Le son du grisli

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Julie Tippetts, Martin Archer : Ghosts of Gold (Discus, 2009)

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L’écho détourné d’une clarinette basse ; un rythme synthétique entêtant ; des voix parlées, chuchotées, chantées ; des mélopées sans fin ; un dépouillement nacré ; voici quelques petites choses offertes par Julie Tippetts & Martin Archer.

Les poèmes de Julie Tippetts ont été écrits entre 1994 et 2004 et les voici aujourd’hui mis en espace(s) par Martin Archer, producteur inspiré et inspirant. Chaque pièce existe autonome et dépouillée, conçue autour et pour la voix-guide de Julie. Rien n’est surchargé et le trouble, le scellé, n’ont pas leur place ici. Délestés du superflu, attentifs, ouverts et gagnés de plein fouet par le duo, nous n’avons d’autre choix que de les suivre jusqu’au bout d’une nuit on ne peut plus idéale.

Julie Tippetts & Martin Archer : Ghosts of Gold (Discus / Instant Jazz)
Enregistrement : 2007 - 2008. Edition : 2009.
CD : 01/ Moonshine 02/ The Bear that Walks at Night 03/ Metamorphic Rocking 04/ Run Another Road 05/ The Winging 06/ The Brink 07/ Parchment Dust  08/ Rainsong 09/ Daydream & Candle-light 10/ Tightrope 11/ The Summons-Brittle Brimstone 12/ The Ghostly Apparition
Luc Bouquet © Le son du grisli

Archives Martin Archer
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Roy Nathanson : Subway Moon (Buddy's Knife, 2009)

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Le disque Sotto Voce avait permis au saxophoniste Roy Nathanson de mettre en musique quelques-uns de ses poèmes. Subway Moon lui offre aujourd’hui de les voir réunis dans un livre.

Au gré des pages, l’ouvrage révèle alors un musicien en quête d’autres – toutes figures rencontrées à Brooklyn, dans le métro et parfois à la surface – et, forcément, de soi, qui change par l’écriture un peu de sa réalité immédiate : interrogations humaines et souffrances amassées, remarques amusées ou maladies qui traînent. Le rythme, soutenu, transforme parfois l’exercice de lecture en scansions entêtantes jusqu’à ce qu’une image raccroche soudain le lecteur : évocation, par exemple, d’un autre que Nathanson juge être sa copie conforme, étranger lui faisant face dans un wagon et qui entame bientôt Sometimes I Feel Like a Motherless Child.

Par des voies détournées, Roy Nathanson en arrive donc à une littérature des origines : souvenirs et rapport au père révélés dans un plus long chapitre, à la sensibilité exemplaire – de celles qui savent profiter d’une dose suffisante de distance. Parce qu’il craint tout à coup, peut-être, de trop en dire sur lui, l’auteur bifurque et dit tout le bien qu’il pense de la musique de George Russell : autre ombre accaparante de sa réalité.

Roy Nathanson : Subway Moon (Buddy's Knife)
Edition : 2009.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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