Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Inscription à la newsletter du son du grisli
suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

A paraître : le son du grisli #2Sortir : Festival Bruisme #7le son du grisli sur Twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Peter Lemer : Local Colour (ESP, 2013)

peter lemer local colour

Cette jeunesse britannique était sans peur, sans reproche et surtout sans frontière. Elle était accrochée au free jazz noir américain mais savait aussi s’en dégager. Sa mitraille était millésimée mais ne se perdait jamais en convulsions inutiles. Elle n’était pas avare de coulées brusques et de saxophones perçants. Elle ne trouvait pas ridicule cette caisse claire tapageuse, ces cymbales mal ordonnées. Mais elle savait aussi prendre quelques sentiers pacificateurs, contemplatifs. Elle savait jouer avec l’espace, pouvait prétendre à la sagesse et au retrait. Et se posait la question de l’avenir et de l’avenir des dissonances.

En 1966, Peter Lemer, Nisar Ahmad Khan, John Surman, Tony Reeves et John Hiseman enregistraient pour ESP, ce qui n’est pas rien. Certains se sont éclipsés, d’autres ont eu la carrière que l’on connaît. Reste cette œuvre de jeunesse qui, comme toute œuvre de jeunesse, reste imparfaite mais si juste dans ses éclats.

Peter Lemer Quintet : Local Colour (ESP / Orkhêstra International)
Enregistrement : 1966. Réédition : 2013.
CD : 01/ Ictus 02/ City 03/ Flowille 04/ In the Out 05/ Cramen 06/ Enahenado
Luc Bouquet © Le son du grisli  

Commentaires [0] - Permalien [#]

Don Rendell, Ian Carr : Live at the Union 1966 (Reel, 2010)

carrrendelsli

Avec Ursula (des faux airs du Greensleeves de Trane) et bien plus encore avec Trane’s Mood (de vrais airs de My Favorite Things), le Don RendellIan Carr Quintet rejoignait la musique de John Coltrane.

On retrouvait l’élan coltranien, la modalité davisienne puis l’on s’en échappait (cuivres aux souffles enchâssés, ralentissement de tempos) pour mieux retrouver un bop libéré et fulgurant à forte tendance Milestones (Hot Rod) en fin de concert. Avant cela, le fantôme de Ben Webster avait dévoilé son blues baladeur (Webster’s Mood). Et bien plus avant encore, la sourdine tranchante de Ian Carr avait percé quelques noirs nuages ; le ténor rugueux de Don Rendell avait convulsé quelques phrasés retors ; Michael Garrick avait imposé ses rebondissements millimétrés ; Tony Reeves avait remplacé Dave Green et Trevor Tomkins avait maintenu un tempo infaillible.

En ce 12 décembre 1966, le Don Rendell – Ian Carr Quintet était à mi-course d’un parcours qui allait s’achever trois années plus tard. Cet enregistrement inédit n’en est donc que plus précieux. 

Don Rendell - Ian Carr Quintet : Live at the Union 1966 (Reel Recordings / Orkhêstra International)
Enregistrement : 1966. Edition : 2010.
CD : 01/ On 02/ Ursula 03/ Trane’s Mood 04/ Webster’s Mood 05/ Caroling 06/ Hot Rod
Luc Bouquet © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]
>