Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Tomasz Krakowiak : Moulins (Bocian, 2012)

tomasz krakowiak moulins

La première particularité de ce CD solo de Tomasz Krakowiak est de ne pas laisser la moindre seconde de silence s’intercaler entre ses neuf plages. Si cette décision est surprenante voilà qu'on attend vite les effets d’un zapping sonore qui ouvre sur des paysages surréalistes.

Puisqu’il ne donne pas dans le tempo, Krakowiak ne m’en voudra pas de ne par parler percussions ni de cymbales et peaux ni de baguettes et balais pour plutôt essayer de décrire les images qu’il dessine. Sous des coups de fouet, un train fonce dans la nuit (les rails sont en mauvais état), des micros sont postés dans des canalisations qui gonflent de sons, une tronçonneuse siffle pour cacher ses terribles desseins, un robot à clef fait une crise d’épilepsie, un générateur promet de rendre l’âme ou un chat géant ronronne avant d’être réveillé par la sonnerie d’un réveil mécanique. Des paysages surréalistes, j’avais dit. Une « fabuloserie » qu’on ne saurait trop conseiller !

Tomasz Krakowiak : Moulins (Bocian / Metamkine)
Enregistrement : 2011-2012. Edition : 2012.  
CD : 01-09/ Moulins
Pierre Cécile @ le son du grisli

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Swedish Azz, C. Spencer Yeh, Andy Moor, Tomasz Krakowiak, Kevin Drumm, Jérôme Noetinger...

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Swedish Azz : Merry Azzmas (Not Two, 2010)
Avant que paraisse Azz Appeal, le Swedish Azz de Mats Gustafsson se contentait de deux faces réduites. Pour autant, Merry Azzmas ne se fait pas plus expéditif : distillant lentement son angoisse de passer un autre Noël sous une neige étouffante (morceau titre) ou allant de swing léger en free gaillard pour oublier celle-ci (Karl-Bertil Jonsson 11 ar). S’il vaut surtout pour sa première face, le disque est d’un contraste charmant. (gb)

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C. Spencer Yeh Trio : 7’’ (Krayon, 2011)
Sobrement intitule 7’’, ce 33 tours de la taille d'un 45 consigne des extraits d’un concert donné à Cincinnati en 2008 par C. Spencer Yeh (violon), Jon Lorenz (saxophones) et Ryan Jewell (batterie). Virulent, l’archet de violon emmène sur la première face une improvisation qui aboutira à une belle cohésion bruitiste. Face suivante et obsessionnelle, c’est au tour de Lorenz de prendre le dessus et de nous donner l’envie d’aller entendre maintenant la collaboration gravée sur disque du C. Spencer Yeh Trio et du duo Paul Flaherty / Chris Corsano. (gb)

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Anne-James Chaton, Andy Moor : Transfer/1 : Departures (Unsounds, 2011)
Les suites de la collaboration du poète Anne-James Chaton et d'Andy Moor, ce sont quatre vinyles édités par le label Unsounds. Sur le premier d’entre eux, il y a Dernière Minute, une liste de news lue par un Chaton à la scansion robotique sur la guitare de Moor, et D’Ouest en Est, une énumération qui mêle longitudes attitudes et heures. Pas bouleversant, le duo se rattrapera peut-être sur Princess in a Car, le deuxième titre de cette série Transfer. (pc)

dowjonesli

Dow Jones and the Industrials : Can’t Stand the Midwest (Family Vineyard, 2011)
Avant de rééditer le reste de la minuscule discographie de Dow Jones and the Industrials, le label Family Vineyard a gravé cet ep vieux de 30 ans : Can’t Stand the Midwest. Ce sont trois morceaux sauvages à mi-chemin des Buzzcocks et de Gang of Four dont Let’s Go Steady donne un aperçu saisissant. A écouter aussi pour l’usage qui est fait de l’électronique sur Indeterminism ! (pc)

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Tomasz Krakowiak : A/P (Bocian, 2011)
Tomasz Krakowiak s’était déjà montré surprenant sur La ciutat ets tu. Enregistré en 2010, A/P délivre en tournant 45 fois par minute le chant d’une cymbale et les mouvements conjoints de plateaux vacillants. De ronronnements sereins en oscillations amalgamées, le percussionniste passe d’un univers à l’autre, l’un rappelant l’art de Christian Wolfarth, un autre celui d’Ursula Bogner... (gb)

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Kevin Drumm, Jérôme Noetinger, Robert Piotrowicz : Wrestling (Bocian, 2011)
Si, sur Wrestling, Kevin Drumm (synthétiseur analogique, électronique), Jérôme Noetinger (électronique) et Robert Piotrowicz (synthétiseur analogique, guitare) en viennent aux mains, notons que la confrontation date de 2005 et eut lieu sur ring Musica Genera. Non pas tant la lutte de Jacob avec l’Ange que celle de tigres de métal aux clés remontées : la mécanique est fière et bruyante, le rythme abandonné aux glorieux effets de manche et l’apaisement de conclusion permettra le réconfort. La durée du 45 tours – masterisé par Giuseppe Ielasi – convenant parfaitement à la confrontation.  (gb)

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Tomasz Krakowiak: La ciutat ets tu (Etude Records - 2007)

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Déjà remarqué aux côtés de John Butcher, Otomo Yoshihide ou John Oswald, le percussionniste Tomasz Krakowiak expérimentait récemment en solitaire jusqu’à former La ciutat ets tu, recueil de rythmes disparates mais de bonnes compositions.

Des drones multiples qu’accouchent des cymbales au grain tempétueux issu d’un objet que l’on gratte, de l’effet sonore des soubresauts d’une tige de métal aux velléités rythmiques du grondement d’une machine, Krakowiak fait donc son affaire. Parfois, il met en route une mécanique étrange capable de lui offrir d’autres cautions sonores à ses élucubrations amusées – Sink, épreuve d’endurance obligatoire mais convaincante – quand il construit ailleurs de drôles de structures : brutes et souvent abstraites, le motif répété pour toute raison d’avoir été.

CD: 01/ Bal 02/ La ciutat est tu 03/ Drgacze 04/ Sink 05/ o_vbrdub 06/ Aigua per A 07/ Diners per N

Tomasz Krakowiak - La ciutat ets tu - 2007 - Etude Records.

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