Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Quatre vues de Free Fight #3

Free Fight #3 vient de sortir.
>>> Rendre visite au SOUFFLE CONTINU

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Quatre vues de Free Fight #2

Les derniers exemplaires papier de Free Fight #2 sont à trouver au Souffle Continu. La version pdf de Free Fight #2 est quant à elle téléchargeable contre deux euros sur le site de SCOPALTO.

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Philippe Robert: Great Black Music (Le mot et le reste - 2008)

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Nouvelle galerie de portraits signée Philippe Robert, dressée cette fois en hommage aux musiciens ayant œuvré en faveur d’une Great Black Music aux genres disparates, dont les acteurs eurent pour point commun de protester contre l’abjecte place que les Etats-Unis auront longtemps réservé à leur population noire. Promesses de rêves contre réalité discriminatoire, le constat accablant conseilla aussi la résistance en musique : 110 preuves données ici, courant entre 1954 (Lady Sings The Blues de Billie Holiday) et 2005 (Vietnam Reflections de Billy Bang).

Une autre fois, Philippe Robert se montre judicieux et explique avec intelligence chacun de ses choix : disques montrant tous un intérêt musical autant qu’ils ont à voir avec des soucis d’ordre politiques et sociaux, spirituels ou mystiques, quelques parfums de désillusion au fur et à mesure que l’on avance dans le temps (mais dont le show business est aussi capable de se nourrir) et l’espoir d’échappatoires baroques ou cosmiques.  Jazz (seul oubli :Oliver Nelson, mais présences de Max Roach, Coltrane, Sanders, Ayler, Shepp, Leroi Jones, et de quelques figures choisies avec habileté : Joe McPhee, Milford Graves, scène inoubliable du Wildflowers Festival), soul, rhythm’n’blues et funk (Otis Redding, Ike & Tina Turner, Curtis Mayfield, George Clinton), joutes incandescentes (Sam & Dave, Last Poets, Public Enemy) et impressions plus individuelles (Terry Calier, Fela Kuti, Jimi Hendrix), jusqu’aux échos récents : prolongations jouées par Saul Williams, Mos Def, Madvillain. Les revendications multiples et les intérêts parfois différents aux origines d’œuvres importantes. Au bas de chaque chronique, une discographie sélective du musicien concerné, et d’autres noms encore : musiciens proches et nouvelles pistes à explorer. Ainsi, Great Black Music s'avère intarissable.

Philippe Robert - Great Black Music, Un parcours en 110 albums essentiels - 2008 - Le mot et le reste.

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Philippe Robert: Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels (Le mot et le reste - 2006)

robertgrisliJournaliste  aux  Inrockuptibles,  à  Mouvement  ou  Jazz  Magazine, Philippe Robert dresse dans Rock, Pop une sélection de 140 albums se rapportant au genre et qualifiés d’essentiels pour tout amateur véritable atterré par le niveau du goût des autres, ou pour tout historien valable dénonçant l’injustice avec laquelle la mémoire collective a coutume de se fabriquer des souvenirs, soit : médiocrement.

140 albums, enregistrés entre 1965 et 2005 et disponibles sur CD, évoqués sous forme de vignettes plutôt que de chroniques, comme l’explique l’auteur en introduction, qui mêlent histoire et anecdotes, descriptions et conseils (distillés, pour chaque disque, sous la forme d’une discographie sélective et d’une liste de groupes plus ou moins similaires à celui mis à l’honneur), le tout sous la plume claire et aguerrie de l’auteur.

Alors, en une trentaine de lignes à chaque fois, Robert présente quelques chefs d’œuvres reconnus (signés John Cale, Laurie Anderson, T. Rex, ou The Clash) ou, la plupart du temps, ignorés (dus alors à Julie Tippets, Ash Ra Tempel, Keiji Haino…), adresse des couronnes bigarrées à quelques personnages ténébreux (Chris Bell, Kevin Coyne, Nick Drake, et pelletées de songwritters extirpés de sous les sables) comme il admire celles, d’un autre genre, d’adeptes assumés du flower power et de folkeux en bataille, applaudit aux mélanges radicaux et hybrides (le rock teinté de cabaret d’Henry Cow, le free rock de Guru Guru ou le folk gothique de Pearls Before Swine) et redit tout le bien qu’il pense d’ouvrages de pop expérimentale aujourd’hui devenus classiques (fomentés par Robert Wyatt, My Bloody Valentine, Sonic Youth ou Shellac).

Personnelle, la sélection se trouve, ici ou là, évidemment discutable, mais l’ouvrage n’en reste pas moins jubilatoire : par sa logique, d’abord, tenue d’un bout à l’autre par l’exégète de la pire et plus rare espèce – soit : véritablement partageuse – qu’est Philippe Robert ; par sa capacité jubilatoire, ensuite, à tisser des liens insoupçonnés entre quelques univers qu’on aurait pu croire opposés.

Philippe Robert, Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels, Le mot et le reste, 2007.

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