Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Peter Brötzmann Graphic WorksAu rapport : Rock In Opposition XParution : Du piano-épave de Ross Bolleter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Period : 2 (Public Eyesore, 2014)

period 2

A deux, Charlie Looker (guitare) et Mike Pride (batterie) ne font pas dans la dentelle. Arpèges malfaisants, fracas de toms : le venin est cajolé, le son est fracassé. Avec Chuck Bettis (voix), Looker et Pride font du Naked City (presque) plus vrai que nature. Avec Darius Jones (sax alto) et Sam Hillmer (sax ténor), Looker et Pride confirment le chaos. Laissent se noyer les saxophonistes dans la cuve à mazout, affirmant ainsi leur sens vicié du partage  (que le plus sonique gagne !).

Puis, avec l’altiste et, plus loin encore, avec le vocaliste, contemplent les débris et les chants de ruines. S’en voudraient presque de leurs méfaits. Maintenant, semblent vouloir (re)construire. Mirage ou malice ?

Period : 2 (Public Eyesore)
Edition : 2014.
CD : 01/ Two 02/ Four 03/ Ten 04/ Nine 05/ Six 06/ Eleven 07/ Eight
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Diamond Terrifier : Kill The Self That Wants To Kill Yourself (Northern Spy, 2012)

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D’abord effrayé par la dégaine branchouilli-commune de Sam Hillmer (Diamond Terrifier), j’ai cru que je ne trouverais rien de bon sur son Kill The Self That Wants To Kill Yourself. La première plage me confirmait que j’avais eu raison : des nappes de synthé dignes de l’ouverture du pire des titres techno jamais enregistré dans les années 90 à Bratislava ou Bucarest et un saxophone qui part un peu dans tous les sens / un free saxophone = un saxophone qui joue faux = un saxophone branchouilli-commun lui aussi.

S’il y eut surprise, c’est qu’il y a plusieurs moments sur ce disque et, passé l’écueil « terrifiant » (édifiant ?), Diamond Terrifier peut susciter l’intérêt. Par exemple lorsqu’il emboîte le pas expérimental et rappeler (en moins abouti quand même) Ulrich Krieger sur Three Things ou lorsqu’il donne dans une polyphonie gonflée à bloc par les résonances. Mais le soufflet peut retomber, et nous voici interloqués à l’écoute de ce morceau de pop baroque au clavecin qu’est Transference Trance ou ailleurs ce saxophone qui retourne vers le futur à la Rencontre du troisième type. La marche à suivre aurait été peut-être de fondre tout bonnement la pop et l’expérimental comme sur Adamantine, ce beau morceau de cosmische programmatique…

Diamond Terrifier : Kill The Self That Wants To Kill Yourself (Northern Spy / Orkhêstra International)
Enregistrement : mai 2012. Edition : 2012.
CD : 01/ Kill The Self That Wants To Kill Yourself 02/ Defile The Style 03/ Transference Trance 04/ Three Things 05/ Becoming A New Object 06/ Confusion Wisdom 07/ Adamantine 08/ Kill The Self That Wants To Kill Yourself (Reprise)
Pierre Cécile © Le son du grisli

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