Le son du grisli

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Derek Bailey, Tony Bevan, Paul Hession, Otomo Yoshihide : Good Cop, Bad Cop (No-Fi, 2009)

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Sur Good Cop, Bad Cop, quatre musiciens différemment arrangés : Derek Bailey, Otomo Yoshihide, Tony Bevan et Paul Hession, enregistrés en 2003 à Liverpool en duos et quartette.

A quatre, l’improvisation commande à Bailey d’opposer ses interventions sur guitare au volume changeant à un drone serti de râles d’origines différentes. Plus loin, les libertés de l’association s’accordent sur un jeu de plaintes précipitées du saxophone et de larsens élaborés par Yoshihide.

Par la suite, la rencontre se réserve des duos aux conséquences diverses aussi : virulence de la réaction provoquée par la collision des cordes claires de Bailey et des mouvements frénétiques d’Hession ; écarts singuliers des trouvailles sonores de Yoshihide et des roulements du même Hession ; enfin free soutenu de Bevan contrastant avec la ligne claire prônée, une fois n’est pas coutume, par Derek Bailey. La rencontre valait d'être enregistrée.

Derek Bailey, Tony Bevan, Paul Hession, Otomo Yoshihide : Good Cop, Bad Cop (No-Fi / Metamkine)
Enregistrement : 2003. Edition : 2009.
CD : 01/ No Hiding Place / Softly Softly 02/ Morse 03/ The Bill 04/ Good Cop, Bad Cop 05/ Flying Squad
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Frode Gjerstad : Live at the Termite Club (Loose Torque, 2006)

termitesliEn septembre 2003, au Termite Club de Leeds, Frode Gjerstad élevait en compagnie de Nick Stephens (contrebassiste et créateur du label Loose Torque) et de Paul Hession (batteur entendu auprès de Derek Bailey, Peter Brötzmann ou Evan Parker) trois titres à la gloire d’un jazz flamboyant.

A la clarinette basse, d’abord, il enchaîne les aigus et invite ses partenaires à faire dérailler une pièce soutenue - grincements de l’archet de Stephens et ponctuation chaotique d’Hession. Si, sur la fin de Meeting at the Adelphi, le contrebassiste rêverait d’imposer un gimmick conciliateur, ses espoirs seront anéantis par The L Shaped Room : pièce plus accidentelle encore, bousculée sans cesse par les pratiques déviantes de Gjerstad, passé à l’alto.

Emmené davantage par Stephens – qui multiplie les propositions d’ouverture -, Brewers Tap combine d’autres aigus de clarinette basse, déposés plus discrètement, et le soutien instable mais efficace de la section rythmique. Avant de servir un swing, et de laisser le champ libre à un solo brillant de saxophone alto.

Le plus souvent frénétique, Live at the Termite Club profite de circonstances diverses – pratiques instrumentales iconoclastes, retenue tout à coup nécessaire ou rôle du leader soudain partagé – pour se voir attribuer une place de choix parmi le nombre des enregistrements de Gjerstad.

CD: 01/ Meeting at the Adelphi 02/ The L Shaped Room 03/ Brewers Tap

Frode Gjerstad - Live at the Termite Club - 2006 - Loose Torque.

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