Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

WhyOakTreeOh : Here Nor There (dEN, 2013)

WHYOAKTREEOH here nor there

Le plus souvent, le souffle droit et timbré de Lawrence Williams tournoie sans trouver proie. C’est un saxophone qui brode. C’est un souffle épais. Très épais. A la limite de la rupture des jugulaires. C’est un saxophone qui flirte avec les sucreries. Parfois, il s’écartèle, s’emballe. Reprend Zorn dans le texte. En deux occasions, il se fait voix : chant d’égorgé, chant d’étranglé.

Le plus souvent, la contrebasse d’Ernö Hock ne fait que rassembler l’harmonie. Ne brille jamais par sa dextérité. Mais tient la barre. Pétrifie le mouvement de sa lenteur. Ne semble jamais vouloir se libérer. Puis, dans un contexte incongru et en solitaire, se fait petit frère de Jimmy Garrison. Et cela, est intense.

Le plus souvent la batterie de Zsolt Sarvari Kovacs ne fait rien d’autre que cadencer des ballades perverses. Perverses parce que lentes et rétives à s’émanciper d’une gangue somnambule et lancinante. Pire, chouchoute les ralentissements. Puis, l’on ne sera jamais pourquoi, carbure aux terres sèches d’une Afrique transportée.

Ainsi va WhyOakTreeOh, étonnant trio anglo-hongrois, entre crimes soniques et étrangeté pétrifiée.

EN ECOUTE >>> The Wild Party

WhyOakTreeOh : Here Nor There (dEN)
Enregistrement : 2011. Edition : 2013.
CD : 01/ Ceres Weeps 02/ The Wild Party 03/ Reka’s Days Are All the Same 04/ Ejjel-Nappali ABC 05/ From the Fields to the Opera 06/…Horses 07/ Meanwhile, Otters Dance…
Luc Bouquet © Le son du grisli

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