Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Inscription à la newsletter du son du grisli
suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

A paraître : le son du grisli #2Sortir : Festival Bruisme #7le son du grisli sur Twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Thomas Ankersmit : Figueroa Terrace (Touch)

thomas ankersmit figueroa terrace

On ne sait pas très bien où veulent nous attirer le Serge analogue modular synthesizers customisé et les micro-contacts de Thomas Ankersmit mais, pour connaître le Monsieur, on fait confiance et on écoute. DATA affolé, aigus multiformes (du clic, du larsen...) avant l’arrivée de grosses basses nous disent à chaque instant qu’on devra recommencer (et sans doute recommencer encore) le voyage avant de reconnaître les paysages vus de la Figueroa Terrace

Mais le voyage surprend d’autant, et sa conclusion nous convainc qu’en effet on le refera… Après une demi-heure de projections sonores, c’est évident : Serge le synthé a de ces voix de sirènes auxquelles il est impossible de résister, allongées qu’elles sont sur un tapis de drones graves. Epatant !



Thomas Ankersmit : Figueroa Terrace (Touch / Metamkine)
Enregistrement : 2011-2012. Edition : 2014.
CD : 01/ Figueroa Terrace
Pierre Cécile © Le son du grisli 

Commentaires [0] - Permalien [#]

Valerio Tricoli, Thomas Ankersmit : Forma II (Pan-Act, 2011)

grisliforma

Synthétiseurs, guitares, saxophone alto, walkmans et enceintes, enregistreurs et ordinateur : ce sont-là les instruments de Valerio Tricoli et Thomas Ankersmit. A Berlin où ils sont installés, ils ont peut-être sucé et resucé la substantifique moelle d’une musique électronique éclatée, d’une improvisation réductionniste et d’une noise électrisée.

C’est ce que suggère en tout cas Forma II : ces plages où l’on trouve des grillons buzzophages grouillant en centrale électrique (Plague #7) ou des fantômes-aimants qui parlent presque comme vous et moi (Hunt). Mais Forma II, c’est aussi une ambient qui plane sur les cimes (Brent Mini) et de la drone ascendante qui fantasme une collaboration entre La Monte Young et Urban Sax (Takht-e Tâvus). C’est dire que l’écoute de Forma II est un conseil que je vous donne, parce que ce serait dommage qu’il vienne grossir les stocks déjà débordant de trésors cachés.

Valerio Tricoli, Thomas Ankersmit : Forma II (PAN-ACT / Metamkine)
Enregistrement : 2008-2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Zwerm voor Tithonus 02/ Brent Mini 03/ Hunt 04/ Plague #7 05/ Takht-e Tâvus
Pierre Cécile © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Yusef Lateef, Celer, Thomas Ankersmit, Tomas Phillips, Bent Spoon Duo, Carl Ludwig Hübsch, Christoph Schiller, Stasis Duo

expeditsli

lateef

Yusef Lateef, Adam Rudolph : Towards the Unknown (Meta, 2010)
Towards the Unknown est la rencontre de deux multi instrumentistes (Adam Rudolph et Yusef Lateef) et aussi un hommage adressé par le premier au second. Malheureusement, Towards the Unknown est aussi un disque peu recommandable sur lequel de petits orchestres donnent sérieusement de la voix, du tambourin ou du synthétiseur. De bons sentiments évoluant en vase clos, donc : irrespirable. (gb)

celer

Celer : Dying Star (Dragon’s Eye Recordings, 2010)
Avec Dying Star de Celer (Will Long et Danielle Baquet-Long), les codes de l’écurie Dragon’s Eye Recordings sont respectés : on est ici dans une ambient diaphane. C’est délicat et ça se contente d’une note et de ses variantes automnales. Mais, le soleil de la pochette nous aveuglant, impossible d'y reconnaître la moindre identité. (pc)

ankersmit

Thomas Ankersmit : Live in Utrecht (Ash International, 2010)
Il aurait fallu assister à ce Live in Utrech de Thomas Ankersmit pour savoir d’où sortaient tous ces bruits (drones, chuintements, éructations, larsens, notes de synthés et des samples pour couronner le tout). Il aurait fallu assister à ce live pour connaître aussi notre réaction face à autant d’agressions (des représailles, peut-être ?). Mais pour calmer ses ardeurs et les nôtres, Ankersmit terminait sa prestation sur un air de folk : très bizarre et très acceptable tout ça. (pc)

phillips

Tomas Phillips : Quartet for Instruments (Humming Conch, 2010)
Le titre est simple et la musique est plutôt belle. Quartet for Instruments est une pièce de tendresse où un piano, une clarinette, un violoncelle et des traitements électroniques, se disputent des cauchemars éclairés à la bougie. On pense parfois à Michael Nyman ou à Taylor Deupree alors que l’œuvre est celle de Tomas Phillips. (hc)

bent

Bent Spoon Duo : Cover Prince (Bug Incision, 2010)
Sur Cover Prince, Chris Dadge (violon et guitare) et Scott Munro (violon et « partial trombone ») se frottent l’un à l’autre. Eloge du crin-crin et souffles courts pour tout panache, le duo démontre d’un je m’enfoutisme contagieux puisque l’auditeur finit par relativiser lui aussi. Trois applaudissements sur la fin du disque. (gb)


Hubschiller

Carl Ludwig Hübsch, Christoph Schiller : Giles U. (Another Timbre, 2010)
Sortis de Millefleurs, Christoph Schiller et Carl Ludwig Hübsch dialoguent à l'épinette et au tuba. Passé les premières craintes – notamment celle de voir le duo se satisfaire de la juxtaposition de souffles souffreteux et de cordes étouffées –, un système évolutif se met en place qui saura jouer des contrastes. Grâce à l'usage que Schiller fait de l'électricité et à la grave répartie d'Hübsch, Giles U. parvient à convaincre d’un bout à l’autre de ses sept mouvements. (gb)

stasis

Stasis Duo : - (L’innomable, 2010)
Après 3, Adam Sussman et Matt Earle continuent de donner dans les bruits blancs. Sur ce disque sans titre, ils travaillent le numérique un peu à la manière d’Ikeda si ce n’est en plus agressif. Leurs armes sont des larsens qui forment une œuvre trop clinique pour être honnête. (pc)

Commentaires [1] - Permalien [#]

>