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Srotter Inst. : Widerhall (Echomusic, 2012)

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Après avoir publié des CD-R (d’If, Bwana ou de Francisco Meirino, entre autres), le label Echomusic se tourne vers le téléchargement. Le premier qu’il met à disposition est une compilation de prestations de Strotter Inst. qui datent d’une tournée aux Etats-Unis en 2010.

Widerhall (« écho », en Allemand), c'est sept souvenirs enregistrés. Sept souvenirs qui reviennent façon boomerang à la face de Christoph Hess, grand défenseur d’indus minimaliste crachée par des platines-rotatives. En bucheron qui ne plaisante pas avec la régularité (mais qui s’accommode fort bien des feedbacks créateurs de décalages), il débite des motifs qu’il transforme en boucles. De ces boucles, il fait bien sûr des nœuds : simples, puis doubles, puis triples, etc. Le bondage est musical et les liens écrasent l’auditeur. Pour avoir pris des photos et gêné de ses bips d’appareils numériques le jeu de Strotter Inst., voilà qu'on le balance sur la platine : la force centrifuge lui fait prendre des positions interdites à la plus agile des contorsionnistes. Bien fait !

Strotter Inst. : Widerhall (Echomusic)
Enregistrement : mars-juin 2010. Edition : 2012.
Téléchargement : 01-07/ Widerhall 1-7
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Strotter Inst : Bolzplatz (Everest, 2009)

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La musique de Strotter Inst. est faite pour le vinyle – incrusté dans le digipack de Monstranz, que le label Everest a fait paraître en 2004, on trouvait déjà un flexi qui enfermait les sons de la première plage silencieuse du CD. Bolzplatz est donc un vinyle, dix pouces de vinyle.

Quatre titres s’y trouvent, qu’il faut faire tourner au rythme de 45 ou de 33 tours. Comme souvent, ce sont des cordes (un élastique fait aussi l'affaire) que Strotter Inst. prend pour point de départ : d’une, détendue, qu'il agace, naît alors une sorte d’indus léger.

Mais Strotter Inst. est aussi un homme seul qui ferait que les membres de Kraftwerk peinent à s’entendre sur le rythme à donner à leur électronique minimale. De là, naissent bien des décalages dont ne pâtit pas l’amalgame de couches sonores que le musicien fait tourner. Au contraire, les décalages provoquent d’infinis développements plus fascinants les uns que les autres, et dont le point de rencontre est Bolzplatz.

Strotter Inst. : Bolzplatz (Everest Records)
Edition : 2009.
LP : A/ #1/33 #2/45 B/ #A/33 #2/45
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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