Le son du grisli

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Oneohtrix Point Never : Returnal (Editions Mego, 2010)

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Alias mystérieux de l’Américain Daniel Lopatin, Oneohtrix Point Never tire son étrange nom d’un jeu de mots sur la radio de Boston – où réside son auteur – Magic 106.7.

Adepte d’une ambient noise fuzz où les orages de KTL s’entrechoqueraient avec les souvenirs récoltés de video games eighties confrontés à l’Astral Social Club (Nil Admirari), le quatrième opus de OPN emprunte également des lignes de force davantage synthkraut – au sens moderne où les admirables Emeralds l’entendent (Describing Bodies). Héritier d’un Jean-Jacques Perrey aux commandes de très vintage Akai, Roland et Korg, puisant ses lignes de force dans une relecture contemporaine des classiques seventies qu’imaginerait Jóhann Jóhannsson quand il quitte sa trajectoire solo et rejoint Evil Madness et Apparat Organ Quartet (Stress Waves), Lopatin emprunte aussi, par des voies certes détournées, un décorum aux frontières sans limites.

Derrière un titre vraiment formidable, qui donne d’ailleurs son nom à l’album, les références s’empilent sans jamais se chevaucher, quelque part entre Boards of Canada et Tangerine Dream, chantées d’une étonnante voix manipulée électroniquement. Un disque recommandable pour tous ceux qui ont un jour apprécié la Kosmische Musik.

Oneohtrix Point Never : Returnal (Editions Mego)
Edition : 2010.
CD : 01/ Nil Admirari 02/ Describing Bodies 03/ Stress Waves 04/ Returnal 05/ Pelham Island Road 06/ Where Does Time Go 07/ Ouroboros 08/ Preyouandi
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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