Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
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Bill Dixon : 17 Musicians in Search of a Sound: Darfur (AUM Fidelity, 2008)

bill dixon 17 musicians in search of a land darfur

Après avoir intégré l'Exploding Star Orchestra de Rob Mazurek, le trompettiste Bill Dixon se produisait en 2007 au Vision Festival de New York en compagnie d'un autre grand ensemble : le sien propre, qui emploie notamment le tromboniste Steve Swell, le saxophoniste John Hagen et le batteur Jackson Krall.

Sur 17 Musicians in Search of a Sound : Darfur, Dixon commande le soulèvement par couches successives  de musiciens en quête d'un son capable de faire cohabiter les dissonances, et puis d'une œuvre, assez parlante, elle, pour porter loin ses espoirs de réconciliation. Grandiloquent, le message passe du bruissement à la sommation dramatique ; va crescendo, encore, jusqu'au free orchestral qui clôt dans le tumulte l'exposé donné en public et signe le grand retour d'un trompettiste d'importance.

Bill Dixon : 17 Musicians in Search of a Sound: Darfur (AUM Fideity / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2007. Edition : 2008.
CD : 01/ Prelude 02/ Intrados 03/ In Search of a Sound 04/ Contour One 05/ Contour Two 06/ Scattering of the Following 07/ Darfur 08/ Contour Three 09/ Sinopia 10/ Pentimento I 11/ Pentimento II 12/ pentimento III 13/ Pentimiento IV
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Steve Swell's Nation of We: Live at the Bowery Poetry Club (Ayler Records - 2006)

swellnatiosliComme le Celestrial Communication Orchestra mené jadis par Alan Silva, le Nation of We de Steve Swell – ici enregistré début janvier 2006 à New York – rassemble quelques musiciens de premier ordre le temps d’un projet ambitieux. Mais l’époque demande plus de fougue encore, et conseille à chacun de soigner ses sursauts d’individualisme.

Trompettes de Roy Campbell, Lewis Barnes et Matt La Velle, en façade, l’ensemble tombe sans attendre dans les excès amusés d’un free ravageur. 16 musiciens, donc, partis à la recherche de gestes expiatoires enfouis, qu’ils provoquent dissonances ou emportements plus dramatiques - à l’image des phrases de saxophones de Rob Brown, Sabir Mateen, Ras Moshe, Saco Yasum et Will Connell (First Part).

Sonnant l’heure des trombones – de Swell, donc, Dave Taylor, Peter Zummo et Dick Griffin -, Second Part poursuit sur le même rythme et avec les mêmes intentions, auxquelles désobéiront pourtant l’intervention extatique des contrebassistes Matthew Heyner et Todd Nicholson, puis le piano de Chris Forbs, s’occupant en compagnie du batteur Jackson Krall d’imposer un passage plus déconstruit. Anéanties aussi par de nouveaux emportements collectifs, joyeusement coupables de cacophonies disposées à distances régulières, mais aussi de pauses lascives et de phases inquiètes.

Car le Nation of We répète l’éternel dilemme, vacillant entre phrases lâches et assauts vindicatifs (Third Part) - les trombones faits avocats de la mesure quand les saxophones n’en pourront plus de tout se permettre (Fourth Part). Jusqu’à la conclusion unanime scellant la réconciliation inévitable.

CD: 01/ First Part 02/ Second Part 03/ Third Part 04/ Fourth Part

Steve Swell's Nation of We - Live at the Bowery Poetry Club - 2006 - Ayler. Téléchargement.

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