Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Wols : Unframe (Pingipung, 2011)

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Le nom Wols tient d’une double origine. Alias du peintre allemand Alfred Otto WOLfgang Schulze, le patronyme du duo russe fait également référence à son passé techno. Aujourd’hui ralentie (SLOWed down en anglais), tout en demeurant marquée par le kick en 4/4, la conception mise en place par Evgeny Shchukin et Alexander Tochilkin s’inscrit aujourd’hui dans une veine davantage IDM – et oui, la bête Aphex Twin fait encore des émules.

S’il serait présomptueux de marquer du sceau du génie les quatorze tracks d'Unframe (à commencer par le morceau-titre), l’ensemble demeure de très belle facture. Au-delà de quelques scories mineures (le spoken word sur Geek Rudohop), quelques traits de bravoure ponctuent de belle manière l’objet. Hommage dynamique aux Boards of Canada (Justma, Fractals…) ou à la techno berlinoise (le très réussi Liquid Meets Discrete), effets liquides cosmiques à la Leila (Bathyscaphe Finds A Music Box) ou dub jazz à la Abraxa (Hereinafter), les occasions de se pâmer ne manquent pas.

Wols : Unframe (Pingipung - Kompakt / Amazon)
Edition : 2011.
CD / LP / Téléchargement : 01/ Unframe 02/ Araamu's Army Vs Our Sneakers 03/ Geek Rudohop 04/ Justma 05/ Liquid Meets Discrete 06/ Bathyscape Finds A Music Box 07/ Fractals Chaos Power Laws 08/ Hereinafter 09/ Damage (Rework) 10/ Half Ain't Enough 11/ Taluppa Kids 12/ Subland Hike 13/ International 14/ Shiny Headway Endrhyme
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Raoul Sinier : Tremens Industry (Ad Noiseam, 2009)

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Qu’il publie sous le pseudonyme de Ra – l’excellent Ev.Panic Redone – ou sous son propre blaze, Raoul Sinier demeure toujours aussi passionnant, en dépit de fausses apparences qui, de loin et distraitement, ne laisseraient penser qu’à un énième avatar de la French Touch sous haute influence krautrock.

Bien entendu, l’influence de la scène électronique germanique des seventies demeure présente, tout en s’élevant au-dessus du panier de crabes. Elle imprègne de ses tournoiements synthétiques le morceau d’ouverture, l’entêtant Overthoughts. La suite s’évade du côté de l’IDM, dont la première initiale n’a jamais si bien porté son intelligence. Eprise d’Autechre et de breakbeats, elle invite les galaxies Warp et Rephlex au banquet des meilleurs électroniciens rythmiques de notre planète. Ailleurs, d’autres échos plus familiers de Depeche Mode s’incrustent subrepticement – cela relève presque de l’anecdotique – tout en n’interférant jamais avec l’esprit farouche et sombre des treize morceaux. Que les derniers pignoufs encore fans de tous les Justice de la planète doivent s’empresser d’écouter (ou de regarder en DVD).

Raoul Sinier : Tremens Industry (Ad Noiseam)
Edition : 2009.
CD : 01/ Overthoughts 02/ Sand Skull 03/ The Hole 04/ Alternative Rush 05/ Map for a Tactical Nonsense 06/ List of Things 07/ Boxes 08/ Confusion Room 09/ Overthoughts Reprise 10/ Elle a Raison 11/ Tremens Industry 12/ This Little Mouse 13/ Hard Summer - DVD : Videos & extras
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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