Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Bruce Gilbert : Oblivio Agitatum (Editions Mego, 2009)

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Trublion substantiel de la scène britannique depuis plus de quarante ans, Bruce Gilbert est avant tout connu des aficionados rock pour être l’ancien guitariste des post punks de Wire. Alors que son ex-comparse Colin Newman continue d’explorer les voies millimétrées de ses guitares au sein du projet Githead (dont le quatrième opus, Landing, vient de sortir), Gilbert a choisi les voies de la musique électronique comme lieu d’expression, le terme rime plus que jamais avec expérimentation(s).

Vingt-cinq années après un This Way (récemment réédité) dont les drones grisonnants avaient surpris tout son monde – quoi, c’est le guitariste de Wire ? – le musicien anglais sort son premier vrai album du vingt-et-unième siècle. Composé de trois plages, dont une splendide deuxième qui occupe les trois-quarts de l’œuvre, Oblivio Agitatum est tout sauf agité. Outre le morceau-titre, honnête introduction cinématique aux traits moroses, les vingt-six minutes de Zeroes s’étirent en un continuum ébréché d’où surgissent des bruits effrayants, tels des monstres sanguinaires tapis dans l’obscurité d’une cour des bourreaux à demi-assoupis. Pleinement digne des meilleurs travaux de l’essentiel Svarte Greiner – c’est dire – la séquence prend encore plus de sens quand elle s’écoute le soir au casque, à déambuler dans les rues désertes de la ville endormie le long d’un canal.

Bruce Gilbert : Oblivio Agitatum (Editions Mego / Metamkine)
Edition : 2009.
CD : 01/ Oblivio Agitatum 02/ Zeroes 03/ Isopyre
Fabrice Vanoverberg Le son du grisli

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