Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Rob Wagner: Trio (Valid Records - 2007)

22969Familier du jeu en trio, le saxophoniste et clarinettiste Rob Wagner convoquait deux nouveaux partenaires - le percussionniste Hamid Drake et le bassiste Nobu Ozaki – pour enregistrer en décembre 2005, à la Nouvelle Orléans, une session hantée par l'ouragan Katrina.

Par l'inertie des autorités à avoir suivie, aussi, à en croire Desoparia, lamentation rageuse sur laquelle Wagner fait part, au soprano, de ses motivations premières sur le mode oriental défendu par la section rythmique. S'ensuit une série d'impressions inspirées: colère sourdant à travers quelques dérives free (Childhood Memory), recueillement profond (La Madrugada, Plutino, Freedumb), angoisse lentement révélée (Shock, Awe, Sham, Shame) ou états d'âme contraires que réussit à réconcilier le drame (Where Is Home?).

Plaidoyer pour un retour au bon sens, politique autant que musical, Trio allie avec élégance fond et forme, et en profite pour fustiger l'intérêt aléatoire aloué aux catastrophes selon l'endroit du monde où elles tombent.

CD: 01/ Desoparia (They handed out $12 billion cash in Iraq and couldn't even give New Orleans drinking water 02/ Plutino 03/ Where Is Home? 04/ Shock, Awe, Sham, Shame 05/ Childhood Memory 06/ La Madrugada 07/ Freedumb (Aren't you glad to vote in America?) 08/ Penumbria

Rob Wagner - Trio - 2007 - Valid Records.

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Rob Wagner: Lost Children (Valid Records - 2007)

robwasli

Grand adepte du jeu en trio, le saxophoniste Rob Wagner menait en 2006 sa principale formation, qui donne aussi à entendre le contrebassiste James Singleton et le batteur Ocie Davis.

En connaisseur, Wagner impose sur Lost Children une musique influencée par la deuxième génération de free jazzmen - souffleurs envoûtés par les graves (2068) ou sublimant par leur énergie une mélodie de rien (Night Before) -, avant d'évoquer de plus anciennes figures (Coltrane
et Ayler sur Early), voire, de beaucoup plus anciennes (au point d'en être anonymes) sur When Sax was King, pièce aux parfums anciens de Nouvelle Orléans.

Certes, il arrive au leader de pécher par excès de délicatesse (33 Nights with Mars) ou par intérêt subit pour l'évidence déraisonnable (Little Lamb), fautes pardonnées à l'écoute du seul Lost Children, morceau sur lequel il construit au soprano un jazz intense et frontal, étendard le plus fidèle de ses belles manières instrumentales.

CD: 01/ Wash Away Our Sins 02/ Early 03/ Lost Children 04/ 2068 05/ Little Lamb 06/ Talking in Sponges 07/ 33 Nights with Mars 08/ Night Before 09/ When Sax was King

Rob Wagner - Lost Children - 2006 - Valid Records.

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