Poor Isa + Evan Parker / Ingar Zach
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Le (belge) Pierre Cécile nous parla un jour du (belge) duo de banjos Poor Isa : il faudra aller relire sa chronique de Let’s Drink the Sea And Dance – être pauvre comme cette Isa-là, quel bonheur ! concluait-elle. Il y eut un autre album (Dissolution of the Other) manqué par nous. Et aujourd’hui ce retour en grande compagnie (Poor Isa + Evan Parker / Ingar Zach). Dans la préparation, la composition et la production (trois disques en six ans) : Ruben Machtelinckx et Frederik Leroux feraient œuvre de précaution.
Ce n’est pas si fréquent, c’est d’ailleurs même assez rare que façon et intention de « faire » respectent une même prudence. Sur ce disque-là, elle commande d’abord aux banjos l’allure d’une cavalcade qu’Evan Parker rattrape bientôt : quand le saxophone ténor se fait entendre, c’est un trouble, un contre-rythme qui surprend ; passé le choc, le souffle trouve bientôt le chemin du sillon et s’y engouffre pour l’élargir et l’aménager.
Deux dates d’enregistrement étant données (juin 2024, février 2025) sans faire état d’aucun casting, la méthode de Poor Isa pourra interroger : deux rencontres à trois, à quatre peut-être, si elles n’ont été consacrées qu’à l’enregistrement des seuls invités ; improvisations collectives ou individuelles à couper et coller plus tard… Au soprano alors Parker chasse notre inquiétude : lentement, il vagabonde, estime la distance qui le sépare de combien de destinations, décide de virages avant de tracer une ligne que banjos et woodblocks, de retour, sauront suivre avec intérêt et même inspiration.
Les percussions et résonances d’Ingar Zach, elles, assurent le flottement de superpositions de longues notes soufflées (dans une veine International Nothing, à entendre ci-dessous) ou précipitent la chute de mélodies nées de l’ombre. Au sommet de tous les bruits amassés, elles auront tenu assez de temps pour marquer à jamais le folk mystérieux de Poor Isa ici rehaussé d'un exceptionnel brouillage-parasite.

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