Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Jason Sharp : A Boat Upon Its Blood (Constellation, 2016)

jason sharp a boat upon its blood

La dernière fois que j’ai écouté un CD Constellation, c’était un Coin Coin de Matana (et encore, j’avais été forcé). Mais la dernière fois avant cette dernière fois là ça devait encore être dans les années 1990. J’ai pris du retard, d’accord, mais je ne compte pas le rattraper. Ceci étant, en déballant A Boat Upon Its Blood (inspiré par le poète Robert Creeley) du touche-à-tout Jason Sharp qui sévit aussi dans le Land of Krush de Sam Shalabi, j’étais quand même curieux…

Je ne sais pas grand-chose de ce Sharp canadien et en cherchant à en apprendre eh bien j’apprends qu’il est joueur de saxophones (basse et baryton), qu’il a improvisé sur scène avec Malcolm Goldstein ou Lori Freedman et a joué en première partie de Peter Brötzmann ou David S. Ware. Ce qui fait que je m’attends en gros à un Colin StetGustafsson de plus (en fait, je me rends compte que j'ai entendu pas mal de disques Constellation ces derniers temps ! sorry).

Or voilà que non. Le cœur amplifié (oui oui), Sharp échange son sax de temps en temps pour un synthé ou alors il le plaque à une caisse claire tenue à la verticale pour faire tout autre chose. Une sorte de musique psychédélique, très rythmée (par des basses profondes) et parfois bruyante, qui tient autant du minimalisme dronant que du post-rock le plus abrasif. En prime, on a la pedal steel guitar de Joe Grass, le violon de Joshua Zubot, les micros de l’Architek Percussion et la drum machine de Jesse Zubot. Malgré le trop de violon(sss) sur la fin, ça valait bien le coup de retrouver l’écurie Constellation.

a boat upon its blood

Jason Sharp : A Boat Upon Its Blood
Constellation
Edition : 2016.
CD / LP / DL : A Boat Upon Its Blood
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Going : II (Silent Water, 2015)

going II machinery

Difficilement déchiffrable, la pochette du second disque de Going signifie peut-être II dans le langage de celui qui emmène le projet, Giovanni Di Domenico (ici au Fender Rhodes). Avec lui, une jeune femme aux claviers (Pak Yan Lau) et puis deux batteurs (João Lobo et Mathieu Calleja).

D’allure plutôt lente, l’improvisation joue de simples répétitions puis de séquences qui se fondent lorsqu’arrive le moment d’une diversion instrumentale (ici une fioriture à l’orgue, là une accélération d'une des batteries…). Un new age à la Tangerine Dream – sur le premier disque de Going, l’influence du krautrock était plus marquée – que vient chahuter l’écho du premier post-rock : c’est en somme la première face du disque.

Sur la seconde, plus enlevée, le groupe se fait plus bavard, tourne un temps en rond sur un prétexte modal, puis lâche un peu de lest pour revenir à un minimalisme répétitif plus convaincant : à force de nouvelles répétitions, Going perce la matière et s’y engouffre : c’est alors là qu’il faut l’entendre.

going ii

Going : II (Machinery)
Silent Water
Enregistrement : 2013. Edition : 2015.
LP : A/ Red Machinery – B/ Blue Machinery
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Erland Dahlen : Blossom Bells (Hubro, 2015)

erland dahlen blossom bells

Collectionneur invétéré de tout ce qui touche aux percussions, Erland Dahlen a nommé son second essai Blossom Bells, du nom d'un ensemble de cloches chromatiques créé par le fameux Pete Engelhart – et elles jouent un rôle central sur le disque.

Si on passera poliment sur l'inaugural Snake, les choses s'animent vraiment sur Pipe. Hyper-impressionnant de bruit et de fureur, le titre renvoie 90% de la production du post-rock (encore !) à la poubelle. Tel du Mogwai qui aurait mangé The Bell Laboratory (sans Pantha du Prince), ça dépote sauvage. Du coup, le retour au faux calme précaire de Knife fait bizarre, mais passé le stade de l'accoutumance, ces airs-fantômes de Pink Floyd électrisé font bien plus que le boulot. Et ce n'est pas fini, car il reste un Hammer qui secoue bien le prunier, avec cependant une finesse relative, et un morceau-titre où un thérémin détroussé par des bandits de grands chemins dévoie avec moult louvoiements une certaine idée de la fanfare de rue.



Erland Dahlen : Blossom Bells (Hubro)
Edition : 2015
CD : 01/ Snake 02/ Pipe 03/ Knife 04/ Iron 05/ Hammer 06/ Blossoms Bells
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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HMS : þrie (Small Scale Music, 2015)

hms þrie

Comme leurs morceaux (si ce n’est encore moins qu’eux) les HMS de Port Richmond (Joe Houpert, Nathan McLaughlin, Steve Perrucci et Erich Steiger) sont lents, notamment à enchaîner les disco-références. Alors qu’en 2010 et 2011 sortaient les « albums » Cascade et Revolutions, le suivant, þrie (entre « prie » et « brie », les musiciens n’ont donc pas choisi !), vient tout juste d’être publié.  

Ce n’est pas moi qui me plaindrais de ce slow recording (ou slow releasing, puisque les quatre impros de la cassette datent de 2011 – ce qui nous amène à penser que, peut-être, le groupe n’existe plus alors que déjà ce groupe n’en est pas un mais un « projet collaboratif » comme les HMS le soulignent eux-mêmes enfin sait-on jamais attendons des nouvelles d’eux dont hier encore nous ignorions tout)… D’autant que je n’ai maintenant que deux albums de retard.

Et ce retard, je compte bien le rattraper, parce que cette musique instrumentale à fort clavier et légère batterie (mais où on sent aussi des basses cordes électriques et des ustensiles électroniques) fait un effet que l’on qualifiera de « bœuf ». Une improv' qui tire sur l’ambient, le post-rock et l’expé (oui, que de diminutifs) avec autant de tact, et prête en sus à décorner le bœuf dont j’ai déjà parlé, c’est rare et ça fait du bien.

HMS : þrie  (Small Scale Music)
Enregistrement : 16 juin 2011. Edition : 2015.
K7 : A1/ An A2/ Twegen – B1/ þrie B2/ Feower
Pierre Cécile © Le son du grisli

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La Morte Young / Drone Electric Lust : Split (Dysmusie, Doubtful Sounds..., 2015)

la morte young drone electric lust split

Le vinyle que se partagent La Morte Young et Drone Electric Lust – deux supergroupes : Talweg / Sun Stabbed / Nappe contre Kjell Runar Jenssen, Lasse Marhaug, Per Gisle Galåen et Fredrik Ness Sevendal – requit les efforts d’un superlabel – six, s’il faut être précis : Doubtful Sounds, Apartment, Dysmusie, Pica Disk, Killer, Up Against the Wall, Motherfuckers!

Déjà, la tête vous tourne, et c’est maintenant le disque : lentement, un tambour régulier (dont les soubresauts marqueront les séquences de la « longue marche ») et des guitares qui rôdent mettent au jour les éclats aigus d’une voix qui ne demande qu’à gronder – la cage d’Erle n’est-elle pas faite de cordes-clôtures électriques ? Dans un magma plongée enfin, les drones ont obtenu leur revanche : la litanie n’est qu’un lointain souvenir. Mais on sait que l’avenir de La Morte Young n’est envisageable qu’en métamorphose : toute voix dehors ?

Un accordéon, enregistré sans doute, vacille sous les coups d’une batterie : est-ce lui qui s’occupera du bourdon dont Drone Electric Lust a, depuis le milieu des années 1990, fait son affaire ? Enterré par un autre double de guitares – qui rôdent, elles aussi, et chaloupent même –, on ne l’entendra plus : sur un swing lynchien, une voix perce qu’on tentait d’étouffer. Rabattu, le drone : c’est là une ballade de carnaval des âmes. L’étrangeté de la chose épouse celle de l’autre : davantage que le rapprochement, sur un même disque, de deux groupes qui opposent à leurs fortes guitares et batteries d’impénétrables vocalises, ce Split donne à entendre les deux faces d’une même, et transcendante, irritation.     

La Morte Young / Drone Electric Lust : Split (Doubtful Sounds / Apartment / Dysmusie / Pica Disk / Killer, Up Against the Wall, Motherfuckers!)
Edition : 2015.
LP : A/ La Morte Young : Cortex the Killer – B/ Drone Elctric Lust : Stjerneskuddenes Natt
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Schnellertollermeier : X (Cuneiform, 2015)

schnellertollermeier x

La jeunesse suisse n’est plus ce qu’elle était. Cradolubriques, voici trois de ses représentants (Andi Schnellmann, David Meier et Manuel Troller derrière le beau nom-valise de Schnellertollermeier) qui s’emparent de la formule guitare / basse / batterie pour tranquillement suppurer sous cloche.

Quelle est la signification de cette expression, me direz-vous ? Rien de précis, comme la musique du trio, qui débute hardcore (la première plage, X, reproduite ci-dessous, est de loin la plus intéressante de toutes) pour donner dans le post-rock avec des bouts de metal dedans. Certes, il y a là une efficacité, et on est heureux de tomber sur des passages de « recherche » plus expérimentale entre les gimmicks, les glissandi à la truelle et les larsens. Mais l‘esprit garage sied-il à nos Suisse ? Pas sûr, avec un peu de recul on s’aperçoit que tout est bien propre sous la couche de graisse active…



Schnellertollermeier : X (Cuneiform / Orkhêstra International)
Edition : 2015.
CD : 01/ X 02/ Backyard Lipstick 03/ Riot 04/ Sing for Me 05/ Massacre du printemps 06/ /// ///
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Andrea Belfi, David Grubbs, Stefano Pilia : Dust & Mirrors (Blue Chopsticks, 2014)

andrea belfi david grubbs stefano pilia dust & mirrors

La recette serait toujours la même si ce n'est qu'aux fourneaux les popotiers (Stefano Pilia aux guitares et Andrea Belfi à la batterie et aux electronics), dit-on, tourneraient ? Bien, bien… Mais les popotiers en question ne suivent-ils pas le rythme du chef David Grubbs ?

Au menu de Dust & Mirrors (qui suit de quelques années l’enregistrement par le même trio d’Onrushing Cloud) le post-rock alambiqué dont l’Américain a fait sa marque. Des gimmicks de guitares et des arpèges (claires en règle générale mais qui pourront saturer un peu) renverront aux belles heures de Gastr del Sol tout en continuant de traquer l’instrumental (ambiantique, bruitiste, déluré…) qui cherche ses mots ou la chanson-puzzle.

Dans la lumière italienne brillent les mille facettes des compositions de Grubbs. Sept plages (pour sept collines ?), mais combien de refrains et de couplets cachés dans ces valses d’autistes qui ont tout compris des secrets du monde ? Peut-être autant que Dust & Mirros trouvera d’auditeurs.



Andrea Belfi, David Grubbs, Stefano Pilia : Dust & Mirrors (Blue Chopsticks / Souffle Continu)
Edition : 2014.
CD / LP : 01/ Charm Offensive 02/ Brick DUst 03/ Cool Side of the Pillow 04/ The Distance, Cut 05/ Ambassador Extraordinaire 06/ The Headlock 07/ Foamy Originale
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Arnold Dreyblatt, Megafaun : Appalachian Excitation (Northern Spy, 2013)

arnold dreyblatt megafaun appalachian excitation

Si Jim O’Rourke signe les courtes notes de pochette d’Appalachian Excitation, est-ce que le folk moderne de Megafaun et l’excentricité minimaliste d’Arnold Dreyblatt – ancien élève de Pauline Oliveros, La Monte Young et Alvin Lucier, qui dut souvent inventer les instruments capables de donner corps à son invention sonore – ont su y trouver un équilibre ?

A l’ « excited String Bass » (qui pourra nous renvoyer à l’Orchestra of Excited Strings qu’il fonda à la fin des années 1970), Dreyblatt s’applique en compagnie du jeune trio (lui aussi obnubilé par les cordes : guitares, banjo, basse, mandoline…) à une musique aux mélodies simples qui pêche en différents lacs (post-rock, folk, pop, drone…). Si quelques sonorités relèvent l’ensemble et si l'on trouve même un certain plaisir à entendre cet étrange Edge Observation qui croise bourdons, harmoniques et parasites, l’essentiel de l’ouvrage se satisfait de marches aux idées minces mais exploitées jusqu’à la corde. Des longueurs, en conséquence, et lorsqu’une idée se concrétise, voici que Dreyblatt et Megafaun l’abattent comme d’autres assomment la truite.

écoute le son du grisliArnold Dreyblatt, Megafaun
Home Hat Placement

Arnold Dreyblatt, Megafaun : Appalachian Excitation (Northern Spy)
Enregistrement : 10 septembre 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Recurrence Plot 02/ Home Hat Placement 03/ Edge Observation 04/ Radiator
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Aaron Moore, Thierry Müller : Today Is Yesterday’s Tomorrow (Three:Four, 2012) / Courtis, Moore : Courtis/Moore (Earbook, 2012)

aaron moore thierry muller today is yesterdays tomorrow le son du grisli

A lire la discographie qu’Aaron Moore a signé en dehors de Volcano the Bear, on trouve des duos bien pensés qui contraignent cette collaboration avec Thierry Müller (d'Ilitch) à se montrer à la hauteur. C’est aussi frétillant que tremblant pour eux qu’on dépose le diamant sur la première face du (double !) vinyle…

Tout commence sur un air de post-rock mais un air de quelques secondes seulement. Car une clarinette basse se lève qu’un drone suit qu’une guitare suit que des trompettes suivent : tout s’enchaîne plutôt lentement et fait pencher l’enregistrement vers l’atmosphérique expérimentale. Fondu enchaîné : du mélancolique replié sur lui-même, des mélodies avortées de guitares avortones ou de grand piano opportun. On l’a vite comprend, Moore et Müller n’ont pas dans l’idée de défendre une esthétique ou même un disque cohérent. Ils sont là pour jouer et jouent et se déguisent, singent Gastr del Sol, Merzbow, Sonic Youth, Broken Social Scene, Mark Hollis

Au diable les compositions complexes, bonjour les citations et les clins d’œil (jusqu’à un ethnofolk tout moisi ou une pop qui ferait passer les productions K Records pour des gargouilles gothiques, qu’importe enfin !). Today Is Yesterday’s Tomorrow est le titre qu’il fallait : il explique ce qu’il est possible à deux musiciens de faire avec pour (presque) seul matériau leurs références et leurs envies de s’amuser. Maintenant, faudra-t-il que l’auditeur ait les mêmes références et les mêmes envies pour goûter les délires libertaires du duo ? A voir…

EN ECOUTE >>> Today Is Yesterday's Tomorrow

Aaron Moore, Thierry Müller : Today Is Yesterday’s Tomorrow (Three:Four / Souffle Continu)
Enregistrement : 2009-2011. Edition : 2012.
2 LP : A1/ Absolute Returk A2/ Cybèle était si belle A3/ Le secret des pieds A4/ Olivia is Thinking – B1/ The Helicopter of the Beast – C1/ Absolute Divorce C2/ Fantocomon C3/ The Slits Runner C4/ Are you in a Plane ? – D1/ The Lost Interstellar Tourist D2/ I Swan You D3/ Meurtre parfait
Pierre Cécile © Le son du grisli

anla courtis aaron moore courtis moore

Enregistré en concert en février 2009, Courtis/Moore fait suite à Brokebox Juke sorti sur le label No-Fi. Comme si la présence de Courtis étouffait les penchants pour la pop (expérimentale ou non) de Moore, le CD bâtit son propos sur des drones, des résonances, des instruments à vent qu’on dirait imaginaires (sur l’irrésistible P=1) et encore des guitares qui en promettent en distorsions et chants électriques. Tout autre chose donc. Moins facile et encore plus convaincant !

Anla Courtis, Aaron Moore : Courtis/Moore (Earbook)
Enregistrement : 2009. Edition : 2011.
CD/ 01/ E=1 02/ P=1 03/ P=2 04/ L=2 05/ L=1
Pierre Cécile © Le son du grisli

ff

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Watercoloured Well : Arsonist’s Rebirthday Audition (Monochrome Vision, 2012)

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Après un concert, huit Allemands que l’art torture  (Brandstifter, Ronnie Oliveras, Dirk Huelstrunk, Tanja Roolfs, Daniel Voigt, Johannes Lauxen, Mr. Ebu & Barbara Rössler) improvisèrent jusqu’à plus soif. Arsonist’s Rebirthday Audition rapporte l’expérience de musique et d’éthylisme que signent les… Watercoloured Well.

Le tout commence sur une rythmique étrange et un faux-air de post-indus pour aller ensuite voir du côté d’une ambient rock expérimentale (ou d’un krautrock planant, au choix) puis vers une ambiance de train fantôme où des larsens et des notes de synthé sortent des cercueils  plantés à la verticale. Tout à coup, un drone ajoute au mélange un je ne sais quoi d’indian vibes. Une pincée de basse donne à la préparation une couleur noire et c’est Earth ou Sun O))) qu’invoquent les membres – sont-ils encore huit à l’heure qu’il est ? – de Watercoloured Well. En deux mots ? Foutraquement plaisant.

Watercoloured Well : Arsonist’s Rebirthday Audition (Monochrome Vision)
22 janvier 2011. Edition : 2012
CD : 01/ Gathering 02/ 100-01 - Feedback 03/ All Songs All Time 04/ Cosmic Kisses 05/ Backdrift Gallow 06/ Bottle Fight - Perfect Bird 07/ Cosmic Interlude-Gently Down
Pierre Cécile © Le son du grisli

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