Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Inscription à la newsletter du son du grisli
suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Peter Brötzmann Graphic WorksAu rapport : Rock In Opposition XParution : Premier bruit Trente-six échos
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Cheval de Frise : Cheval de Frise (Sonore, 2000)

cheval de frise cheval de frise

Duo de rock expérimental formé à Bordeaux en 1998, Cheval de Frise (Thomas Bonvalet, guitare, et Vincent Beysselance, batterie) donne à entendre une énergie fulgurante, un langage puissant. Riffs assymétriques et géographies alambiquées se bousculent pour nous donner l'essentiel.

Cheval de Frise compose une musique en constante évolution où les connexions entre les deux musiciens sont presque palpables. On sent des influences du côté de Gastr del Sol ou Don Caballero.



cheval de frise

Cheval de Frise : Cheval de Frise
Sonore
Edition : 2000.
CD : 01/ Connexion monstrueuse entre un objet et son image 02/ Noblesse de l'échec 03/ Construction d'écorces d'arbres 04/ Langue hastee 05/ Lundi deux mars 06/ Un pont et des eaux noires limoneuses 07/ Incline et chenu 08/ Le feu, le lin et la bougie 09/ Les canaux sont ouverts, les moustiques meurent, le monstre disparait 10/ Mille courbettes 11/ Douche froide, harmonium 12/ Le vestibule de lâches 13/ Noblesse de l'échec
Colin Faivre © Le son du grisli

le son du grisli

faivre colin

Musicien improvisant au banjo baryton, Colin Faivre s'apprête à sortir son troisième disque, Les dormeurs des abysses.

Commentaires [0] - Permalien [#]

Cheval de frise : La lame du Mat (Ruminance, 2005)

cheval de frise la lame du mat

La lame du Mat est un témoignage. Le dernier, semble-t-il, d’un duo d’exception. Un au revoir qui tient en cinq titres, courts, et mêle, sans gêne aucune, actualité discographique et avis de séparation.

Outre leur qualité documentaire, qu’en est-il des derniers enregistrements d’une entente qui avait tout d’impeccable, celle du guitariste Thomas Bonvalet et du batteur Vincent Beysselance ? Les soubresauts du premier, immuables, nous apprennent ici qu’il arrivait à Cheval de frise de suivre des schémas pré décidés (I). Extirpés avec fougue par les assauts rythmiques, les arpèges font désormais place à quelques basses faites référents.

Alors, les structures sournoises gagnent en netteté, tandis que les développements nomment plus clairement encore l’influence de Tortoise ou Gastr del sol (II). De mouvements las en ruptures sèches, la batterie entame un swing décadent (III), opte pour des chavirements ingénieux et illuminés (IV), et accueille chaleureusement le soutien expressif d’une guitare assez maîtrisée pour qu’on n’en oublie pas le potentiel rythmique de ses trois cordes graves.

Inutile d’aller chercher ailleurs un rock échevelé plus glam que celui-ci. Fait d’ingrédients uniques, oscillant au gré des courants porteurs que sont la fougue et l’improvisation, il aura bel et bien été défendu ; assez longtemps, en tout cas, pour qu'on l'entende et le reconnaisse. La lame du Mat, disque à la fois changeant et original, en est un dernier avatar. Ultime élaboration d’un duo efficace, nous conviant, sourire en coin, à un baptême de ruines.

Cheval de frise : La lame du Mat (Ruminance / Chronowax)
Edition : 2005.
CD : 01/ I 02/ II 03/ III 04/ IV 05/ V
Guillaume Belhomme © Le son du grisli 2005

Commentaires [0] - Permalien [#]

Cheval de frise: Fresques sur les parois secrètes du crâne (Ruminance - 2003)

cheval_de_frise_fresques_sur_les_parois_secr_tes_du_cr_ne

Cheval de frise est une sorte de concept ; Fresques sur les parois secrètes du crâne en est un autre. Le premier, un duo guitare / batterie. Le second, un album original, rugueux et quasi inclassable. Quasi car sous influences : on pense à Gastr del Sol, Craw ou à Derek Bailey lorsque la guitare en arrive à saturer.

Les instrumentaux relèvent tous de la confrontation des deux instruments. Qu’on y plaque des accords, souvent répétés, ou qu’elle joue sous arpèges, la guitare évolue comme indifférente au jeu de batterie. C’est pourtant au rythme qu’elle se réfère sans cesse, lui imposant calme (Deux nappes ductiles), décidant d'accélérations (Lucarne des combles), ou, au contraire, acceptant qu’il la recadre de temps à autre (Bora lustras). Nul besoin d’aller chercher ailleurs : c’est bien la tension constante sous laquelle évoluent guitare et batterie qui fait de cet album un exercice réussi. Le jeu fluide ne parvient pas à camoufler la violence, encore approfondie par les tentatives de retenues que l’on perçoit, ici ou là, dans le jeu des deux musiciens.

Sur les dix morceaux à fleur (chardon) de peau qui composent Fresques sur les parois secrètes du crâne, Cheval de frise se montre rarement décevant – le recours à la mélodie, mal amenée, de L’agonie dans le jardin – et impose son style (sorte de free folk déjanté) en soignant jusqu’au clin d’œil (IX) un deuxième album indispensable.

Cheval de frise : Fresques sur les parois secrètes du crâne (Ruminance)
Edition : 2003.

CD : 01/ Lucarne des combles 02/ Bora lustras 03/ Le puit 04/ Deux nappes ductiles 05/ Songe de perte de dents 06/ Fresques sur les parois secrètes du crâne 07/ L'agonie dans le jardin 08/ Phosphorescence de l’arbre mort 09/ IX 10/ Chiendent
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

>