Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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le son du grisli #3Peter Brötzmann Graphic WorksConversation de John Coltrane & Frank Kofsky
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Astral Colonels : Good Times in the End Times (Immediata, 2016)

astral colonels good times in the end times

Dans le livret qui accompagne ce beau disque Immediata, Anthony Pateras interroge Valerio Tricoli à propos du futurisme et de l’ « Intonarumori », mais aussi de Palerme, de son désintérêt pour le LP ou de l’effet de la techno sur sa libido… Dans ces vingt pages de conversation, Pateras et Tricoli – qui forment cet Astral Colonels – apprennent l’un de l’autre autrement qu’en musique, c’est-à-dire qu’ils s’autorisent à n’être pas toujours d’accord.

Pour être convaincu qu’ils peuvent s’entendre, il faudra alors écouter le disque qu’ils ont composé à partir d'improvisations enregistrées à Berlin en 2008. Pateras (synthétiseur analogique, clavecin, orgue et piano préparé) et Tricoli (Revox B77 et voix)  y baladent des rumeurs en d'étranges paysages, palais de miroirs ou mobile électrique, rivalisant d’inventions inquiétantes (martelages, achoppements…) ou de propositions qui travaillent à l’envergure de leur affaire. Sur la troisième et dernière piste, c’est un autre exercice, arrangement de couches moins surprenant mais qui ne gâte pas la première référence de la discographie d'Astral Colonels.



astral colonels

Astral Colonels : Good Times in the End Times
Immediata / Metamkine
Enregistrement : 2008. Edition : 2016.
CD : 01/ I 02/ II 03/ III
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Arturas Bumšteinas : Epiloghi (Unsounds, 2014)

arturas bumsteinas epiloghi

C’est presque agréable de se rendre compte qu’on n’est pas sensible à tout (à tout ce qui est « expérimental », j’entends, et qui, en plus, paraît sur tel label qu’on apprécie). « Je ne suis pas un auditeur facile », me félicitai-je par exemple après l’écoute d’Epiloghi. Six Ways of Saying Zangtumbtumb d’Arturas Bumšteinas (récipiendaire pour cette composition du prix Palma Ars Acustica 2013).

Non, cher Arturas, on ne m’a pas comme ça, moi. Votre réponse au tout premier opéra, La Dafne de Jacopo Peri, couplée aux effets qu’ont fait sur vous L’art des bruits de Luigi Russolo et Les passions de l’âme de Descartes, ne m’a pas emballé. Peu de goût pour le clavecin, les collages hirsutes et la folie facile… Certes, votre baroque est futuriste mais, à mon avis, rétropédale. Votre imachination sonore m’accable, et Descartes m’explique pourquoi : « L’admiration est une subite surprise de l’âme, qui fait qu’elle se porte à considérer avec attention les objets qui lui semblent rares et extraordinaires ». Or dans Epiloghi, j’ai trouvé l’expérimental d’un ordinaire accablant…

Quant à Night on the Sailship, c’est un peu mieux, mais guère chavirant.

écoute le son du grisliArturas Bumšteinas
Epiloghi

Arturas Bumšteinas : Epiloghi. Six Ways of Saying Zangtumbtumb (Unsounds / Metamkine)
Edition : 2013.
CD : 01-06/ Epiloghi. Six Ways of Saying Zangtumbtumb 07/ Night on the Sailship
Pierre Cécile © Le son du grisli

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