Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Martijn Tellinga : Positions (Crónica, 2015)

martijn tellinga positions

Sur ces cinq pièces du compositeur Martijn Tellinga (enregistrées à différentes époques), c’est l’espace dans lequel se positionnent (positions obligent) les instrumentistes qui est inspecté, questionné et (même, ça arrive) lu…

Si l'on peut craindre la collision pour ces trois trombones (Nathan Lane, Milton Rodriguez & Facundo Vacarezza) leur évolution dessine une chorégraphie de cornes qui troue la brume. C’est une note et une seule que trois contrebassistes (Mike Majkowski*, Rory Brown & Sam Pettigrew) modifient aussi dans un semblable délire monochrome.

L’auditeur se demande sans cesse quel est le positionnement de tel musicien et s’il prend celui-ci en compte dans son jeu (dans l’attaque, le volume, la durée…). Il faut donc plusieurs écoutes pour établir la carte de Tellinga, d’autant qu’il va jusqu’à mettre le public à contribution (celui-ci doit réagir dans une salle sans musiciens) et donc prolonge incroyablement l’espace scénique. Intéressant, non ?

Martijn Tellinga : Positions (Crónica Electronica)
Enregistrement : 2011-2013. Edition : 2015.
CD : 01/ Three Modulators, for Trombones 02/ Truth, Exercise for a Listener 03/ Branching into Others, for a Large Instrumental Field 04/ Three Modulators, for Basses 05/ Positions, for Those Involved
Pierre Cécile © Le son du grisli

densités* Ce dimanche 25 octobre, Mike Majkowski sera de ce Lotto ! organisé par le festival Densités.

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Sam Pettigrew : Domestic Smear (Avant Whatever, 2012)

sam pettigrew domestic smear

Domestic Smear est un enregistrement solo pas comme les autres où la contrebasse de l’Australien Sam Pettigrew doit beaucoup lutter contre d’autres instruments, ou même seulement des ustensiles, appelés en renfort (vibreurs, plastics, metals, hearing devices, ipod).

Truly, Madly, Deeply, la contrebasse prend des coups mais tient le cap. Son encéphalogramme est non pas plat mais plane, et encore… puisqu’il faut compter sur l’archet qui le façonne de mille manières (drones, ronronnements, raclements, harmoniques, larsens…). Avec cet air qu’il a de perdre la face, l’instrument de Pettigrew trouve un supplément d'âme dans le chaos et les soubresauts. Domestic Smear est un très bel et très inventif exercice. Un enregistrement solo pas comme les autres, disait-on, qui aurait certainement mérité d’être édité à plus de cent copies.

Sam Pettigrew : Domestic Smear (Avant Whatever)
Edition : 2012.
CD : 01/ Truly 02/ Madly 03/ Deeply
Héctor Cabrero @ Le son du grisli

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