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Ich Bin N!ntendo : Lykke (Shhpuma, 2016)

ich bin nintendo lykke

D’Ich Bin N!ntendo je sais assez peu de choses, que je vous transmets : c’est un trio de rock (qualifié de « post-punk » ou « post-no wave ») qui a déjà enregistré avec Mats Gustafsson (l’album Ich Bin N!ntendo & Mats Gustafsson). C’est aussi une formation toute classique guitare-voix (Christian Skår Winther) / basse (Magnus Skavhaug Nergaard) / batterie (Joakim Heibø Johansen, par ailleurs membre de Moe) qui se propose de vous électriser pendant une demi-heure (c’est peu, mais il faut quand même tenir).

Lykke, quant à lui (le CD), contient six morceaux en prise directe qui donnent dans une non pas « post » ni « no » no wave mais dans une « new » no-wave, si j’ose dire… On a du mal à saisir les textes, d’autant que les chansons vont à fond de train, alors on s’en remet à l’urgence de ce rock de combat. Excellente entrée en matière, Body est sans doute la plus belle pièce de l'opus qui remue des souvenirs (entre The Ex et Suicide) et dont l’énergie noire contamine tout l’album (un peu longue à un moment, quand même, sa courte durée). Mais ne boudons pas notre plaisir, même si un bon vieux Rhys Chatham ou James Chance aura toujours ce supplément d’âme…



lykke

Ich Bin N!ntendo : Lykke
Shhpuma
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD / LP : 01/ Body 02/ Hyper Sensitive 03/ Growth 04/ Looks 05/ Planes Are at Least Honest 06/ Social Asphalts
Pierre Cécile © Le son du grisli

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The Monsters : The Jungle Noise Recordings (Voodoo Rhythm, 2016)

the monsters the jungle noise recordings

Jamais entendu parler de The Monsters (groupe formé à Berne en 1986) avant. Les années 1994-1995, j’écoutais quoi déjà ? Plus Zumpano, ça c’est sûr, bizarrement sortis chez Sub Pop. Pas les Stooges non plus, ni les Leningrad Cowboys, ni Henry Rollins c’était trop tard pour lui. Surtout, je crois ne jamais avoir écouté d’autres groupes suisses en ces temps-là que ce groupe suisse dont j’ai oublié le nom…

Stooges, Leningrad Cowboys, Rollins… voilà à quoi m’a d’abord fait penser ce psyché-rockab-punk-garage. On imagine les amplis vintage, les costumes bidon, le troisième degré dans la ballade et le volume de tout always très fort. Pour qui voudrait comme moi se rattraper, il y a un pdf de cinq pages que je vous offre en guise de bio. Pour les plus motivés, il y a The Jungle Noise Recordings, une réédition (augmentée, d'où le "recordings") d'une galette enregistrée en 1994. Il en dit long sur The Monsters, je crois... Si tant est qu’on soit in the mood



the jungle noise

The Monsters : The Jungle Noise
Voodoo Rhythm
Enregistrement : 1994. Edition : 1995. Réédition : 2016.
CD : 01/ Psych-Out With Me 02/ Primitive Man 03/ Searching 04/ It’s Not My way 05/ Lonesome Town 06/ the Pot 07/ Rock Around the Tombstone 08/ Barbara 09/ Play with Fire 10/ She’s My Witch 11/ out of My Life 12/ Mummie Fucker Blues 13/ Nightlife 14/ Nightclub 15/ Jungle Noise 16/ last Sick Surf Flick 17/ In Hell 18/ Plan 9 19/ Skeleton Stomp
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Christophe Deniau : Downtown Manhattan 78-82 (Le Texte Vivant, 2015)

christophe deniau downtown mahnattan de la no wave aux dancefloors

Je dois dire que de la No Wave aux Dancefloors ma préférence va à la première, il y a bien longtemps que j’ai déserté les pistes pour avoir fini la dernière fois la tête aux sanitaires comme qui dirait. Bien. L’époque qui nous intéresse (quatre ans) va de (19)78 à (19)82, c’est court et ça m’arrange.

Quoique. Plus de 250 pages pour quatre années new yorkaises (d’accord, l’auteur raconte quand même toute l’histoire de la Grosse Pomme en quelques pages et ne parle pas que de musique mais aussi d’art & de cinéma), mais OK, je m’y colle. On reprend : le Velvet qui passe au Café Bizarre, Suicide et le punk version US, les origines du hip-hop, le disco et la No Wave… On ne refait pas le match (des punks contre les arty par exemple) mais toute l’histoire et si tant est qu’on ne la connaît pas alors ce sera bienvenu.

C’est surtout quand Christophe Deniau (l'auteur du livre) prend Arthur Russell pour exemple qu’il fait preuve de personnalité. Eh oui, le Russell qui passe de la musique contemporaine au disco raconte à lui tout seul tous les rapprochements de cet âge d’or culturel. On peut bien nous servir du free jazz et du post-punk, nous réchauffer The Clash ou Malcolm McLaren, le début des 80's c’est (à mon avis) déjà plus ça. Heureusement qu’overdoses, hépatites et SIDA ont mis un terme à la fête sinon quoi j’en étais reparti pour 250 nouvelles pages ! Ce qui ne m’empêchera pas d’aller picorer de temps en temps dans le Deniau en réécoutant No New York ou Marquee Moon

78 82

Christophe Deniau : Downtown Manhattan 78-82. De la No Wave aux dancefloors
Le Texte Vivant
Edition : 2015.

Livre : Downtown Manhattan, 259 pages
ISBN : 978-2-36723-097-9
Pierre Cécile © le son du grisli

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Hans-Joachim Irmler, FM Einheit : Bestandteil (Klangbad, 2015)

irmler einheit bestandteil

Pas la première fois (ô non) que l’ingénieur du son Hans-Joachim Irmler (ex Faust et l’homme derrière le label Klangbad et le Faust Studio) enregistre (avec) FM Einheit (ex Einstürzende Neubauten et ami cher de Caspar Brötzmann). Alors quid de Bestandteil (« composant », dans la langue de Baader) ?

Eh bien une abstract-ambient assez sombre. Ou (car c’est au choix) des structures rythmiques (parfois inversées) dus à l’invention du batteur Mufti… L’aubaine, c’est pour Irmler : le remplissage de ces structures post-indus / cyberpunk / krautrobotik… avec des loops d’orgue, des projectiles soniques, des sons concrets, des inserts parasités, etc. Ou (encore à la carte) des collages réalisés à partir des archives du batteur, comme The Taking au groove assez impressionnant. Parfois, le duo orgue / percussions oldschoolise (les sons ne sont pas tous de premières fraîcheurs il faut bien avouer) mais plus on avance et plus il rajeunit (Thaler). Ce qui est plutôt encourageant pour la suite de la longue collaboration Irmler / Einheit, nein ?



Hans-Joachim, FM Einheit : Bestandteil (Klangbad)
Edition : 2015.
CD : 01/ Reset 02/ Brooks 03/ Streetlife 04/ M 05/ The Taking 06/ Bestandteil 07/ Treat 08/ Thaler 09/ Brooks (Reprise)
Pierre Cécile © Le son du grisli

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The Ex : And So Say All of Us (Ex, 2015)

the ex and so say all of us

Une longue file d’attente, dans le froid : c’est un DVD, et aussi l’Angleterre. The Ex y joue, au Café Oto, à l’occasion d’un anniversaire particulier (trente-trois années et quatre mois d’existence), qu’il célébra aussi au Bimhuis – un aperçu ici : At Bimhuis (1991-2015).

A Londres, c’est une fête dont on peine à compter les invités – autant de satellites qui pourront, comme Steve Beresford et Wolter Wierbos, John Butcher et Tony Buck ou encore ce Clarinet Summit que forment Ken Vandermark, Xavier Charles et Ab Baars, improviser à distance. Pour le groupe, c’est surtout l’occasion – avec son Brass Unboud, notamment – de modifier quelques-uns de ses refrains : That’s Not A Virus, State of Shock, Theme from Konono No. 2

Le montage est vif (Seán Zissou à la manœuvre), qui est à l’image du groupe et rend assez bien sa méthode : régénérer, par la récréation, un art exaltant de libre création.

The Ex : And So Say All of Us - 33 1/3 Festival. Live at Café Oto (Ex)
Edition : 2015.
DVD : 01/ Addis Hum 02/ That’s Not a Virus 03/ Maybe I Was the Pilot 04/ Mats Gustafsson & Andy & Terrie 05/ Ken Vandermark 06/ Steve Beresford & Wolter Wierbos 07/ D’ouest en est 08/ Gondar 09/ Hidegen Fujnak a Szelek 10/ Lale Guma 11/ Xavier Charles & Terrie 12/ John Butcher & Tony Buck 13/ Ab Baars, Xavier Charles, Ken Vandermark 14/ John Butcher & Tony Buck 15/ State of Shock 16/ Eoleyo 17/ Theme from Konono No. 2
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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The Ex : The Ex at Bimhuis (1991-2015) (Ex, 2015)

the ex at bimhuis

L’endroit (Bimhuis, Amsterdam) a une quarantaine d’années. The Ex y a passé vingt-cinq ans. Une quinzaine de dates, sans compter les apparitions, sur la même scène, de tel ou tel membre du groupe avec tel ou tel improvisateur (Ab Baars, Peter Brötzmann, Ken Vandermark, Thurston Moore…). Mais la quinzaine suffit à remplir ce disque-double.

Une rétrospective, et aussi un hommage – un espace n’est-il pas l’un des ingrédients qui permettent une osmose ? Dans le fascicule glissé dans le digipack, Katherina Bornefeld dit, malgré ses premières appréhensions, le public du Bimhuis très ouvert quand Andy Moor se souvient qu’il y réalisa qu’il pouvait en découdre avec des improvisateurs d’importance (Wolter Wierbos, premier de tous).

The Ex en concert, c’est souvent un The Ex augmenté – et, en conséquence, des chansons revues. Par Wierbos, notamment, dont le trombone en rehausse les âpres rengaines (Shopping Street), Baars, aussi, et puis Steve Beresford, Han Bennink, Phil Minton, John Butcher, Peter Evans, Mats Gustafsson… La prise de son n’est pas toujours irréprochable (le début des années 1990 est déjà loin), mais quand elle permet de relativiser les brouillons, la magie opère : alors, tournent les bourdons multipliés de Symphony for Machines, la chanson-scansion de Lale Guma et, avec Getatchew Mekuria, le swing de Shellelle.

The Ex at Bimhuis, c’est aussi une suite d’instants présents d’un groupe en perpétuel devenir – ou comment le départ de G.W. Sok transforme un trompettiste en vocaliste qui renouvelle : ainsi, la voix d’Arnold de Boer devrait-elle résonner encore, et même souvent, sur la scène du Bimhuis.  

The Ex : At Bimhuis (1991-2015) (Ex)
Enregistrement : 1991-2015. Edition : 2015.
2 CD : CD1 : 01/ Flutes Tale 02/ Shopping Street 03/ Pretty Cattle Office 04/ Lied der Steinklopfer 05/ Invitation to Dance 06/ Kimmel 07/ Sonic Broom 08/ The Early Bird’s Worm 09/ Ex Guitars’n’Han 10/ Kat’n’Han 11/ Dear House 12/ New Clear Daze 13/ Oh Puckerlips Now – CD2 : 01/ Symphony for Machines 2/ Gronings Liedje 03/ Suction Prints 04/ Lale Guma 05/ Shellelle 06/ Abbay Abbay / Aynamaye Nesh 07/ Aha Gedawa 08/ Bourgeois Blues 09/ 24 Problems 10/ Every Sixth Is Cracked 11/ Gondar
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Guy Darol : Outsiders (Le Castor Astral, 2014)

guy darol outsiders

La clef de ce recueil de portraits est à trouver dans l’évocation que fait Guy Darol, son auteur, de The Shaggs, trio de musiciennes imprécises motivées par la volonté d’un père. Ainsi, pages 371 à 374, remarque-t-on une vive prose delteillienne, une recommandation de Frank Zappa – dont Darol est spécialiste et qui plaçait The Shaggs au-dessus des Beatles – et une référence au critique Irwin Chusid, qui tenait le trio pour les « Godmothers of Outsider Music ».



Outsider Music comme il existe un Oustider Art (Darol fait d'ailleurs souvent référence à Adolf Wölfli, au Facteur Cheval, à Gaston Chaissac…) – Graeme Revell n’avait-il pas baptisé son label Musique brute ?… – soit : une musique de la marge – … et Sub Rosa, plus récemment, initié une série Music in the Margin ? – et du déséquilibre, concept-ou-presque qui s’applique en effet aux Shaggs, mais non pas à tous les musiciens loués ici.

C’est qu’il y a d’autres portes derrières lesquelles différents « outsiders » se bousculent : loosers magnifiques ou winners oubliés – après tout, les premiers seront les derniers, dit Jesus II –, estafettes aux messages nébuleux ou morosophes reclus, mauvais coucheurs de songwritters ou (artificiellement ou non) haut perchés incapables de compromis, loufoques aux goûts peu assurés ou beaux renonçants enfin, bref : fous musicaux, suicidés parfois, qu’André Blavier aurait pu recenser.



A la place de Blavier, c’est Darol qui phrase et ranime énergumènes sur le fil (Syd Barrett, Tim Buckley, Kenneth Higney, Jandek, Bill Fay, Kevin Ayers, Daevid Allen...) et autres inventifs pathologiques (The Godz, Richard Pinhas, Moondog, Joe Meek, Eugene Chadbourne, GG Allin...). Et si les 80 trompe-la-mort en question sont à recommander à des degrés divers, la prose de Darol leur assure une postérité toujours justifiée au son de genres (folk, rock, fluxus, free music, punk, no wave, performance, actionnisme…) aussi différents qu'eux.



Guy Darol : Outsiders. 80 francs-tireurs du rock et de ses environs (Le Castor Astral)
Edition : 2014.
Livre : Outsiders. 80 francs-tireurs du rock et de ses environs
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Giannis Aggelakas, Nikos Veliotis : Οι ανάσες των λύκων / Πότε θα φτάσουμε εδώ (All Together Now, 2005/2007)

giannis aggelakas nikos veliotis

En compagnie de Giannis Aggelakas (Trypes), Nikos Veliotis s’est plusieurs fois essayé à la chanson : ce que prouvent Οι ανάσες των λύκων (2005) et Πότε θα φτάσουμε εδώ (2007).

De cette chanson, on ignorera les paroles, plus précisément le sens, trouvant refuge plutôt dans le noir de boucles longtemps répétées, bercés par un archet lent : le folk dérangé de la première référence joue de répétitions et de dissonances qui profitent à notre apprentissage, en autodidacte, de la grecque antienne. Moins convaincant – les couleurs de la pochette nous avaient-elles prévenu ? –, l'enregistrement le plus récent compose lui aussi avec boucles et dissonances mais sur des thèmes par trop simples, et des arrangements bigarrés, voire pompiers. Le choix, d’autant plus facile à faire : du duo Aggelakas / Veliotis, on préférera l’album noir.

Giannis Aggelakas, Nikos Veliotis : Οι ανάσες των λύκων (All Together Now)
Edition : 2005.

Giannis Aggelakas, Nikos Veliotis : Πότε θα φτάσουμε εδώ (All Together Now)
Edition : 2007.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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P16.D4 : Passagen (Monotype, 2012)

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C’est à un projet complètement fou (donc nécessaire) que s’est attelé le label Monotype : la réédition de la discographie de P16.D4, groupe allemand qui sévit dans les années 1980 et fit grand bruit quels que furent la nature (électronique, électriques, cassettes, bandes) de ses instruments. Si l’on craint pour Monotype la catastrophe industrielle, on se réjouit d’une telle entreprise !

Car elle nous permet de mettre l’oreille sur des enregistrements labellisés Selektion qui étaient devenus rares et qui nous font un effet d’une rare modernité… Ralf Wehowsky (RLW), membre le plus endurant (si je puis m’exprimer ainsi), et ses comparses Roger Schönauer (RS), Ewald Weber (EW) et bientôt Stefan E. Schmidt (SES), pourraient en effet faire passer Throbbing Gristle pour un gentil groupe de hit parade. Dès Kühe in ½ Trauer, leur premier disque enregistré entre 1982 et 1983, tout est dit (ou presque) : instruments traditionnels (piano, guitares, synthétiseurs, orgues, voix…), loops rutilantes, cassettes réemployées à vau-l’eau, arrangent des atmosphères étouffantes : dans un blockhaus fermé à double tour, vous voilà spectateur des frasques des plus cinglés fantômes Dada. Malgré tout, les musiciens respectent encore un format court de chanson estampillé punk.

Après ce coup de maître, le groupe signe Distruct en retouchant des bandes de Merzbow (qui collaborera souvent avec le groupe), Smegma, De Fabriek, The Haters, Nurse with Wound ou encore du guitariste et saxophoniste Yoshiaki Kinno. P16.D4 y donne dans une sorte d’indus pour ensuite casser tous les codes, mis à part peut-être ceux de la musique concrète (il n’y a qu’à entendre le disque suivant, Nichts Niemans Nirgends Nie, et Bruitiste avec Alchim Wollscheid, l’un des Three Projects publiés par RRRecords et Selektion entre 1988 et 1990). Au diable les punks, donc, voici le temps venu des ingénieurs « studio » farfelus.

Comme pour faire le pont, mais a-posteriori, le gruppe concocte en 1987 Acrid Acme [Of] qui regorge de réutilisations d’enregistrements qui datent, eux, de 1981. On reprend des chansons punks et on les taille au cutter comme s’il s’agissait de vieux jean. Et les bouts qui tombent, on se les arrache aux cris de collages de bouts de chants de guitares ou de cymbales,, de déformations de sons d’orgues, de constructions tranchantes … La pratique est la même pour les morceaux que P16.D4 distribuera sur des compilations k7 publiées aux quatre coins du monde, morceaux compilés sur le disque Tionchor.

Pour terminer en beauté, le grand coffret contient un DVD (neuf vidéos de Markus Caspers et Horst Maus diffusés sur scène pendant les prestations du groupe + quatre films tiré des archives de Caspers qui montrent des inscription ou le tapage fait par des musiciens armés de marteaux ou chatouillant un piano ou les murs d’un studio…), un livret (qui reprend une histoire de P16.D4 publiée signée Dan Warburton pour Wire en 2005 et renferme des photos, des chroniques et les discographies de P16.D4 et RLW) et enfin 4 cartes cartonnées (à jouer puisqu’elles pourraient bien être des non-partitions, qui sait ?). Bref, de quoi tenir quelques mois en bonne et bruyante compagnie !

P16.D4 : Passagen (Monotype)
Enregistrement : 1982-1991. Edition : 2012.
5 CD + 1 DVD : CD1/ Kühe in ½ Trauer CD2/ Distruct CD3/ Nichts Niemand Nirgends Nie CD4/ Tionchor LP CD5/ Acrid Acme – DVD / Ethereal Ephemera
Pierre Cécile © Le son du grisli

andré_salmon_léon_léhautier

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Staer : Staer (Discorporate / Gaffer, 2012)

staer staer

Ce n’est pas un hasard si la bio du jeune groupe norvégien Staer donne d’abord le nom de son batteur (Thore Warland) et seulement ensuite ceux de son bassiste (Markus Hagen) et de son guitariste (Kristoffer Riis). Non parce que la technique et l’endurance de ces-derniers souffrent la comparaison avec celles de l’homme des fûts, mais parce que la musique de Staer (que l’on pourra ranger, comme celle de Zu à qui le trio peut faire penser, sous les étiquettes rock, punk, free ou que sais-je improv hardcore) est de celles qui marchent à moteur.

Warland insiste bien pour qu’on comprenne et il n’arrête pas de marteler sur le champ d’expérimentation du groupe, où tout intrus (c'est-à-dire nous tous) se verra condamné à prendre un coup en guise de bienvenue. Mais ensuite, Staer lui réservera le meilleur, que ce soit un tourbillon de riffs et d’effets saturés ou des rythmes enrayés et des basses anesthésiantes. A son réveil, la tête lui tourne, mais ce n’est pas peu réjouissant et il en redemande ! 

EN ECOUTE >>> French Erotique

Staer : Staer (Discorporate / Gaffer)
Edition : 2012.
CD (Discorporate) / LP (Gaffer) : 01/ Det Är Nyar, Jävlar 02/ I Roll With Creflo 03/ Sex Varnish 04/ French Erotique 05/ Fluorescent Spots / Holiday Car 06/ Dr. Life
Pierre Cécile © le son du grisli 2013

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