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Mick Beck: Life Echoes (Discus - 2009)

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Après avoir joué auprès de Derek Bailey, Steve Noble, et puis au sein du trio Something Else (en compagnie du contrebassiste Simon H. Fell et du percussionniste Paul Hession), Mick Beck (saxophone ténor, basson) s’essayait à l’enregistrement en solitaire.

Parti au son d’une pièce d’agrément qui en dit long sur sa drôle de pratique (Crocodile), Life Echoes recueille ensuite les preuves de la véritable identité de Beck : solo de ténor déposé aux portes du silence et puis tournant autour de quatre notes (The New Sheffield Quietness), solo de basson révélant autant l’intérêt de son auteur pour le jazz libertaire que pour l’œuvre de Prokofiev (Impossible to Say), élaboration d’une série de monstres épileptiques en lutte pour gagner le statut, décerné à de plus demeurés qu’eux, d’animaux ayant droit à la parole (How High The Bassoon, Uncle Hesitates, Last Word to The Recorderer).

Glissées parmi le répertoire emporté, deux reprises : Free, version respectueuse de l’œuvre grandiose d’Ornette Coleman ; 245, numéro de rue qu’habita Eric Dolphy, changé ici en mélodie fébrile sujette à de soudains dérèglements. Ainsi, Mick Beck remonte à la surface.

CD: 01/ The Crocodile 02/ Octaves or what? 03/ How High The Bassoon 04/ The New Sheffield Quietness 05/ Free (Ornette Coleman) 06/ Impossible To Say 07/ Aunty Freeze 08/ 245 (Eric Dolphy) 09/ Three Twice  10/ Uncle Hesitates 11/ But Not For Long 12/ So … 13/ Last Word To The Recorderer >>> Mick Beck - Life Echoes - 2009 - Discus.

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