Glenn Branca: Indeterminate Activity of Resultant Masses (Atavistic - 2006)

Enregistré en 1981 dans les studios de Radio City à New York, Indeterminate Activity of Resultant Masses voit Glenn Branca diriger une dizaine de guitaristes – parmi lesquels on trouve Lee Ranaldo et Thurston Moore – afin de servir une No Wave orchestrale qui dérangera jusqu’à John Cage.
Dans une interview donnée à entendre en deuxième plage du disque, le compositeur soupçonne en effet Branca de verser avec cette pièce dans le côté obscur de la farce, affirmant même que si le but de Branca avait été d’essence politique, il aurait eu à voir avec le fascisme. Ce par quoi Cage dit avoir été dérangé est la puissance brute d’une œuvre capable de contraindre qui l’écoute.
Portée par les saccades de la batterie, Indeterminate se met lentement en marche puis adopte une allure fluctuant au contact des canons fomentés par les guitares et des phases écrites d’essoufflements. Grandiose quelques fois selon le vœu d’unissons décidés, agréablement chaotique ailleurs lorsqu’elle arbore les dissonances obligatoires de gestes devenus automatiques.
Plus que le fond du propos de Cage, ses termes maladroits permirent la polémique. Différent anecdotique opposant deux façons d’envisager le traitement concret d’une verve créatrice et virulente que Branca saura relativiser selon l’intelligence de ses compositions : l’emportant tout à fait avec Indeterminate ; courbant l’échine au son d’Harmonic Series Chords, morceau enregistré en 1989, qui fait ici figure de bouche-trou d'intérêt tout relatif.
Glenn Branca : Indeterminate Activity of Resultant Masses (Atavistic / Orkhêstra International)
Enregistrement : 1981. Edition : 2006.
CD : 01/ Indeterminate Activity of Resultant Masses 02/ So That Each Person Is In Charge of Himself
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Kozo Inada : j[ ] (Sonoris, 2007)

A partir de samples et de boucles extraits de disques de musique classique, Kozo Inada révèle j[ ], nouvel enregistrement à exposer ses intentions expérimentales et qui relance, par ailleurs, la production du label français Sonoris.
Après avoir imposé quelques dissonances, le travail d’Inada met lentement sur pieds un grand orchestre duquel pourront partir les nappes sonores porteuses de l’œuvre. Accumulées, celles-ci servent une ambient angoissée (j[1]), rêvent de fomenter d’autres symphonies - modernes, certes, mais rattachées encore à de plus anciennes, signées Wagner, Mahler ou Grieg -, ou donnent dans un minimalisme accompli à la suite de Terry Riley ou Philip Glass (j[3]). Convaincant sur toute la longueur de son ouvrage, Inada pousse l’élégance jusqu’à affecter la monochromie tandis qu’il réussi à accorder bruitisme et minimalisme sous les ors chaleureux d’un cadre harmonique ravissant. Distingué.
Kozo Inada : j[ ] (Sonoris)
Edition : 2007.
CD : 01/ j[1] 02/ j[2] 03/ j[3] 04/ j[4] 05/ j[5]
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Jean-François Pauvros, Makoto Kawabata: Mars (Prele - 2006)
Sur Mars, les guitaristes Jean-François Pauvros (ex Catalogue) et Makoto Kawabata (membre d’Acid Mothers Temple) livrent cinq improvisations inquiètes, au trouble tenant d’une évidence bruyamment mise au jour.
D’abord paisible, la confrontation distribue quelques grésillements sur des nappes effleurées à peine (Part 1) jusqu’à ce que les intentions vacillantes se fassent plus concrètes. Les turbulences et les charges virulentes de Part 2 orientent alors le propos de Mars vers la découverte d’une zone de perturbation bruitiste sur laquelle deux couches de guitares rivalisent de trouvailles (Part 3).
Une fois sortis de la faille béante, Pauvros et Kawabata se contentent d’enfouir des craquements minuscules et des larsens lointains (Part 4), puis adressent un peu au hasard des cris déchirants et ultimes, amas de propositions dernières en guise de conclusion essoufflée (Part 5).
Tenant les promesses d’un duo d’exception, le disque sublime les visions musicales de chacun des deux guitaristes : Jean-François Pauvros et Makoto Kawabata, expérimentateurs bruitistes et révélateurs d’une ambient aussi éclatante que perturbée.
CD: 01/ Part 1 02/ Part 2 03/ Part 3 04/ Part 4 05/ Part 5
Jean-François Pauvros, Makoto Kawabata - Mars - 2006 - Prele Records.

The Idealist : I Am The Fire (Nosordo, 2006)

Premier enregistrement de The Idealist – en vérité Joachim Nordwall –, I Am The Fire explique en six phases les tenants et les aboutissants d’un dérapage vers le Nord d’une musique atmosphérique et bruitiste.
Amateur de drones chargés, Nordwall combine des oscillations changeantes et des nappes denses d’éléments rêches, passant au tamis des influences allant de My Bloody Valentine à Fennesz (The Knives Are My Eyes), quitte, parfois, à les exposer trop longuement (To Make Exact Copy Of Every Mistake Ever Made).
Mais lorsqu’il agrémente son propos de touches qui, à défaut d’être originales, sont élaborées singulièrement – grésillements, effets de masses et fulgurances échappées du jeu auquel il s’adonne derrière un pod -, Nordwall se sort plutôt bien de l’impasse que constitue l’hommage timide aux maîtres (The Cranium).
Altérant même volontairement son propos au moyen de traitements dévastateurs : discours attaqué par le grain (The Declaaaration of Indeeependence) ou accrocs appuyant encore la lente dépression jouissive qu’est My Head Is On Fire. Sorti grandi de l’expérience et des nécessités d’un premier album, ne reste plus à The Idealist qu’à confirmer.
The Idealist : I Am the Fire (Nosordo)
Edition : 2006.
CD : 01/ The Knives Are My Eyes 02/ To Make Exact Copy Of Every Mistake Ever Made 03/ I Am Not Here 04/ The Cranium 05/ The Declaaaration of Indeeependence 06/ My Head Is On Fire
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Frode Gjerstad, Kjetil Brandsal : Antiphonic (Utech, 2006)

Antiphonic – tirage limité à 200 exemplaires – trouve Fröde Gjerstad (basse saxophone, clarinette) et Kjetil Brandsal (basse électrique) improvisant au son d’un mélange de jazz et de rock soutenu. Forcément expérimental, et sans concessions.
Distribuant larsens et saturations, Brandsal se charge du bruitisme électrique tandis que Gjerstad, en réponse, élabore des précipitations aiguës de clarinette (01) ou fait de stridences de saxophone quelques parallèles convaincants aux larsens de la basse (03). Soit, rien de compliqué, les élans partis plutôt à la recherche du bruit efficace. Ou encore, de la confection patiente d’une pièce offerte aux instincts les plus libres de Gjerstad, qui profite sur 02 de l’espace concédé par les oscillations discrètes de la basse, ou d’une progression sombre et grouillante croulant sous les plaintes rauques du saxophone. Autrement encore, le duo peut rappeler la collaboration de Zu et Spaceways Inc, puisqu’il combine un rock orienté métal aux divagations free des instruments à vent. Furieux, extrême sans doute, mais honnête et décisif.
Frode Gjerstad, Kjetil Brandsal : Antiphonic (Utech Records)
Edition : 2006.
CD : 01/ 01 02/ 02 03/ 03 04/ 04 05/ 05 06/ 06
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Ashis Mahapatra : Orange Of (True False, 2006)

Sur son premier album, Ashis Mahapatra ne cache pas longtemps ses influences, qui le mènent à évoquer ici ou là les travaux de My Bloody Valentine, Rafael Toral, Glenn Branca (ses récentes direction d’hordes de guitaristes), ou encore FenneszPar eux tous inspirés, Orange Of n’en reste pas moins un enregistrement particulier.
Confrontant le souvenir d’une noisy pop des années 1990 ayant osé quelques incursions bruitistes (Medicine, Faith Healers, Ride) et une filiation nette avec les fabricants de drones d’aujourd’hui (Markus Popp en tête), Mahapatra confectionne 7 impressions racées, amas de bourdons graves et d’inserts osés à peine – arpèges de guitare ou aigus électroniques crachant.
Le plus souvent accablante, embuée pour cause de tempête, l’atmosphère peut préférer la discrétion de carillons étouffés sous le baroque du décorum (Track 5), se contenter d’une simple boucle (Track 6) ou d’une presque mélodie de 3 notes soudain échappées (Track 3). Longue pièce apparue en crescendo, Track 7 imbrique comme il peut deux nappes gigantesques bientôt happées par le silence. Qu’Orange Of était forcément amené à réinvestir, après avoir fait œuvre de densité suspecte.
Ashis Mahapatra : Orange Of (True-False).
Edition : 2006.
CD : 01/ Track 1 02/ Track 2 03/ Track 3 04/ Track 4 05/ Track 5 06/ Track 6 07/ Track 7
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble: The Kilimandjaro Darkjazz Ensemble (Planet Mu - 2006)

Sur son premier album, The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble – Jason Kohnen et Gideon Kiers - pose les bases d’une musique à l’atmosphère chargée de références éclatées, qui pèse de tout son poids dans l’univers des musiques électroacoustiques flattées par les nuisances sonores.
Souvent charmé par la redite (de la guitare répétitive de The Nothing Changes au swing redondant de Parallel Corners), le duo installe des pièces sombres, capables de tout sacrifier au marasme bruitiste (Pearls for Swine) ou optant plus délicatement pour l’édification d’une marche lancinante (Solomons Curse) - élan parfois proche du Requiem for A Dream du Kronos Quartet.
Privilégiant l’acoustique, Adaptation of The Koto Song combine les interventions d’un violoncelle et d’un piano avant de se faire batucada étouffée, quand Rivers of Congo adopte quelque posture jazz, au son d’un gimmick de contrebasse et du jeu lointain d’un trombone. Versant davantage dans l’électronique, Pearls of Swine évoque DJ Shadow, et Guernican Perspectives prend l’allure d’un dub mesuré.
Au son d’une progression électronique au rythme étourdissant (Vegas), The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble scelle un recueil de progressions obscures et éthérées, butant souvent sur les parois des cloches sous lesquelles on les expose. En combinant de façon plutôt convaincante quelques genres éloignés.
CD: 01/ The Nothing Changes 02/ Pearls for Swine 03/ Adaptation of The Koto Song 04/ Lobby 05/ Parallel Corners 06/ Rivers of Congo 07/ Solomons Curse 08/ Amygdhala 09/ Guernican Perspectives 10/ Vegas
The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble - The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble - 2006 - Planet Mu.

My Cat Is An Alien: From The Earth To The Spheres (Opax / Very Friendly - 2005)

De la série de 4 albums partagés par My Cat Is An Alien et un invité, tirés chacun à une centaine d'exemplaires vinyl, rien de trouvable ne restait plus. Et vint l'idée fameuse de rééditer l'ensemble sur CD. Pour ne plus soupçonner jamais le rock expérimental de se satisfaire d'une poignée d'amateurs à l'affût de l'objet rare plutôt qu'intéressé, comme tout le monde, à agrandir son tissu relationnel.
4 volumes, donc : albums 2 titres inaugurés toujours par l'exercice de l'invité (Thurston Moore, Thuja, Jackie-O Motherfucker, Christina Carter & Andrew MacGregor). Par ordre d'apparition - inaugurant donc l'intégrale -, Thurston Moore donne, frénétique, dans la pratique d'un piano déglingué. Trouvant un confort lénifiant dans l'usage des échos, il prône la liberté artistique pour mieux tout se permettre, sans jamais rien tenter. Au final, American Coffin n'est qu'un brouillon d'effets bruitistes grossiers exposés sous cloche, que viendra fendre d'une révolte plus concrète My Cat Is An Alien. Progression élégante, Brilliance in the outer space superpose l'oscillation de nappes de guitares électriques à une programmation électronique succombant petit à petit à ses parasites. L'envolée est bruyante, et tient de la noblesse ce qu'elle a de plus sûr : la crasse véritable.
Thuja peut donc poursuivre la célébration d'un son grouillant devenu presque unique objet d'attention. Sur décorum sombre, The magma is the brother of the stone n'en finit pas d'asséner des coups aux cordes et aux micros des guitares électriques, accueille favorablement quelques intrusions électroniques, en boucle certaines, multiplie les échantillons sonores, avant de retourner sa veste pour arborer enfin l'envers acoustique des choses : banjo et guitare concluant discrètement 18 minutes intenses. Utilisant la même méthode de superposition que précédemment, My Cat Is An Alien remonte ensuite une boîte à musique suspecte, crachant, répétitive, des bribes de ritournelle sur le bourdon instable des masses électriques (When the earth whispered your name).
Décevant, tout de même, sur From The earth To The Spheres, vol. 3, au son d'une progression sans charme en perte de vitesse, les Italiens laissent se porter toutes les attentions sur l'invité Jackie-O Motherfucker. Convaincant lorsqu'il défend une pièce répétitive et galactique charriant les chants étranges de sirènes mâles, le groupe finit par se contenter du minimum - deuxième partie de Braking, construction rythmique tiède abusant de voix d'ambiance. Et aurait permis à Christina Carter et Andrew MacGregor de ne rien craindre d'une comparaison.
Or, c'est à contre-pied que le duo engage We know when we are thinking about each other. Là, une guitare timide et une basse déposent une partition redondante, jouant du changement léger de la vitesse d'exécution et des apports fantasques des dissonances impromptues. Mêlant leurs voix à l'ensemble, Carter et MacGregor fabriquent sur la longueur une musique enivrante et riche, qui dérange autrement. Alors, la virginité retrouvée pourra reprendre des couleurs, au gré de l'ambient tournant à l'excès sonique qu'est The circle of life & death. L'éternel retour mis en musique par My Cat Is An Alien, conduisant From The earth To The Spheres des cendres originelles aux cendres définitives, le long d'un parcours chaotique rendu plus impraticable encore par quelques agités, afficionados des heurts et de la chute.
CD1: From The earth To The Spheres, vol.1 : 01/ Thurston Moore - American Coffin 02/ My Cat Is An Alien - Brilliance in the outer space - CD2: From The earth To The Spheres, vol.2 : 01/ Thuja - The magma is the brother of the stone 02/ My Cat Is An Alien - When the earth whispered your name - CD3: From The earth To The Spheres, vol.3 : 01/ Jackie-O Motherfucker - Breaking 02/ My Cat Is An Alien - Blank view - CD4: From The earth To The Spheres, vol.4 : 01/ Christina Carter & Andrew MacGregor - We know when we are thinking about each other 02/ My Cat Is An Allien - The circle of life & death
My Cat Is An Alien - From The Earth To The Spheres (1 - 4) - 2005 - Opax / Very Friendly. Distribution Differ-ant.

Belong : October Language (Carpark, 2006)

Sous la tutelle de Joshua Eustis (Telefon Tel Aviv), Belong – nouveau duo de la Nouvelle-Orléans – s’initie à la mise en bouteille d’un fluide musical. Particulier, celui-ci, mais pas sans attaches, à en croire les références évidentes débitées par le rouleau des nappes sonores constituant l’essentiel d’October Language : My Bloody Valentine, Medicine, Gas ou Rafael Toral.
Engagé, donc, sur la voie d’un bruitisme mélodique, Turk Dietrich et Michael Jones multiplient les constructions denses, expectorant toujours, qu’elles finissent par buter sur une répétition analogique extatique (I Never Lose. Never Really) ou déferlent jusqu’à n’en plus pouvoir, avant de choisir enfin l’accalmie progressive (Remove The Inside).
Les nappes insatiables peuvent aussi aller et venir au gré d’un rythme changeant (Who Told You This Room Exists ?) ou accueillir, pour tout ornement, les stridences d’une guitare éloignée (All Equal Now, October Language) ou les sollicitations de sirènes égarées (Red Velvet or Nothing).Les déferlantes passées, une traînée de basses est parfois repérable, quelques inserts minuscules osent soudain paraître. Sans rien changer à l’essentiel : amas de claques bruyantes et progressions dynamiques distribuées partout. Perpétuation persuasive de la musique défendue par des noms déjà cités. Voire, apothéose actuelle d’un genre.
Belong : October Language (Carpark Records / Differ-ant)
Edition : 2006.
CD : 01/ I Never Lose. Never Really 02/ Red Velvet or Nothing 03/ October Language 04/ I’m Too Sleepy… Shall We Swim? 05/ Remove The Inside 06/ Who Told You This Room Exists? 07/ All Equal Now 08/ The Door Opens The Other Way
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Greg Davis, Sebastien Roux : Paquet surprise (Carpark - 2005)

Des deux côtés de l’Atlantique, Greg Davis et Sébastien Roux se sont penchés sur un projet commun, qui mêlerait leurs influences diverses et leurs attentes bruitistes. Paquet surprise est le résultat d’échanges, et l’empreinte restante de gestes éloignés.
Remarquables, avant le reste, les bidouillages électroniques bruts. Mis au service d’un bruitisme aléatoire (Sea Grasses and Blue Sea) ou d’une profusion d’inserts baroques sur lesquels se fondent des orgues de tous poils (Paquet surprise). Le décor choisi, une pop délétère peut prendre place : portée par les arpèges légers de la guitare avant de passer sous les roues d’un engin futuriste (I Am Waiting), inspirée par la musique psychédélique (To See The Wonderful World) ou proche des compositions de Jim O’Rourke lorsque celui-ci les rate (I Never Met Her).
Car le bas blesse rapidement, à l’endroit, justement, où l’on osait espérer trouver un contenu. Une forme de temps à autre aussi minimale que son fond (Air Castle), une texture trop frêle pour pouvoir imposer l’évidence d’une qualité acceptable. A la réécoute, plus qu’une pop squelettique traitée à la sauvage, manière qui aura tout aussi vite perdu de son charme.
CD: 01/ Sea Grasses and Blue Sea 02/ I Am Waiting (For December) 03/ Air Castle 04/ Good Decision 05/ Tidal Pool 06/ I Never Met Her 07/ Paquet surprise 08/ To See The Wonderful World 09/ Daybreak
Greg Davis, Sebastien Roux - Paquet surprise - 2005 - Carpark Records. Distribution Chronowax.























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