Le son du grisli

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le son du grisli #3Peter Brötzmann Graphic WorksConversation de John Coltrane & Frank Kofsky
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Boris Hauf, Steve Heather, Martin Siewert, Christian Weber : The Peeled Eye (Shameless, 2015)

boris hauf the peeled eye

Après « s’être fait enregistrer » par Martin Siewert (National Parks), Boris Hauf l’invitait à prendre place dans un quartette où trouver aussi Christian Weber (basse électrique) et Steve Heather (batterie) : The Peeled Eye.

Dans les pas de Sonny Sharrock (I’ve been trying to find a way for the terror and the beauty to live together in one song. I know it’s possible), Hauf s’essaye une fois de plus – rappelons que certains de ses essais ont été concluants – non pas à un mélange des genres mais à quelques rapprochements. Le saxophone (baryton, ici) fait-il le jazz ? Et la guitare électrique, alors, le rock ? L’empêchement qui gangrène l’un et l’autre instrument dès la première plage du disque dit assez bien ce qu’il faut penser des trucs et astuces de musiciens qui s’abandonnent (presque) tous désormais à l’improvisation libre.

Les morceaux ne sont pas de même longueur, mais tous composent avec des gestes rugueux (guitare et basse peuvent rappeler les cordes électriques de The Ex) et une soif de sons inattendus (ici, un larsen à sculpter, là un tambour qui agace, ailleurs des cris de hyènes calqués sur les graves de la basse). Une atmosphère sous tensions, voilà le propos de The Peeled Eye, celui qui l'inspire, en tout cas.



peeled eye

Boris Hauf, Steve Heather, Martin Siewert, Christian Weber : The Peeled Eye
Shameless

Edition : 2015.
CD : The Peeled Eye
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

 

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