La revendication, pour cela, peut paraître minuscule, et voici qu'on la soupçonne de verser dans la mélancolie – Saturne, encore. La stagnation existe bien malgré les déplacements, la fatalité encore à prouver n'empêchant pas les sursauts individuels et contrariants. Au final, si tout s'évanouit, une forme aura quand même été amorcée, qui change de la ligne droite. La musique indéterminée que Feldman a longtemps servie en guise de premier indice. Modifier un peu le cours des choses simplement pour interdire la répétition à un temps que l'on dit cyclique. De celui-ci, For Bunita Marcus fait à chaque fois sa chose, le défait pour mieux y revenir. Même si soixante-et-onze minutes ne défont pas une vie. En tout cas, jamais tout à fait. Extrait de Morton Feldman / For Bunita Marcus, Editions Le Mot et le Reste, 2008.

Morton Feldman, Hildegard Kleeb : For Bunita Marcus (Hat Hut / Harmonia Mundi)
Réédition : 2009.
CD : 01/ For Bunita Marcus
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Fred Frith: Still Urban / The Big Picture (Intakt - 2009)

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Auprès de l’Arte Quartett (saxophones ténor, alto, soprano et baryton, d’Andrea Formenti, Sascha Armbruster, Beat Hofstetter et Beat Kappeler), Fred Frith enregistrait en janvier 2008 la matière de deux disques : Still Urban et The Big Picture.

Sur le premier, le guitariste joue une autre fois avec les références qui ont confectionné son esthétique : rumeur urbaine et déconstructions anguleuses, intérêts bruitistes tout à coup emportés par la mélancolie d’une mélodie servie avec délicatesse (par le soprano d’Hofstetter sur Landscape With or Without Edges ou de l’entier quartette sur Nervous When I Turned). Ainsi, établit un rapport charmant entre musique de chambre expérimentale et vocabulaire du jazz – celui du World Saxophone Quartet, notamment, sur Everywhere Hastily We Followed.

Avec les mêmes, et puis la pianiste Katharina Weber et le percussionniste Lucas Niggli, Frith révéla The Big Picture, œuvre moins inspirée malgré ses avantages (arrangements, notamment). Là, une suite de vignettes donne à entendre le guitariste investir le champ d’un minimalisme clair, avant qu’une autre suite (Freedom in Fragments, écrite à l'origine pour le Rova Saxophone Quartet) combine dans la soie de rares interventions provocantes et quelques airs timides d’influence vraisemblablement irlandaise. Selon ses intérêts (musique retorse ou policée), à l’auditeur de définir sa priorité.

CD: Still Urban : 01/ Part 1: Landscape With or Without Edges 02/ Part 2: Door Won’t Open, Door Won’t Close 03/ Part 3: Nervous When I Turned 04/ Part 4: Family Ties 05/ Part 5: Science to Someone Living 06/ Part 6: Glass and Mirror Cut to Size 07/ Part 7: Everywhere Hastily We Followed 08/ Part 8: Two Blinkings of an Eyelid 09/ Part 9: Near Future Faith >>> Fred Frith - Still Urban - 2009 - Intakt Records. Distribution Orkhêstra International.

CD: The Big Picture : 01/ The Big Picture Part 1 02/ The Big Picture Part 2 03/ The Big Picture Part 3 04/ The Big Picture Part 4 05/ The Big Picture Part 5 06/ The Big Picture Part 6 07/ Introduction: The Power of Prayer 08/ Some Assembly Required 09/ Hopscotch (for John Zorn) 10/ Confess 11/ Song and Dance 12/ Void Where Prohibited 13/ Rosali’s Song 14/ Red Rag 15/ Significant Restrictions Apply 06/ Boyan’s Problem 17/ Kick It 18/ Nostalgia 19/ Batteries Not Included 20/ T. Square Park Lark (for Frank Zappa) 21/ The Power of Prayer: Coda >>> Fred Frith - The Big Picture - 2009 - Intakt Records. Distribution Orkhêstra International.

Fred Frith déjà sur grisli
Pas de deux (Ambiances magnétiques - 2008)
Back to Life (Tzadik - 2008)
The Art of Memory II (Rèr Recommended - 2008)
The Stone : Issue 2 (Tzadik - 2007)
The Compass, Log and Lead (Intakt - 2005)
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Byard Lancaster: Personal Testimony (Porter - 2008)

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Pour rééditer aujourd’hui Personal Testimony – disque que Byard Lancaster enregistra seul en 1979 – et l’augmenter de six titres – que Lancaster, toujours seul, enregistra en 2007 –, Porter Records précise : Byard Lancaster, Then and Now.

Then, Lancaster va de flûtes en piano, saxophones, clarinette basse et percussions, enregistre et réenregistre sur une même piste des oraisons d’allure mystique qui semblent n’absorber que lui (trois premiers titres de Personal Testimony) pour se montrer ensuite plus inspiré. Alors, il somme à son langage de se laisser transmettre : jouant du décalage de deux intentions de clarinette basse différentes (Brotherman) ou réclamant à l’alto qu’on lui reconnaisse une singularité d’action dans le champ du free jazz (Brian, Mind Exercice).

Now, plus anecdotique, fait davantage de place à la flûte traversière, et redit qu’il faut, dans cette collection de solos, trouver la véritable originalité de Lancaster dans les sonorités d’autres instruments à vents, embouchés jadis.


Byard Lancaster, Marianne and Alica. Courtesy of Porter Records.

CD: 01/ Miss Nikki 02/ In Lovingkindness 03/ Dogtown 04/ Hoodoo 05/ Brotherman 06/ What a Friend We Have in Jesus 07/ Marianne and Alica 08/ Brian 09/ Mind Exercice 10/ Prayer Cry 11/ Tribalize Lancaster 12/ Afro-Ville 13/ Free Mumia 14/ Global Key 15/ Loving You >>> Byard Lancaster - Personal Testimony (Then and Now) - 2008 - Porter Records. Distribution Orkhêstra International.

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Live at Macalester College (Porter - 2008)
Ancestral Link Hotel (Cimp - 2006)
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Indigo Trio: Anaya (Rogue Art - 2009)

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A force de jouer ensemble, Nicole Mitchell (flutes, piccolo), Harrison Bankhead (contrebasse, violoncelle) et Hamid Drake (percussions), auront fini par composer cet Indigo Trio dont Anaya est le premier enregistrement.

Ouvert sur un air efficace de great black music œcuménique (Sho Ya Right), Anaya nuance ensuite son propos : à coups de combinaisons d’impressions magnétiques et de tourmentes soudaines (A Child’s Curiosity) ou d’épreuves d’une musique intense pour être née de l’accord de trois concentrations (Song for Ma'at (Ma-ah-t)). 

Lorsqu’elle ne se laisse pas dépasser par l’art de ses partenaires (l’association se montre alors capable de tiédeur sur Anaya with the Moon ou Beloved’s Reflection), Mitchell se montre inspirée comme rarement auparavant : son lyrisme habituel transcendé par l’allure qu’elle a ici d’un oiseau emporté par les courants contraires et pourtant chantant juste : Wheatgrass et Anaya with the Sunlight en guise de meilleures preuves. Voilà pourquoi Anaya aura gagné le statut de référence de la discographie de la flûtiste.

CD: 01/ Sho Ya Right 02/ A Child's Curiosity 03/ Anaya with the Sunlight 04/ Song for Ma'at (Ma-ah-t) 05/ Beloved's Reflection 06/ Wheatgrass 07/ Anaya with the Moon 08/ Affirmation of the One >>> Indigo Trio - Anaya - 2009 - Rogue Art.

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Jean Bordé: Morceau en forme de la (Appel Music - 2009)

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Ayant découvert l’improvisation auprès de Keith Tippett, Jean Bordé – jeune contrebassiste musicalement éduqué au piano – l’a depuis éprouvée en compagnie de John Russell, Roger Turner, John Butcher, Pascal Marzan ou Dan Warburton.

Seul, pourtant, Bordé enregistra Morceau en forme de la. Sur le disque : deux contrebasses, un piano et un violon, entre lesquels il va et vient de mélodies intrigantes (et souvent enfouies) en pratiques discordantes, s’adonnant partout aux plaisirs d’une affable musique défaite : gestes minuscules ici, instants de gravité ailleurs. Morceau en forme de la changé en disque d’une variété instrumentale pragmatique et soignée.

CD-R: 01/ Morceau en forme de la >>> Jean Bordé - Morceau en forme de la - 2009 - Appel Music.

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Mats Gustafsson, Cor Fuhler: Split LP Series #3 (Narrominded - 2009)

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Sur un trente-trois tours qu’ils partagent, Mats Gustafsson et Cor Fulher font état de l’avancée de leurs pratiques iconoclastes, et accordent à distance leurs préoccupations du moment.

Sur l’étendue de la première face, le saxophoniste amasse ainsi les effets d’un langage acoustique agité (souffles et sifflements, prises de bec et défilé de notes en chute libre) avant de revoir son emportement sur le crachin sonore qui prend peu à peu possession de la pièce. Haletant, conclut Sleeping Instructions.

De son côté, Fulher investit en deux chapitres le champ d’une électroacoustique ombreuse : introduction rampante de Tengam contre apposition de frêles notes de piano et de cordes vibrantes sur un bourdon électrique adhérant : Repus, qui rappelle ainsi quelques grands travaux d’Alvin Lucier. Lignes brisées et lignes claires, toutes en fuite, ainsi accommodées en split.


Mats Gustafsson, Sleeping Instructions (extrait).


Cor Fuhler, Tengam (extrait). Courtesy of Narrominded.

LP: A/ Mats Gustafsson : Sleeping Instructions B1/ Cor Fuhler : Tangam B2/ Cor Fuhler : Repus >>> Mats Gustafsson, Cor Fuhler - Split LP Series #3 - 2009 - Narrominded.

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Andre Sider af Sonic Youth (SYR - 2008)
The Fat is Gone (Smalltown Superjazz - 2007)
Critical Mass (Psi - 2005)

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Arthur Doyle : Nature Boy (Homeboy, 2009)

arthur doyle nature boy

Fin août 1972 – soit, quelques années avant la parution de son premier enregistrement personnel –, Arthur Doyle jouait au Studio Rivbea de Sam Rivers : là, donnait en compagnie du tromboniste Charles Stephens et du batteur Rashied Sinan une relecture emportée de Nature Boy.

Du titre d'Eden Ahbez que Nat King Cole transforma en standard, Doyle fait un prétexte à la déposition d'une esthétique de fulgurances : abrasive et expiatoire, le musicien passant de saxophone ténor en flûte et clarinette basse avec toujours la même frénésie. Ailleurs, laisse toute la place à Stephens, musicien moins expressionniste mais grâce auquel la reprise profite de contrastes inattendus, installés sur les roulements porteurs de Sinan.

Si la qualité sonore du disque n'est pas à la hauteur de la musique qu'il renferme, Nature Boy a le mérite d'allonger la discographie d'Arthur Doyle d'une référence et de trente minutes d'intensité indispensables. Musicien du free inspiré par un standard, Doyle réinvestissait le même il y a quelques années encore, seul ou en compagnie de Sunny Murray

Arthur Doyle : Nature Boy (Homeboy).
Enregistrement : 1972. Edition : 2009.
CD-R: 01/ Nature Boy
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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The Vandermark 5 : Alchemia, 14-15 mars 2009

the vandermark 5 krakow march 2009

En février et mars dernier, Ken Vandermark fit tourner son quintette en Europe. A Rotterdam, Cadix ou Cologne, on put ainsi entendre The Vandermark 5, qui conclua sa tournée les 14 et 15 mars dans les caves de l’Alchemia, café de Cracovie où le groupe a ses habitudes depuis qu’il y a passé une semaine en 2004 – ces concerts du groupe (qui employait alors le tromboniste Jeb Bishop) se trouvent consignés sur Alchemia, coffret renfermant douze disques publié par le label polonais Not Two. Cette année, deux soirées seulement, donc, et une formation qui n’est plus la même : pour donner à entendre à la place de Bishop le violoncelliste Fred Lonberg-Holm, déjà présent sur l’indispensable Beat Reader publié l’année dernière par le label Atavistic.  

Pour l’essentiel, le répertoire est neuf : que l’on retrouvera (puisqu’enregistré tout au long de ces deux soirs) sur une future référence du catalogue Not Two (Annular Gift) et qui permet au Vandermark 5 de mettre à l’épreuve sa nouvelle combinaison. Concentrés, les musiciens entament le premier des quatre sets donnés à Cracovie, qui tiendront parfois de la séance d’enregistrement partagée avec le public : Table, Skull, and Bottles inaugurant l’exercice sur l’air d’une musique de chambre aux arrangements soignés bousculé bientôt par le saxophone alto de Dave Rempis et l’archet vindicatif de Lonberg-Holm. Passant de saxophone baryton en clarinette, Vandermark dirige ensuite ses partenaires autant qu’il s’adonne avec eux à des jeux de construction polymaniaque (Heavy Chair, sur lequel Rempis n’en finira pas de bondir, Cadmium Orange, qui révèle les obsessions de musiciens envoûtés par la répétition) qui font confiance autant aux unissons impétueux qu’à toutes improvisations ardentes : solo du batteur Tim Daisy sur un titre du contrebassiste Kent Kessler (Latitude sophistiquée) ou dérives du baryton sur l’apaisant Early Color que signe Rempis.

Elargissant son champ d’action – allures ou attitudes différentes à appliquer à chacun des thèmes : dépositions d’atmosphères aléatoires faisant référence à l’école new yorkaise de musique contemporaine ou phases d’obstinations concertées ravivant les couleurs d’un jazz d’avant-garde mais efficient né à Chicago (The Ladder, en rappel, combinant à lui seul ces deux éléments) –, le Vandermark 5 attesta à Cracovie son évolution frondeuse : Lonberg-Holm prenant singulièrement le parti de la section rythmique (célébrer ici son entente avec Kessler) tandis que Vandermark, robuste et assuré, tire maintenant davantage de son association avec Rempis, au caractère plus affirmé – au passage, ne pas hésiter à aller l’entendre à la tête de son propre quartette sur The Disappointment of Parsley, dernière référence en date du catalogue Not Two enregistrée au même endroit quelques mois plus tôt. Plus que dans l’arrivée de Lonberg-Holm au sein du groupe, sans doute faut-il voir dans la fervente communion de Vandermark et Rempis les sources de la régénérescence d’une formation d’exception. Au sortir de la taverne obscure, avant de gagner la rue du miel qui longe le quartier de Kazimierz, l’évidence, en tout cas, en est là.

Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Michael Blake, Kresten Osgood: Control This (Clean Feed - 2009)

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En compagnie du batteur danois Kresten Osgood – de ses partenaires fréquents –, le saxophoniste Michael Blake revient à Clean Feed au son de Control This, ouvrage d’un jazz porté par la tradition mais transcendé aussi par l’entente de deux réformateurs.

Une avant-garde de l’épure se met alors en place, pas provocante mais qui tire plutôt sa différence de la place inconfortable qu’elle réserve au swing sur Control This, à tous penchants mélodiques sur  Top Hat autant qu’à toute tentation de débordement sur Elephants Are Afraid of Mice. Passant d’alto en ténor, Blake évolue avec habileté sur l’accompagnement revêche de son partenaire, lorsqu’il ne plaide pas, à la suite de celui-ci, au changement d’allure insatiable et inspirant (Cotton Mouth). Le tout, soumis quand même à la grande leçon tirée par le saxophoniste de son passage au sein des Lounge Lizards : qui lui impose de ne jamais rien perdre de son efficience sous prétexte de laisser sa verve céder entièrement à l’énergie.

CD: 01/ Salutations 02/ Control This 03/ Creole Love Call 04/ Top Hat 05/ Elephants Are Afraid of Mice 06/  Cotton Mouth 07/ Cheryl >>> Michael Blake, Kresten Osgood - Control This - 2009 - Clean Feed. Distribution Orkhêstra International.

Michael Blake déjà sur grisli
Right Before Your Very Ears (Clean Feed - 2005)
Interview

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Lapslap: Scratch (Leo - 2009)

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Quelques mois après la parution d’Itch, le trio composé de Michael Edwards (saxophone ténor, ordinateur), Martin Parker (cor, ordinateur) et Karin Schistek (piano), présente Scratch, qui l’installe encore mieux.

Pour, notamment, paraître bien moins l’œuvre de jeunes musiciens soignant leurs frénésies en ludothèque sonore et amonceler dans la mesure d’encourageants penchants improvisés : piano profitant des effets imprévisibles de la pédale de soutien, cor récalcitrant et ténor éreinté, se partageant les solos qui ponctuent cet essai d’électroacoustique assagie. Sur lequel Lapslap respecte les codes établis de l’improvisation britannique telle que l’histoire musicale la considère, tout en l'agrémentant des effets de postures rappelant celles de Charlemagne Palestine ou de John Zorn.


Lapslap, Zerbrötzeln. Courtesy of Lapslap. 

CD: 01/ Blau 02/ Throat Horn 03/ Zerbrötzeln 04/ Kettle 05/ Itchy 06/ Seep 07/ Pinned 08/ Gelb 09/ Bite 10/ Blödflocke 11/ Rustle >>> Lapslap - Scratch - 2009 - Leo Records. Distribution Orkhêstra International.

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