Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Nuts : Symphony for Old and New Dimensions (Ayler, 2009)

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D’abord, le silence ou presque. Les échos lointains d’une musique des profondeurs, aux amples souffles immergés. Puis, lentement, le surgissement à la surface, comme perçant l’eau et brisant la glace, d’un lourd et lent vaisseau. C’est la nuit, assurément. Les premières heures du jour, peut être. C’est la musique de Nuts, ses premières minutes. C’est, autour de la contrebasse de Benjamin Duboc, deux batteurs et deux trompettistes. Soient les mélodiques et percussifs Makoto Sato et Didier Lasserre et les deux souffleurs enchanteurs Itaru Oki et Rasul Siddik. Mais nous reviendrons aux musiciens un peu plus tard, retournons à la musique.

Elle a déjà entamé son voyage et nous avec. Dans notre sillage, les fantômes des belles heures du free jazz des années fin 60 et 70. Comme alors, Nuts choisit de développer sa musique en de longues improvisations collectives qui malaxent puis agglomèrent la matière sonore pour fabriquer ces deux longs poèmes sinueux et accidentés que sont Movement One : Paths et Movement Two : Fields, qui proposent, en des flashs et des pauses enchâssés, les épisodes de gloire de la musique africaine américaine ainsi que les bribes d’un nouveau folklore. A la proue, l’aura de Don Cherry irradie et dévoile les pistes qui s’ouvrent, les reliefs (tantôt Paths, tantôt Fields) qui se découvrent. Au regretté musicien, l’équipage de Nuts emprunte d’abord la lettre : Symphony for Old and New Dimensions fait référence à l’album Symphony for Improvisers et au groupe Old and New Dreams. Mais du trompettiste, surtout, c’est l’esprit qui est convoqué le long de ce disque tout emprunt d’aventure et de sérénité.

Les cinq musiciens de Nuts ont beaucoup cheminé, cherché, voyagé pour enfin se trouver ce 5 février 2009 au Carré Bleu de Poitiers et offrir l’essentielle musique offerte ici. Symphony for Old and New Dimensions est le point de confluence de cinq fleuves bien distincts mais guidés tous par un même courant de curiosité et de liberté. Benjamin Duboc et Didier Lasserre sont deux musiciens français d’une petite quarantaine d’années, fidèles de l’Atelier Tampon Ramier et s’inspirant autant du jazz que de la musique contemporaine d’un John Cage. Les trois autres musiciens sont de la génération précédente et, américain tel Rasul Siddik ou japonais tels Makoto Sato et Itaru Oki, ont contribué à écrire les plus belles pages du free jazz.

A l’écoute de cette musique, forte des personnalités qui la jouent comme du collectif qui la fait couler de source, peut venir à l’esprit cette phrase bouddhiste : « Cakyamuni, dit le Bouddha, se saisit d'un morceau de craie rouge et, traçant un cercle, déclara : Quand des hommes même s'ils s'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents, au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. » Si vous écoutez ce disque, vous l’aimerez car il devait en être ainsi. Vous devriez vous retrouver, tout comme les cinq musiciens de Nuts s’y retrouvèrent heureusement, dans le cercle rouge où fut créée cette musique née du hasard et de la nécessité.

Nuts : Symphony for Old and New Dimensions (Ayler / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Movement One : Paths 02/ Movement Two : Fields
Pierre Lemarchand © Le son du grisli

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Nuts clôturera ce samedi soir l'édition 2010 du Festival Météo.

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Arto Lindsay : Invoke (Righthouse Babe, 2002)

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Invoke est l'élément perturbateur de la discographie d'Arto Lindsay. Un disque mal parti puisque son premier titre, Illuminated, est peut être celui qui a donné le meilleur exemple de la miévrerie constante qui conseille Lindsay sur deux à trois morceaux sur chaque disque – Over/Run sera l'autre morceau à regretter, production old school qui doit sans doute beaucoup à la grosse patte de Melvin Gibbs.

Mais le reste d'Invoke, comment dire ? Comme si l'inventivité s'emparait du corps maigre d'Arto Lindsay, le remue en coquille de noix au milieu d'un océan sévère, lui fait avaler des tasses de mélodies sans prétention mais fantastiques sur lesquelles il place son chanté-parlé avec un élégant recul. Cette même élégance le pousse à entonner des chansons de différentes natures : sur Predigo il renvoie Tom Zé dans ses cordes et ses accordéons, sur You Decide il se grime en Prince caribéen, sur Unseen il se noie littéralement sous des flots de dark électronique. Plus loin, c'est encore de la poésie sonore ou une bossa non-triste (Beija-Me qu'il interprète auprès du guitariste Vinicius Cantuaria).

Si Invoke est un disque pop, on parle ici d'une pop qui ressemble à ce que les disques de DNA et d'Ambitous Lovers furent au rock ou à ce que ceux des Lounge Lizards furent au jazz : des nuances savoureuses qui relativisent toutes les tables de la loi et qui font au final de grands albums de vulgarisation expérimentale.

Arto Lindsay : Invoke (Righthouse Babe)
Edition : 2002.
CD : 01/ Illuminated  02/ Predigo 03/   Ultra Privileged 04/ Over/Run 05/ Invoke 06/ You Decide 07/ In the City That Reads 08/ Delegada 09/ Uma 10/ Clemency 11/ Unseen 12/ Beija-Me
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Présent aussi au Festival Météo, Arto Lindsay y jouera ce samedi 28 août au côté du guitariste Jean-François Pauvros.

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Fritz Hauser : Pensieri Bianchi (Hat ART, 1990)

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Toujours une résonnance chez Fritz Hauser. Comme si le point d’impact n’était qu’un passage obligé avant la totale libération des fréquences. Fréquences très graves ou très aigues ; fréquences suspendues et jamais aléatoires. Chez Hauser, la résonnance est de proximité ou d’éloignement. Elle joue avec le contraste, s’en délecte.

Inutile d’insister sur la maîtrise du percussionniste. Le frisé est d’une précision diabolique, l’archet crisse et libère des harmoniques singulières, les baguettes sont ténues et légères, les balais cajolent des peaux extrêmement tendues, les gongs et cymbales frémissent d’une lenteur souveraine, la frappe n’est jamais comprimée mais toujours vibrante et fertile. Un disque à redécouvrir et à rééditer d’urgence.

Fritz Hauser : Pensieri Bianchi (Hat ART)
Enregistrement : 1990. Edition : 1990.
CD : 01/ Hexagon 02/ Silenzio rigido 03/ Volo notturno 04/ Heptagon 05/ Bianco ombroso 06/ Cerchio nero 07/ Quadrat 08/ Ballo delle strege 09/ Grigio lontano
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Fritz Hauser donnera un concert en solo ce samedi midi, 28 août, à la Chapelle Saint-Jean de Mulhouse dans le cadre du Festival Météo.

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Maja Ratkje : River Mouth Echoes (Tzadik, 2008)

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Avant Ballads avec John Hegre ou avant les concerts avec Joëlle Léandre, il y eut Spunk pour Maja Ratkje. Après le groupe et après les duos, il y eut aussi divers enregistrements dont ceux des six pièces de River Mouth Echoes.

Sur ces six morceaux, Maja Ratkje ne joue pas toujours : elle peut s’effacer au profit de l’Oslo Sinfonietta ou d’une section de viols du nom de Fretwork. Quand elle participe à l’interprétation d’une de ses œuvres, elle joue de « processings » ou chante, seule ou avec les saxophonistes Rol-Erik Nystrom et Torben Snekkestad, le contrebassiste Hakon Thelin ou l’accordéoniste Frode Haltli.

C’est pourquoi River Mouth Echoes adopte une posture étrange puis une autre : Maja Ratkje écrivit pour ce faire un dialogue de larsens – des oscillateurs déversent des chants de sirènes folles – ou une rencontre tripartite entre instruments acoustiques dégénérés. De ses troubles, Maja Ratkje fait des paysages habités par des parasites fantasmagoriques. De ses certitudes, elle compose un nouveau baroque, ascensionnel, ou adresse un clin d’œil à Meredith Monk le temps d’un poème criard. Pour tout cela, on ne peut qu’aimer l’esprit frappeur de Maja Ratkje

Maja Ratkje : River Mouth Echoes (Tzadik / Orkhêstra International)
Edition : 2008.
CD : 01/ Øx 02/ Essential Extensions 03/ Wintergarden 04/ River Mouth Echoes 05/ Waves IIB 06/ Sinus Seduction (Moods Two)
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Après avoir donné hier un concert en solo, Maja Ratkje se produira au Festival Météo ce vendredi 27 août au sein de Spunk.

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Paal Nilssen-Love, Anders Hana : AM/FM (PNL, 2010)

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Ne cessant plus de trahir un faible pour le duo (récemment encore en compagnie de Sten Sandell ou Frode Gjerstad), Paal Nilssen-Love décida d'une autre sorte de confrontation sur AM/FM

Sous médiator, la guitare électrique d'Anders Hana obéit d'abord aux frottements rapides et passe de vociférations bruitistes en précipitations sonores étouffées ; et puis, justement au moment où l'on commençait à craindre la surenchère démonstrative voire l'échange mâle, la rencontre emboîte le pas plus lent d'une musique grave : sous les coups de balais, Hana compose des déflagrations à partir de grondements ou de sifflements et puis s'empare d'un archet. Autrement frénétique, la méthode épouse les contours abrupts d'une rythmique éclatée et rapproche deux pratiques tempétueuses sur un peu plus de trente minutes : soit, la durée idéale, c'est à dire celle au delà de laquelle concilier de telles ferveurs n'est presque plus possible.

Paal Nilssen-Love, Anders Hana : AM/FM (PNL Records)
Edition : 2010.
CD : 01/ AM/FM
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Ce vendredi 26 août, Paal Nilssen-Love pourra être entendu aux côtés notamment de Mats Gustafsson en The Thing augmenté au Festival Météo.

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Berlin-Buenos Aires Quintet : Berlin-Buenos Aires Quintet (L'innomable, 2010)

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L'une des particularités du Berlin-Buenos Aires Quartet est de compter deux pianistes, dont une œuvrant à l'intérieur de son isntrument : Andrea Neumann. L'autre, à peine plus conventionnel, est Gabriel Paiuk. Restent donc trois places : attribuées à Robin Hayward (tuba), Lucio Capece (saxophone soprano et clarinette basse) et Sergio Merce (saxophone ténor et machines).

Datant de 2004, la rencontre avait pour cadre le Goethe Institut de la capitale argentine : là, le quintette d'exception se sera accordé sur un développement musical sorti du silence de toutes origines. Mécanique de cordes et de bois contre râles engoncés en instruments à vents, déflagrations électroniques passagères et rivalités d'aigus multiples et de silences prégnants, graves étouffés de piano respectant des distances longues comme dix bras mis bout à bout. Les heurts sont inévitables – conséquences de tensions sous-jacentes – mais passagers : les aigus de Merce emportent les derniers soupirs. Le silence véritable peut suivre, mais il lui manque désormais quelque chose.

Berlin-Buenos Aires Quintet : Berlin-Buenos Aires Quintet (L'innomable)
Enregistrement : 2004. Edition : 2010.
CD-R : 01/ Berlin-Buenos Aires Quintet
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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La pianiste Andrea Neumann jouera ce jeudi soir aux côtés de Sophie Agnel, Bertrand Gauguet et Benjamin Maumus, dans le cadre (de piano) du Festival Météo.

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Tomaž Grom, Seijiro Murayama : Nepretrganost (Sploh / L'innomable, 2010)

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En compagnie de Tomaž Grom, contrebassiste slovène inquiet de techniques instrumentales étendues, Seijiro Murayama improvisait l'année dernière cinq pièces consignées sur  Nepretrganost.

A Kranj, le percussionniste redisait donc son intérêt pour les échanges faits autant de concentration que d'écoute et allant d'expressions mesurées en imprécations accoucheuses d'atmosphères. A côté de Murayama, Grom démontre d'un archet timide et puis prend ses distances : en périphérie instrumentale, le contrebassiste oppose aux gestes endurants de son partenaire des bruits parallèles et des chants parasites. A son habitude, Murayama agit et quelques fois réagit : ayant décidé de la ligne du parti improvisé en amateur de drone, il pourra donner de la voix et lever d'inattendus et beaux reliefs. L'ensemble, délicat, est sans arrêt confronté à la possibilité d'un silence. De cette possibilité qui tient souvent lieu de promesse, Nepretrganost, comme beaucoup d'enregistrements récents de Murayama, profite sans arrêt.

Tomaž Grom, Seijiro Murayama : Nepretrganost (Sploh / L'innomable)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Ena 02/ Dva 03/ Tri 04/ Stiri 05/ Pet
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Seijiro Murayama et Tim Blechmann, duo récemment entendu sur 347, improviseront ce mercredi 25 août dans le cadre du Festival Météo.

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Phil Durrant, Thomas Lehn, Radu Malfatti : Beinhaltung (Fringes, 1999)

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Ombres furtives, accrocs dans le tissu nocturne, lointaines promesses d’orages, craquements ténus et rideaux glissant sur d’autres espaces : Beinhaltung (Bein-haltung ou Be-inhaltung ? le n°20 de la revue Peace Warriors l’expliquait) est un disque secret, dont l’audition même crée une tension dans l’air ; un disque devenu tout aussi rare – 400 exemplaires très élégamment présentés – qu’influent (pour ne pas dire imité), enregistré en 1996 et 1997. Si le trio fournit ensuite, chez Erstwhile, le volume intitulé Dach, il semble bien que la magie n’était plus la même… Elle se prolonge aujourd’hui, autour de Malfatti, avec les superbes duos Going fragile (avec Mattin, label Formed) et Imaoto (avec Klaus Filip, label Erstwhile)…

Lambeaux de rêves corrodés : Phil Durrant (violon – qu’il a aujourd’hui troqué pour un laptop) ; feux d’artifice de poche, effilochés : Thomas Lehn (synthétiseur analogique) ; feulements épars, délicieusement façonnés : Radu Malfatti (trombone) ; leur art commun d’habiter le silence fascine, et son effet perdure ; le disque arrêté, l’écoute continue.

Souvenir : printemps 2000, à Nancy (Lillebonne), j’assiste à un concert du groupe. Une tribune métallique a été installée, grinçant de tous côtés sous le poids du public qui finit par s’en amuser ; on s’en agace sur scène – que Malfatti quitte, en espadrilles – et dans les gradins – un spectateur se dresse pour sermonner ses congénères, on le rembarre à juste titre –, une trêve est exigée avant que le trio ne reprenne place… très finement accompagné par la structure sonore qui a, oui, son mot à dire. Heureux l’organisateur d’un concert de la sorte, aussi riche d’événements ! Honnis les suiveurs (poseurs & causeurs) de musiciens de cette trempe !

Phil Durrant, Thomas Lehn, Radu Malfatti : Beinhaltung (Fringes)
Enregistrement : 1996-1997. Edition : 1999.
CD : 01/ Beinhaltung 1 02/ Beinhaltung 2
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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Radu Malfatti et Klaus Filip se produiront ce mercredi 25 août à Mulhouse dans le cadre du Festival Météo. Plus tard dans la journée, Thomas Lehn investira le Noumatrouff en compagnie du pianiste Frédéric Blondy.   

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Peter Evans : The Peter Evans Quartet (Firehouse 12, 2007)

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Difficile de trouver un genre qui convienne vraiment pour décrire la musique de ce Peter Evans Quartet que le label Firehouse 12 produisait en 2007. Le premier disque sorti sous le nom du trompettiste parle en effet de jazz, de rock et même de bruitisme.

Chacun des membres du quartet est responsable : Brandon Seabrook (guitare & électronique), Tom Blancarte (basse, écoutez-là répéter son unique note sur Bodies and Souls) et, last but not least, Kevin Shea (batterie) qui n'arrête pas de fouetter pour que la sauce prenne. Et bien sûr elle prend et nappe l'ensemble, qui dépasse tout ce qui a pu nous être présenté jusqu'à aujourd'hui sous l'étiquette « jazz rock ». Même la façon de découper les plages du CD se montre provocante : cutés à l'emporte-pièces, les morceaux vous laissent sur votre faim avant de vous embarquer ailleurs. C'est jeune et fou, et Peter Evans a démontré depuis qu'il l'était toujours autant.

Peter Evans : The Peter Evans Quartet (Firehouse 12 / Instant Jazz)
Enregistrement : 10 et 11 février 2007. Edition : 2007.
CD : 01/ !!!!! 02/ Bodies and Souls 03/ How Long 04/ Tag 05/ Frank Sinatra 06/ Iris 07/ The ¾ Tune
Pierre Cécile © Le son du grisli

aPeter Evans et Kevin Shea se produiront ce mardi 24 août à Mulhouse, dans le cadre du Festival Météo, au sein d'un autre quartette : Mostly Other People Do the Killing. Le même Peter Evans pourra être entendu le jeudi 26 au sein d'un The Thing renforcé.   

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