Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Dead Neanderthals : Worship The Sun (Relative Pitch, 2015)

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Suivre un groupe dans le temps (OK, un duo pour ce qui est de Dead Neanderthals), c’est vieillir entre deux opus, et attendre du dernier opus qu’il prenne en compte tout ce que vous avez fait (et entendu) avant sa sortie. Et ça permet aussi au chroniqueur de réutiliser un petit bout de la chronique d’avant. Je le fais : « Aussi vigoureux, aussi fort, aussi remonté (si ce n’est plus) qu’hier… » Ce qui nous fait maintenant combien de fois plus vigoureux et plus fort qu’hier pour Rene Aquarius & Otto Kokke ?

Un sax et une batterie, seulement ? C’est tout ce qu’on entend sur ces deux prises studio ? Eh ben oui, mais leur jazz rock est free, et leur free est punk (si j’ose m’exprimer en des termes qui sont presque des stylo-genres). La batterie gros-bouillonne et quand elle faiblit c'est volontaire / le saxophone siffle des notes, il les endure, il les hurle dans un filet de voix et c’en est impressionnant. Un free de fausset et un rock de fort des halles, et vice-versa. Worship the Sun demande à tout le monde de l’endurance = aux musiciens + aux spectateurs + aux auditeurs. Et nous aussi, tiens, peut-être pas plus vigoureux, mais plus forcenés : on a tenu jusqu’au bout… et nous voilà revigorés !   



worship the sun

Dead Neanderthals : Worship The Sun
Relative Pitch
Edition : 2015.
CD : 01/ Worship 02/ The Sun
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Dead Neanderthals : … And It Ended Badly (Gaffer / Raw Tonk, 2013)

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C’est à Gaffer qu’on doit la mise au jour (et donc le retour) du Dead Neanderthals. Aussi vigoureux, aussi fort, aussi remonté (si ce n’est plus) qu’hier…

Rappel des faits : Polaris.  Maintenant … And It Ended Badly. On n’oserait croire à la fin du Neanderthal, même si on ne peut que constater son gros râle d’agonie (There Was A Great Battle). Heureusement du corps gisant deux saxes sortent maintenant : Colin Webster et Otto Kokke, s’il faut les nommer. Ils se chamaillent et Rene Aquarius (à la batterie) compte les points.

Mais quand il les asticote (à grands coups de bâtons), c’est encore mieux : le jazz rock est free, ce qui pousse les saxophonistes à se différencier (l’un joue plusieurs fois la même note et l’autre en attaque trente-six). Et si la conclusion déçoit un peu en comparaison de ce qui s’est passé plus tôt, c’est qu’elle illustre le poème que forment les titres des six plages du CD. Tout s’explique !

Dead Neanderthals : … And It Ended Badly (Gaffer / Raw Tonk)
Enregistrement : 1er décembre 2012. Edition : 2013.
01/ There Was A Great Battle 02/ Weapons Drawn, Blood Spilled 03/ Both Sides Fought Bravely 04/ It Went On For Days 05/ And It Ended Badly 06/ And In Tears… Of Course
Pierre Cécile © Le son du grisli

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