Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Archives des interviews du son du grisli

Getatchew Mekuria, The Ex & Friends : Y'Anbessaw Tezeta (Terp, 2012)

getatchew mekuria tezeta

C’est le second enregistrement en studio et le troisième fruit de la collaboration de Getatchew Mekuria avec The Ex. Il sera aussi peut-être, si l’on en croit le saxophoniste lui-même, son dernier disque. Voici donc : Y'Anbessaw Tezeta (une fois traduit : A la mémoire du lion).

Le lion, on le sait, c’est Mekuria. Avec le groupe hollandais et quelques invités (Colin McLean, Xavier Charles, Ken Vandermark, Wolter Wierbos, Joost Buis et le danseur Melaku Belay), il montre qu’il rugit encore, seul (le beau Tezeta) ou accompagné. Ses accompagnateurs mettent d’ailleurs sa voix en valeur en l’installant dans une felouque qui balance sur les eaux du Nil ou en l’enveloppant de leurs attentions (les instruments à vent à l’unisson le portent aux nues). Le tout coule et va au pas de marches tranquilles, si ce n’est sur Aha Gedawo, où les ardeurs de The Ex rattrapent la troupe pour un résultat entêtant.

En bonus, le label Terp a eu la belle idée de compiler sur un second CD des enregistrements de Mekuria en différentes compagnies : avec l’Instant Composers Pool en 2004 (le saxophoniste devient la vedette d’un incroyable cabaret frappé), The Ex en concert à Montréal en 2009 (saluons la belle performance d’Arnold De Boer) et, rareté, dans les années 60 dans l’Haile Selassie 1 Theatre Orchestra. Oserais-je l’avouer ? Ce disque bonus fait tout le sel de Y’Anbessaw Tezeta !

EN ECOUTE >>> Aha Gedawo

Getatchew Mekuria, The Ex & Friends : Y'Anbessaw Tezeta (Terp / Differ-ant)
Enregistrement : 2011-2012. Edition : 2012.
2 CD : 01/ Ambassel 02/ Tezeta 03/ Bertukane / Yematebela Wof / Shegitu 04/ Bati 05/ Ene Eskemot Derese 06/ Yegna Mushera 07/ Aha Gedawo 08/ Almaz Men Eda New 09/ Abbay Abbay / Yene Ayal 10/ Zerafewa / Eregedawo + CD Bonus : Getatchew Mekuria & Instant Composers Pool Orchestra, The Ex, Haile Selassie 1 Theatre Orchestra
Pierre Cécile © le son du grisli



The Ex : 27 Passports (Ex, 2018)

the ex 27 passports

Tandis que je mettais un terme à l’écriture d’un prochain best-seller – c’est une simple supposition – intitulé « Pourquoi en finir avec les voyages », voilà que paraît le nouvel album de The Ex, 27 Passports. Vingt-sept, pensai-je, les pauvres.

Trop d’obligations, de contraintes et d’atermoiements, en effet, dans ces transports de bétails qui déverseront à distance de l’endroit qu’ils « occupent » leur encombrement inapte, certes, mais soulevé (quand même) par la lecture du dernier Sylvain Tesson. Mais vingt-sept passeports, qu’est-ce à dire ? Par musicien ? Chaque année ? On sait pourtant que les conditions sont désormais difficiles, des groupes qui voyagent parmi les troupeaux d’ingénus qui mangent des kilomètres pour se les comparer sur Facebook…

Mais puisque The Ex est revenu de l’expérience – d’Afrique, notamment, à la fois réalité et fantasme qui interroge son art depuis Mudbird Shivers et l’influence depuis sa première tournée en Ethiopie –, rendons-lui hommage. A ses formules répétitives, à ses rengaines martelées, l’Afrique a redonné une direction, pour ne pas dire un sens, dont profitent pleinement Soon All Cities, The Heart Conductor, Birth ou The Sitting Chins.

Ailleurs, c’est un Ex historique, mais vaillant à hauteur : les motifs répétés à satiété trouvant leur raison d’être dans une poésie qui ne peut être envisagée que « de front » (This Car Is My Guest), les accrocs de guitares renvoyant au temps où le Dog Faced Hermans (Andy Moor) ne faisait pas encore partie de The Ex (Piecemeal). Et c’est déjà le retour en première plage : Arnold de Boer affirme que toutes les villes se ressemblent et qu’il n’est qu’une urgence : la fuite.

La fuite, c’est d’accord, mais en chansons. Car The Ex est encore capable de chansons – peu de groupes nés dans les années 1980 peuvent en faire entendre autant – qui nous réconcilieraient presque avec le goût du voyage, voire nous en redonnerait l’envie : que The Ex se produise dans cet endroit éloigné [tous les concerts sont ici], et alors nous irons.

27-passports-cover-600The Ex : 27 Passports
Ex
Edition : 2018.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Swedish Azz, C. Spencer Yeh, Andy Moor, Tomasz Krakowiak, Kevin Drumm, Jérôme Noetinger...

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Swedish Azz : Merry Azzmas (Not Two, 2010)
Avant que paraisse Azz Appeal, le Swedish Azz de Mats Gustafsson se contentait de deux faces réduites. Pour autant, Merry Azzmas ne se fait pas plus expéditif : distillant lentement son angoisse de passer un autre Noël sous une neige étouffante (morceau titre) ou allant de swing léger en free gaillard pour oublier celle-ci (Karl-Bertil Jonsson 11 ar). S’il vaut surtout pour sa première face, le disque est d’un contraste charmant. (gb)

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C. Spencer Yeh Trio : 7’’ (Krayon, 2011)
Sobrement intitule 7’’, ce 33 tours de la taille d'un 45 consigne des extraits d’un concert donné à Cincinnati en 2008 par C. Spencer Yeh (violon), Jon Lorenz (saxophones) et Ryan Jewell (batterie). Virulent, l’archet de violon emmène sur la première face une improvisation qui aboutira à une belle cohésion bruitiste. Face suivante et obsessionnelle, c’est au tour de Lorenz de prendre le dessus et de nous donner l’envie d’aller entendre maintenant la collaboration gravée sur disque du C. Spencer Yeh Trio et du duo Paul Flaherty / Chris Corsano. (gb)

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Anne-James Chaton, Andy Moor : Transfer/1 : Departures (Unsounds, 2011)
Les suites de la collaboration du poète Anne-James Chaton et d'Andy Moor, ce sont quatre vinyles édités par le label Unsounds. Sur le premier d’entre eux, il y a Dernière Minute, une liste de news lue par un Chaton à la scansion robotique sur la guitare de Moor, et D’Ouest en Est, une énumération qui mêle longitudes attitudes et heures. Pas bouleversant, le duo se rattrapera peut-être sur Princess in a Car, le deuxième titre de cette série Transfer. (pc)

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Dow Jones and the Industrials : Can’t Stand the Midwest (Family Vineyard, 2011)
Avant de rééditer le reste de la minuscule discographie de Dow Jones and the Industrials, le label Family Vineyard a gravé cet ep vieux de 30 ans : Can’t Stand the Midwest. Ce sont trois morceaux sauvages à mi-chemin des Buzzcocks et de Gang of Four dont Let’s Go Steady donne un aperçu saisissant. A écouter aussi pour l’usage qui est fait de l’électronique sur Indeterminism ! (pc)

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Tomasz Krakowiak : A/P (Bocian, 2011)
Tomasz Krakowiak s’était déjà montré surprenant sur La ciutat ets tu. Enregistré en 2010, A/P délivre en tournant 45 fois par minute le chant d’une cymbale et les mouvements conjoints de plateaux vacillants. De ronronnements sereins en oscillations amalgamées, le percussionniste passe d’un univers à l’autre, l’un rappelant l’art de Christian Wolfarth, un autre celui d’Ursula Bogner... (gb)

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Kevin Drumm, Jérôme Noetinger, Robert Piotrowicz : Wrestling (Bocian, 2011)
Si, sur Wrestling, Kevin Drumm (synthétiseur analogique, électronique), Jérôme Noetinger (électronique) et Robert Piotrowicz (synthétiseur analogique, guitare) en viennent aux mains, notons que la confrontation date de 2005 et eut lieu sur ring Musica Genera. Non pas tant la lutte de Jacob avec l’Ange que celle de tigres de métal aux clés remontées : la mécanique est fière et bruyante, le rythme abandonné aux glorieux effets de manche et l’apaisement de conclusion permettra le réconfort. La durée du 45 tours – masterisé par Giuseppe Ielasi – convenant parfaitement à la confrontation.  (gb)


Andy Moor, Yannis Kyriakides : Folia (Unsounds, 2010)

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La 19e sortie du label Unsounds est la troisième collaboration d’Andy Moor et Yannis Kyriakides sur CD. Cette fois, le guitariste et le manipulateur d’ordinateur cherchent l’inspiration dans une très vieille chanson que l'on appelle La Folia.

C’est en quelque sorte une danse à rendre fou qui convient à l’Ex-cellente guitare de Moor. Querelleuse, elle est la conscience active du duo : malheureusement, elle doit souvent faire avec une programmation électronique lourde – ne pondérons pas : plus-que-lourde même – qui réduit son dynamisme à néant. Cependant, lorsque Kyriakides a plus d’idées, la véritable « folia » vous gagne et bien que tout seul vous voici engagé dans un pas de deux. A ce moment là, la guitare de Moor et le « synthétiseur » grossissant de Kyriakides ont gagné leur pari. Mais il faut avouer que le moment est passager et qu’on en trouve deux ou trois de la sorte dans les quarante minutes que dure la rencontre.

Andy Moor, Yannis Kyriakides : Folia (Unsounds / Metamkine)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01-07/ Folia [part 1] - Folia [part 7]
Pierre Cécile © Le son du grisli


The Ex : 30 (Ex Records, 2009)

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Saviez-vous que The Ex a trente (30) ans ? Il suffirait de le dire, d’écrire ici trente fois  « The Ex » en guise de remerciements puis de faire un lien vers un méchant site marchand qui vous vendrait la rétrospective 30.

Peu importe la manière, peu importe que vous donniez aux méchants ou aux gentils, il faut simplement se ruer sur ces deux disques : une rétrospective bien faite, qui se pose la question de son utilité (qu’est-ce ce qu’une compilation sinon une référence de plus qui présente à la fois de manière générale les grands travaux d’hier et fait état en même temps de ce qui vous anime encore aujourd’hui ?).

L’écoute de 30 offre un plaisir immédiat, vous remet en mémoire un morceau oublié ou vous fait découvrir un titre à côté duquel vous étiez honteusement passé, vous montre l’entreprise familiale aux côtés d’invités de marque (Getatchew Mekuria, Tom Cora, Han Bennink…). Plage après plage, ces deux disques vous enfoncent dans le crâne que The Ex est le plus grand groupe de rock à avoir émergé alors que vous marchiez à peine, que les mêmes The Ex ont subi une évolution qui les mena de premières influences punko-undertones-buzzcocksiennes à un statut de faiseur d’indispensables chansons rugueuses, frontales et entretenant parfois, dans le but de brouiller les pistes, un rapport étrange à la musique andalouse ou éthiopienne. Tout est là, sur deux disques : 30 années d’Ex No Future.

The Ex : 30 (Ex Records / Amazon)
Edition : 2009.
CD1 : 01/ Rules 02/ Blessed Box at the Backseat 03/ Sucked Out Chucked Out #1 04/ The Wellknown Soldier 05/ Jack Frost is Innocent 06/ Fire and Ice 07/ White Liberal 08/ Ay Carmela 09/ Knock 10/ Choice 11/ Rara Rap 12/ Headache by Numbers 13/ Shopping Street 14/ State of Freedom 15/ Blah Blah 16/ Bouquet of Barbed Wire 17/ Gonna Rob the Spermbank 18/ Lied ded Steinklopfer - CD2 : 01/ State of Shock 02/ Hidegen Fjnak A Szelek 03/ Stupid Competitions 04/ Former Reporter 05/ Travel On, Poor Bob 06/ Atoll 07/ Frenzy 08/ Time Flies 09/ Symfonie Voor Machines 10/ Huriyet 11/ Ethiopia Hagere 12/ The Big Black 13/ IF That Hat Fits The Suit 14/ The Lawn of Limp 15/ Listen to the Painters
Pierre Cécile © Le son du grisli



Colin McLean, Andy Moor : Everything But The Beginning (Unsounds, 2009)

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Anciens partenaires au sein de Dog Faced Hermans, Andy Moor (guitare) et Colin McLean (électronique) improvisaient récemment et régulièrement à Amsterdam auprès de danseurs. Expériences de trois années aujourd’hui résumée sur Everything But The Beginning

De pièces d’un rock bruitiste en illustrations sonores déconstruites, le duo passe ici – c'est-à-dire sur un objet qui ne rend de la chose que le résultat musical – avec plus ou moins d’à-propos. Radicaux dès l’ouverture, Moor et McLean installent une pièce aux velléités magnifiques : le premier travaillant par accumulations de phrases revêches sur le décorum sombre élevé par le second.

Par la suite, le propos se fait saillant d’autres fois (Everything But The Beginning sur répétitions et parasites, The Flower of Fixed Ideas, Waiting for the Angels) quand il ne perd pas en signification : lorsque McLean impose des rythmiques écrasantes à Boats Float on Water et My Electric Dreams – histoire, peut-être, de rassurer les danseurs en présence – ou que le duo se contente de filer une musique expérimentale d’une naïveté stérile (hymne sous brouillage radio et voix minuscules mises en boucle de Cokakeekakaacokakakeeka). Heureusement, reviennent à distance les distorsions : sur le balancement de Rapid Ear Movement, qui emportent presque tout espoir de nouvelles danses possibles.


Colin McLean, Andy Moor, Rapid Ear Movement . Courtesy of Unsounds.

Colin McLean, Andy Moor : Everything But The Beginning (Unsounds / Metamkine)
Edition : 2009.
CD : 01/ Delta Block 02/ Everything But The Beginning 03/ Boats Float on Water 04/ Cokakeekakaacokakakeeka 05/ Rapid Ear Movement 06/ My Electric Dreams 07/ Overdose of Everyday 08/ The Flower of Fixed Ideas 09/ Mingiede 10/ Waiting for the Angels
Guillaume Belhomme © Le son du grisli
 


GZA : Liquid Swords (Geffen, 1995)

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The greatest hip hop record ever made... Before this, I was convinced Public Enemy had this prize but this record changed my whole way of listening to rap music... The words are for me half indecipherable which is something I really enjoy when listening to music... I don't need or want to understand the words completely... Mark Smith and Captain Beefheart have a similar effect... The words have the effect of creating impressions and atmospheres. Ambiguous and in east coast staten island slang that I can hardly get a grip on... Rhythmically, The Genius flys all over the beat... Hardly ever following the pulse or tempo... This was also the first time I'd heard this style of rapping and it had a big influence on rappers for years to come. The loops and drones are dark, melancholic and cinematic and I can listen to them again and again. A jewel in the WU TANG COLLECTION.

GZA : Liquid Swords (Geffen)
Edition : 1995.
CD : 01/ Liquid Swords 02/ Duel of the Iron Mic 03/ Living in the World Today 04/ Gold 05/ Cold World 06/ Labels 07/ 4th Chamber 08/ Shadowboxin' 09/ Hell's Wind Staff/Killah Hills 10304 10/ Investigative Reports 11/ Swordsman 12/ I Gotcha Back 13/ Basic Instructions Before Leaving Earth
Andy Moor © Le son du grisli

Marker

Guitariste entendu le plus souvent au sein de The Ex, Andy Moor a récemment publié Le journaliste, ouvrage issu de sa collaboration avec Anne James Chaton.


Getatchew Mekuria, The Ex : 11 Ethio Punk Songs (Buda, 2008)

getatchew mekuria 11 ethio punk songs

Filmés à l’occasion d'une récente apparition au festival Banlieues Bleues, le saxophoniste Getatchew Mekuria, les membres de The Ex et quelques invités – parmi lesquels le clarinettiste Xavier Charles – donnent à voir sur 11 Ethio Punk Songs ce qu’ils donnaient à entendre sur Moa Anbessa.

Soit : un précis d’ethio punk, rapprochement hésitant valant définition pour une musique viscérale menée de front autant que développée dans la joie. Aux extraits de concerts, le film ajoute quelques images d’un voyage fait en 2007 à Adis Abeba ainsi qu’une interview de Terry Ex, qui explique là son rapport à la musique éthiopienne et revient sur la collaboration de son groupe avec le plus fier de ses saxophonistes.

Getatchew Mekuria, The Ex & Guests : 11 Ethio Punk Songs (Buda Musique / DG Diffusion)
Edition : 2008.
DVD : 11 Ethio Punk Songs
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


The Ex: Building a Broken Mousetrap (Ex Records - 2007)

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Des images capturées sur un chantier en construction ouvrent Building a Broken Mousetrap, film que Jem Cohen consacre à un concert donné par The Ex à la Knitting Factory de New York en septembre 2004.

Deux parties – noir et blanc, puis couleur – racontent alors un soir comme un autre dans la vie du groupe hollandais, l’assurance constante de chacun de ses membres étant évidemment au rendez-vous. Sur scène, on donne un rock teinté de punk, qui agence sur l’instant ses plages bruitistes, ses accès de fièvre répétitive et ses rugueux automatismes. Entre – et quelques fois pendant – les morceaux, Cohen glisse des vues nocturnes de New York, où se disputent inquiétude et frénésie, illustration adéquate aux efforts magistraux de The Ex, au chaos magnétique qu’ils martèlent.

The Ex - Building a Broken Mousetrap - 2007 - Ex Records. Distribution Differ-ant.


Andy Moor : Marker (Unsounds, 2007)

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Guitariste  au sein de  The Ex et  figure  de la  scène improvisée d'Amsterdam, Andy Moor rassemble sous Marker - à la pochette curieusement orientée électronica berlinoise - 15 morceaux enregistrés entre 2001 et 2006. Où ses intentions oscillent entre déconstructions expérimentales, atmosphères peu engageantes et rengaines no wave tardives.

Sèches, toujours, les attaques adoptent donc des modes différents: répétitif jusqu'à l'entêtement (Uganda Fly, From E to F), bruitiste (déflagrations de cordes distendues de Naming The Animals ou aigus sortis de la guitare électrique préparée de Weather), mélodique, aussi – sur des compositions courtes plus (Truth In Numbers) ou moins (Alex) réussies.

D'effets dont il use avec mesure, Moor tire d'autres couleurs encore pour finir d'édifier une musique trahissant vite ses références (Luc Ex, Lee Ranaldo, Glenn Branca), mais capable aussi de faire preuve de singularité: point d'orgue qu'est 3 a.m., sur lequel un shamisen fantasmé prône à coups d'aigus et de graves récalcitrants un réconfort d'autant plus paisible qu'il a su vaincre des préoccupations tourmentées.


Andy Moor, Uganda Fly. Courtesy of Unsounds & Andy Moor.

Andy Moor : Marker (Unsounds. / Metamkine)

Edition : 2007

CD : 01/ Halogen 02/ Alex 03/ Uganda Fly 04/ 3 a.m. 05/ From E to F 06/ Stop / Pause 07/ Stadium 08/ About Face 09/ Naming The Animals 10/ Repeat Suite 11/ Weather 12/ Eyes Ears Hands 13/ Truth In Numbers 14/ Myrka 15/ Small Things Under Glass

Guillaume Belhomme © Le son du grisli



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