Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Interview de Quentin RolletAlan Silva à ParisA paraître : le son du grisli #5
Archives des interviews du son du grisli

Radu Malfatti, Kevin Drumm, Lucio Capece : The Volume Surrounding the Task (Potlatch, 2016)

radu malfatti kevin drumm lucio capece the surrounding the task

A en croire l’interview qu’il accorda en 2013 au son du grisli – « En 2000, j'ai gagné New York. Si j'étais intéressé par la musique de Braxton et d'Hemphill, à New York et Chicago j'ai découvert Kevin Drumm, John Butcher et j'ai mis la main sur le premier disque que Radu Malfatti a enregistré dans l'idée du collectif Wandelweiser » –, Lucio Capece rencontre ici (souvenir de tournée enregistré à Bruxelles, Q-02, le 21 janvier 2011) deux figures d’influence.

Est-ce maintenant lui qui amena Drumm (souvenir de Venexia) à Malfatti, avec lequel il a enregistré quelques références de sa discographie (Wedding Ceremony, Berlinerstrasse 20, Explorational) ? La question restera en suspens, mais pas l’échange en question qui aurait pu battre la breloque si les intérêts divergents avaient été incapables de s’accorder au rythme lent adopté par le trombone, la clarinette basse et l’ordinateur. Le tumulte, amorti, assourdi voire, est accueillant – des oiseaux peuvent y nicher ou un bruit du dehors s’y faire une place.

Pour ce qui est du « dedans », il lévite à la manière d’un mobile sans attaches – les respirations des musiciens, et non plus ce silence fait objet de toutes les conjectures, assurant son équilibre – dont chacun des mouvements a une incidence sur l’entière composition. Ainsi un souffle levé peut déclencher un aigu perçant, un ronflement trouver son écho dans le bruit discret d’une manipulation, un tremblement se trouver apaisé par l’insistance d’une note plus affirmée et, même, une hésitation gagner en assurance sous le coup d’une réaction. C’est un jeu de patience, de stratégie peut-être, qui agit à la manière d’ondes oscillantes, c’est-à-dire : touche à coup sûr.



volume surrounding the task

Radu Malfatti, Kevin Drumm, Lucio Capece : The Volume Surrounding the Task
Potlatch / Orkhêstra International
Enregistrement : 21 janvier 2011. Edition : 2016.
CD : 01/ The Volume Surrounding the Task
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Mural : Tempo (Sofa, 2015)

mural tempo

S’il aura fallu trois disques à Mural pour documenter leur troisième apparition à la Rothko Chapel – on se souvient de ce récent Live –, c’est que celle-ci dura quatre heures. Le 27 avril 2013, Jim Denley, Kim Myhr et Ingar Zach invitèrent le public à aller et venir, voire à disparaître, en musique.

S’il ne dit rien de la première heure, cet enregistrement donne à entendre les trois autres comme elles se sont succédées. A la seconde, l’ivresse gagne déjà quand la cithare se lève après avoir longtemps cherché comment tenir sur les graves plateaux que remuent lentement les instruments à vent et la gran cassa. La musique tourne, mais parfois le silence la subjugue : après chaque arrêt, frottements, premiers souffles et frémissements doivent repartir de zéro.

Les musiciens peuvent alors choisir de se désolidariser : maintenant à la guitare, Myhr insiste quand, à la flûte, Denley peut éclater : la musique n’est plus atmosphérique, trois individualités s’y expriment avant de retourner à la rengaine commune. On y verra l’effet du bel art de Zach qui, au son de cymbales qui grincent et cinglent même, ramène le trio sur le chemin qu’il connaît et refait sans cesse avec bonheur : celui de la flâneuse pulsation chromatique.



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Mural : Tempo
Sofa
Enregistrement : 27 avril 2013. Edition : 2015.
3 CD : CD1 : 01/ Second Hour – CD2 : 01/ Third Hour – CD3 : 01/ Fourth Hour
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Songs : 1 & 2 (Intonema, 2015)

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Sur le premier disque du quartette Songs, c’est l’alto de Catherine Lamb qui perce d’abord : au son d’une note tenue que reprendront le trombone de Rishin Singh (qui signe les deux compositions qui font ce disque), la clarinette de Lucio Capece puis la voix de Stine Sterne. Et c’est Sterne qui transforme la ligne conductrice en chanson.

Pas une chanson de tous les jours, bien sûr. Mais une chanson lente – à l’instar de celles de Marianne Schuppe – faite de mots précautionneusement déposés sur les longues notes que se repassent les instruments et qui parfois se chevauchent. A l'arrière du grand vaisseau que conduisent ses trois accompagnateurs, Sterne chante des couplets rompus aux discrétions de phrases suspendues, et arrive le refrain.

C’est en fait une seconde chanson (Three Lives), qui accordera la voix de Sterne et celle de Lamb. Unissons ou légers décalages, le mot est moins rare et, comme la lenteur instrumentale est la même, on peut le croire impatient. Plus affectée, la seconde chanson est en conséquence plus conventionnelle. On préférera ainsi le couplet au refrain, en attendant d'entendre une troisième chanson.

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Songs : 1 & 2 (Intonema)
Enregistrement : 2014-2015. Edition : 2015.
CD : 01/ Six Scenes of Boredom 02/ Three Lives
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Ryoko Akama, Bruno Duplant : Immobilité (Notice, 2015) / Akama, Duplant, Dominic Lash : Next to Nothing (Another Timbre, 2014)

ryoko akima bruno duplant immobilité

C’est un autre duo que celui de Kahn et Olive que Notice consigne aujourd’hui sur une autre cassette : Ryoko Akama (électronique) et Bruno Duplant (orgue, électronique), qui improvisaient dans une pensée commune : « … appearing, disappearing… »

Changés en sons tenus, deux individualités s’approchent, se confondent parfois, se distancent ailleurs : L’immobilité promise (qui, en fait, n’existe pas) étant impossible sur calque. Plus surprenante, la seconde face (Même place) porte une respiration unie à un drone dont l’intensité varie. Comme le battement d’un cœur suspendu au rythme d’une machine, que Ryoko Akama et Bruno Duplant assistent avec précaution.



Ryoko Akama, Bruno Duplant : Immobilité (Notice Recordings)
Edition : 2015.
Cassette : A/ L’immobilité n’existe pas B/ Même place
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

ryoko akama bruno duplant dominic lash next to nothing

Si les quatre pièces qui forment Next to Nothing sont d’auteurs différents (Ryoko Akama, Bruno Duplant et Dominic Lash), on imagine qu’elles ont été pensées pour être jouées ensemble, l’une à la suite de l’autre. D’autres notes y disparaissent après s’y être accrochées et même avoir espéré durer sous l’effet d’une stabilité discrète ; mais sur les compositions de Ryoko Akama, les instruments cessent de jouer de fausses ressemblances : ils arrangent alors des éléments sonores disparates autrement expressifs.



Ryoko Akama, Bruno Duplant, Dominic Lash : Next to Nothing (Another Timbre)
Edition : 2014.
CD : 01/ A Field, Next to Nothink 02/ Grade Two 03/ Three Players, Not Together 04/ Grade Two Extended
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Robin Hayward : Nouveau Saxhorn Nouveau Basse (Pogus, 2014)

robin hayward nouveau saxhorn nouveau basse

S’il sert et même alimente, depuis 2009, son répertoire personnel via tuba microtonal – l’invention est de lui –, Robin Hayward adresse ici un hommage appuyé à Adolphe Sax et à son « saxhorn nouveau basse ».

Un nombre de pistons en commun, et voici le tuba d’Hayward (plusieurs fois amplifié) allant sur deux longues pièces et une courte troisième. Deux fois, Hayward va seul et lentement. Chaque nouvelle attaque porte en elle les causes de sa disparition : ici une fragilité qui condamne d’emblée la note, là un désir de dire mais seulement après être passée, ailleurs un jeu de cache-cache où rivalisent échos et harmoniques…

En duo avec le guitariste Seth Josel, Hayward diffère : citant une note donnée par une corde pincée ou cherchant à étouffer une sonorité malheureuse, il ne parvient à commander qu'une pièce laborieuse et sans mystère. Or, c’est dans le mystère que sa microtonalité fait effet. Heureusement, c’est là la plus courte des trois pièces du disque.

Robin Hayward : Nouveau Saxhorn Nouveau Basse (Pogus / Metamkine)
Edition : 2014.
CD : 01/ Plateau Square 02/ Travel Stain 03/ Nouveau Saxhorn Nouveau Basse
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Hannes Lingens : Four Pieces for Quintet (Insub, 2013)

hannes lingens four pieces for quintet

On avait à peine entendu l’accordéoniste Hannes Lingens sous la direction d’Antoine Beuger (Tschirtner Tunings For Twelve) que le voilà déjà à la tête d’un quintette : à ses côtés, sur quatre pièces de cinq minutes à télécharger, trouver Johnny Chang (Violon), Koen Nutters et Derek Shirley (contrebasses) et Michael Thieke (clarinette).

On classera d’un revers d’oreille ces quatre épreuves dans la catégorie Wandelweiser, même si un archet ou une note tenue se charge souvent d’éloigner tout silence de la composition en train de se jouer. On soupçonnera aussi les blocs colorés de leurs partitions de chercher à percer les mystères du Titanic de Bryars. Mais si ces quatre pièces s’entendent sans déplaisir, l’équilibre entre composition et improvisation qui les a commandées est encore précaire… Candide, pour ne pas dire « vert  », s’il faut choisir une couleur entre toutes.   



Hannes Lingens : Four Pieces for Quintet (Insub)
Enregistrement : 28 avril 2013. Edition : 2013.
Téléchargement : 01-04/ Four Pieces for Quintet
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Keith Rowe, John Tilbury : Enough Still Not to Know (SOFA, 2015)

keith rowe john tilbury enough still not to know

C’est à la demande Kjell Bjørgeengen que Keith Rowe et John Tilbury se sont retrouvés en studio, les 17 et 18 juillet 2014. Il s’agissait de mettre en musique une installation vidéo de l'artiste : si le beau coffret nous prive de l'image, il n’en consigne pas moins quatre disques capables de remplir cet écran noir aux airs de reps qui a commandé les couleurs de l’objet.

Partageant avec Rowe et Tilbury un goût pour la poésie de Beckett, Bjørgeengen nomme, dans un livret, le titre du dernier poème de l'écrivain, What is the word : voir —/ entrevoir — / croire entrevoir — / vouloir croire entrevoir — / folie que de vouloir croire entrevoir quoi — / quoi — / comment dire.  Il suffira de substituer « entendre » à « entrevoir » pour chercher ensuite à dire comment le duo est parvenu à emprunter à Beckett son savoir-faire sur le fil.

En équilibre, ce sont là d’autres silences et d’autres rumeurs, des accords en progrès (au début de la troisième partie, Tilbury lui-même les dit, une fois n’est pas coutume, « envahissants ») ; en déséquilibre, un piano timide d’où chutent de rares notes et des bruits divers jetés dans l’espace (crissements et crépitements, bourdons graves, ronronnements de moteurs et air de violon que diffuse la radio…).

Peut-être la vidéo montre-elle, malgré ses noirs, deux surfaces planes qui se frôlent et, pour peu qu’on les envisage à distance, ne font bientôt plus qu’une, agacée bientôt par les lignes de fuite qu’arrange la bande-son : Enough Still Not to Know, qui atteste à son tour, comment dire… que Keith Rowe et John Tilbury font à la manière de Pénélope, soit : pour mieux défaire ensuite, en secret.  

Keith Rowe, John Tilbury : Enough Still Not to Know (SOFA)
Enregistrement : 17-18 juillet 2014. Edition : 2015.
4 CD : 01-04/ First Part-Fourth Part
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Radu Malfatti : One Man and a Fly (Cathnor, 2015)

radu malfatti one man and a fly

Radu Malfatti est de ces rares musiciens capables, alors même qu’ils jouent, d’entendre une mouche voler. Plus rare encore, de « faire » avec la mouche en question : nous la faire entendre, pour que nous la prenions, avec lui, pour ce qu’elle n’aurait jamais dû être : une inédite compagne d’improvisation.

Si l’on sait où (Oxfordshire) et quand (28 juin 2012) Malfatti a enregistré cette pièce de cinquante minutes, on ne sait exactement dans quelles conditions : debout, dans un jardin ? assis, sur la terrasse ou bien à l’intérieur d’une maison aux fenêtres ouvertes ? à genoux, sur le parvis d’une église ? Les bruits du dehors sont en tout cas perceptibles : mouches, donc, mais aussi oiseaux, avions au loin, ambulance, tondeuse…

A ces invités inattendus, Malfatti laisse la parole. Il peut décider de leur répondre ou non : reprendre la note de la tondeuse et s’y oublier, tresser d’un souffle blanc un parallèle à la trajectoire de l’insecte, s’en tenir ailleurs au silence… Ses interventions sont nombreuses, mais discrètes toutes : à travers elles percent surtout les lumières d’une saison, un horizon dégagé, un morceau de temps qui passe et, surtout, dépasse les cinquante minutes annoncées.

Radu Malfatti : One Man and A Fly (Cathnor)
Enregistrement : 28 juin 2012. Edition : 2015.
CD : 01/ One Man and A Fly
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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how far is the church

Pour la petite histoire : Richard Pinnell m’a proposé deux lieux où enregistrer. Le premier était une église et le second une salle de l’université (?). Me connaissant, il était sûr que j’opterais pour la petite salle. Quand nous y sommes entrés, c’était horrible. Je l’ai bien regardé et j’ai demandé à Richard : « elle est loin, l’église ? » Me connaissant, Richard a éclaté de rire, c’est pourquoi cette phrase a été retranscrite sur le CD. Quand nous sommes arrivés à l’église, j’ai bien sûr fait les pitreries d’usage, je suis monté en chaire comme un prêtre idiot et joué du trombone comme si je prêchais devant des fidèles imaginaires, etc. Et puis, nous avons enregistré cette pièce, j’étais confortablement assis dans un fauteuil, écoutant tous les bruits qui venaient du dehors… en jouant quelques sons. Quand la mouche est arrivée, cela m’a tellement amusé que j’ai décidé qu’on devrait l’entendre sur le disque, comme si elle avait été ma partenaire.

There is a little story behind that: Richard Pinnell proposed two places to record. One was a church and one was a room in the university (?). Knowing me, he was sure that i wanted to go to the little room. When we entered it, i saw that it was horrible. I looked at it and asked Richard: “how far is the church?” and Richard, knowing me, cracked up laughing, that’s why this little quote is written on the cd as well. When we arrived at the church, of course i made all the little necessary jokes, i went up to the “chaire” like a stupid priest and played the trombone like an idiot preaching to the non-existing audience etc. Finally we recorded the piece, I was sitting in a comfortable armchair, listening to all the noises coming from outside, which you described very well... And playing some sounds. When the fly came along, I was so amused, that I decided it should stay on the record alongside me. As a partner.


Birgit Ulher, Leonel Kaplan : Stereo Trumpet (Relative Pitch, 2015) / Birgit Ulher : Live at Teni Zvuka 2012 (1000füssler, 2014)

leonel kaplan birgit ulher stereo trumpet

En prenant le parti de la stéréo, Birgit Ulher et Leonel Kaplan se sont opposés : l’une à gauche (trompette, radio, enceinte et objet), l’autre à droite (trompette seulement).

Ce qui n’empêchera qu’à l’intérieur des conduits tournent et se mélangent des souffles effacés et les rumeurs de pratiques toujours surprenantes (aquaplanage salivaire, roulette désaxée, horlogerie pétaradant…). L’improvisation, bien sûr, est abstraite, et industrieuse jusqu’à ce que Kaplan tisse des tapis capables d’amortir les chocs et, en conséquence, de jouer sur les trajectoires. Alors, le duo revoit ses façons : ici, creuse puis dévale une tranchée en spirale ; là, met au jour une polyphonie de blancs ; ailleurs enfin, réserve un accueil chaleureux à tous les vents imaginables. Ainsi l’imagination d’Ulher et de Kaplan donne de nouvelles couleurs à la stéréophonie qui les travaillait.

Birgit Ulher, Leonel Kaplan : Stereo Trumpet (Relative Pitch)
Enregistrement : 12 novembre 2011 & 3 May 2012. Edition : 2015.
CD : 01/ Otto Sees Anna 02/ I Did. Did I 03/ Late Metal 04/ Stereo Trumpet
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

birgit ulher live at teni zvuka 2012

En solo et en trio avec Ilia Belorukov et Andrey Popovskiy, c’est ici Birgit Ulher en concert, les 1er et 3 juin 2012 à Saint-Petersbourg. Seule, elle organise le chant d’objets qu’elle fait trembler à coups de ponctuation autoritaire mais chantant merveilleusement. En trio, Ulher doit faire avec une électronique perçante : maintenant ajourée, la trompette y reçoit des raies de lumière au son d’une formidable conversation électroacoustique.

Birgit Ulher : Live at Teni Zvuka 2012 (1000füssler)
Enregistrement : 1er & 3 juin 2012. Edition : 2014.
CD : 01-02/ Live at Teni Zvuka 2012
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Skuggorna Och Ljuset : Would Fall from the Sky, Would Wither and Die (Another Timbre, 2015)

magnus granberg would fall from the sky, would wither and die

Peut-être croirait-on les percussions malhabiles si on ne les savait subtilement agitées par Erik Carlsson. C’est donc à Magnus Granberg, compositeur de Would Fall from the Sky, Would Wither and Die, qu’il faut attribuer l’équilibre précaire de cette pièce de trois quarts d’heure.

Sur ces marches découpées, la clarinette – instrument de Granberg – tentera plusieurs fois le rétablissement. Lente mais joueuse, elle invitera trois autres instruments qu’elle à s’y essayer : violon d’Anna Lindal, violoncelle de Leo Svensson Sander et piano préparé de Kristine Scholz. C’est dans le piano, d’ailleurs, que l’on mettra nos espoirs de voir empêchée cette énième litanie feldmanienne. Or, le piano se résout vite au laisser-aller charmant d’un discours qui hésite, cherche à s’affiner mais, finalement, s'écaille. Lunatique à défaut d’être originale, Would Fall from Sky… est une jolie pièce de peu d’empreinte. Or, l’empreinte est ce qui marque.

Magnus Granberg : Would Fall from the Sky, Would Wither and Die (Another Timbre)
Enregistrement : 16 avril 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ Would Fall from the Sky, Would Wither and Die
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



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