Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Inscription à la newsletter du son du grisli
suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Teho Teardo, Blixa Bargeld : Still Smiling (Specula, 2013)

teho teardo blixa bargeld still smiling

On regrettera d’abord le parti-pris « variété » de cette rencontre entre Teho Teardo et Blixa Bargeld, d’autant que l’un et l’autre ne sont, il faut le reconnaître, que peu coutumiers du parti-pris en question.

En italien, anglais et puis allemand, les deux hommes poussent la chansonnette romantique et jongle avec les références (Paolo Conte, Tindersticks ou Tiger Lillies, et ce Balanescu Quartet qui parfois les influence en plus de les accompagner en studio) avec un équilibre précaire. C’est d’ailleurs à la formation de Balanescu (ainsi qu'à la violoniste Elena De Stabile) qu’on devra les heureux moments du disque, sur quelque ballade tourmentée qui change de l’art pompier incapable d’étincelles dont se sont satisfaits ensemble Teardo et Bargeld.



Teho Teardo, Blixa Bargeld : Still Smiling (Specula)
Edition : 2013.
CD / 2 LP : 01/ Mi Scusi 02/ Come Up and See Me 03/ Axolotl 04/ Buntmetalldiebe 05/ Still Smiling 06/ Alone with the Moon 07/ What If…? 08/ Nocturnalie 09/ Nur Zur Erinnerung 10/ Konjunktiv II 11/ Negroni 12/ Nocturnalia 13/ A Quiet Life 14/ Defenestrazioni
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Ulf Linde, Carl Fredrik Reuterswärd, Sean Baxter, Fennesz, Teho Teardo, JG Thirwell, Farben, Jan Jelinek, Ursula Bogner

expeexpedislis

olof

Ulf Linde, Carl Fredrik Reuterswärd : A Nice Old Lady, 1959 (Olof Bright, 2011)
C’est une improvisation de deux minutes et quarante-sept secondes datant de 1959. Deux musiciens et artistes surréalistes suédois (Ulf Linde au piano et Carl Fredrik Reuterswärd à la batterie) y fomentent un jazz libertaire qui évoque autant le Nommo de Milford Graves et Don Pullen que les premiers enregistrements de Moondog. Le son est médiocre mais le document est d’importance. (gb)

bocian

Sean Baxter : Metal / Flesh (Bocian, 2011)
Metal sur la première face et Flesh sur la seconde, Sean Baxter redit sur 45 tours toute l’inventivité de son art percussif. Ainsi, roule-t-il sur toms dans le même temps qu’il va trouver ailleurs que dans la régularité de quoi inventer en soliste perturbé. Ensuite, il rend hommage aux graves sur une autre progression contrariée sans cesse : la grosse caisse faisant office de catalyseur de déroutes. (gb)

fenneszli

Fennesz : Seven Stars (Touch, 2011)
Seven Stars est un vinyle dix pouces où Fennesz peint quatre plages d’une ambient translucide. Pop pour beaucoup, elle joue d’effets divers et de remplissages, évoquant ici le Bilitis de Francis Lai, fantasmant ailleurs un vieil instrumental de Coldplay passé au ralenti. Pas grand-chose donc, s’il n’y avait Shift, ce troisième morceau dont les couches monochromes charment avec plus d’allant. (pc)

tehardosli

Teho Teardo, JG Thirlwell : Santarcangelo (Specula, 2011)
Sur Santarcangelo, on retrouve Teho Teardo à la guitare baryton, Martina Bertoni  au violoncelle et Chiara Guidi à la voix le temps d’une face minimaliste, étrange et superbe qui plus est. Sur l’autre face, on découvre JG Thirlwell, installateur sonore qui n'a pas peur de réveiller des fantômes en secouant toutes les cloches de toutes les églises d’Italie. C’est peu dire, et encore plus beau à entendre, dans la veine de ce que Teardo avait fait seul sur Voyage au bout de la nuit. (pc)

fait

Farben : Xango (Faitiche, 2011)
Le second opus-ep du Farben de Jan Jelinek tient en quatre morceaux. Un premier inspiré d’un thème de cette Ursula Bogner qui n’a de cesse de le hanter : des planètes s’entrechoquent et sonnent comme du Stereolab mou. Les trois autres titres cousent sur le canevas d’une techno minimaliste à loops aquatiques : « mignon ». pc

Commentaires [0] - Permalien [#]

Teho Teardo : Voyage au bout de la nuit (Japanapart, 2009)

voyageauboutdugrisli

Par le passé, Teho Teardo a collaboré avec Nurse With Wound ou a animé le groupe Moderator. Sur le 45 tours Voyage au bout de la nuit, il révèle des penchants artistiques plus sages.

A en croire les deux courtes faces du disque, où une petite section de cordes est mise en orbite et en boucles, se chevauchent avant de tirer profit d’apparitions en décalage (Plans). De l’autre côté, c'est à dire sur Prix de Rome, la mélodie est plus sérieuse et les présences sont démultipliées : les archets sont d’abord convulsifs mais iront s’apaisant pour finir par tricoter un air minimaliste. Soucieux du moindre détail dans la composition, Teho Teardo montre qu’il sait soumettre sa musique aux humeurs des musiciens (Erik Friedlander à l'un des trois violoncelles) qui s’y collent pour la rendre encore plus acceptable.

Teho Teardo : Voyage au bout de la nuit (Japanapart)
Edition : 2009.
7" : A/ Plans B/ Prix de Rome
Pierre Cécile © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

>