Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Willem Breuker Kollektief : Angoulême 18 mai 1980 (Fou, 2015)

willem breuker kollektief angoulême

En 1980, le Willem Breuker Kollektief fête ses six années d’existence. En 1980, le WBK n’est pas encore un combo farces & attrapes mais un orchestre enthousiasmant, réjouissant. Les anciens s’en souviennent, l’arme à l’œil et le sourire aux quatre coins. Et les petits jeunots (grâce aux micros bienveillants de Jean-Marc Foussat) découvrent ce qu’ils ont raté.

Certes, ici et là, on passe l’aspirateur, on joue aux acrobates, on fait semblant de ne pas savoir jouer, on chopinise et on dissone pour de rire  mais aussi et surtout : on prend quelques solos homériques (Willem van Manem, digne cousin de Brötz), on flirte avec quelques Blue Notes sud-africaines et on offre la joie à qui veut bien la prendre. Et ce, sans aucune ironie ou mépris. Grande machine à swinguer que ce WBK circa 1980, qui comprenait alors : WB, Boy Raaymakers, Willem van Manem, Bernard Hunnekink, Bob Driessen, Maarten van Norden, Henk de Jonge, Arjen Gorter (solos de contrebasse décoiffants) et Rob Verdurmen. Enjoy!



Willem Breuker Kollektief : Angoulême 18 mai 1980 (Fou Records / Les Allumés du Jazz)
Enregistrement : 1980. Edition : 2015.
2 CD : CD1 : 01/ Pale Fire 02/ Flat Jungle 03/ Tango Superior 04/ Interruptie 05/ Big Bussy Band 06/ Marche & Sax Solo with Vacuum Cleaner 07/ La Défense 08/ Sentimental Journey 09/ Bobbert – CD2 : 01/ Acro 02/ Song of Mandalay 03/ Oh, You Beautiful Doll 04/ Postdamer Stomp 05/ I Believe
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Willem Breuker : Amsterdamned Jazz (La Huit, 2012)

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Le visage fatigué, Willem Breuker ne baisse pas la garde : « Il ne faut jamais gâcher une seconde dans la musique » nous dit-il. Il poursuit : « Je m’endors et me réveille avec la musique ». Le voici dans sa gargantuesque discothèque : l’homme est curieux, confesse tout écouter même ce qu’il n’apprécie guère.  Car oui, cet homme était musique. On peut regretter qu’il ne dise que très peu de chose sur ses années free (rien sur Machine Gun ou l’ICP ici) ou sur les révoltes et illusions passées.

Le saxophoniste vit pour le présent : les concerts, les répétitions, le négoce, la composition, l’humour pince-sans-rire aussi bien sûr. Le réalisateur Daniel Jouanisson n’a aucun mal à capter l’implication du musicien, son faux détachement et la plus belle conquête de Breuker : la musique. Rien que la musique. Un acte de foi ni plus ni moins.

Un concert du Kollektief (immense solo de violon de Lore Lyne Tritten) ainsi que les interviews de Johann Van Der Keuken, Konrad Boehmer et Misha Mengelberg (le réalisateur comprend-t-il ce qui se passe ici ?) complètent cet attachant et nécessaire DVD.

Willem Breuker Kollektief : Amsterdamned Jazz (La Huit)
Edition : 2012.
2 DVD : Amsterdamned Jazz
Luc Bouquet © Le son du grisli

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