Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Ernesto Rodrigues, Wade Matthews, Neil Davidson : Erosions (Creative Sources, 2010)

Erosionslis

Le violon d'Ernesto Rodrigues s'exprime de mille et une façons. Prenons cet archet qui patiente ou cette corde pincée. Ou encore ces silences qui chassent à chaque fois la note à laquelle succèdent en l'étouffant de tous leurs charmes.

Mais le violon d'Ernesto Rodrigues est rarement seulement violon. Sur Erosions, ce sont aussi des électro-objets fappés, traînés à terre, ramassés pour être renvoyés plus loin et des fields recordings (le tout inventé en direct par Wade Matthews) et des vibrations d'autres cordes (la guitare de Neil Davidson). Le tout est une somme de sédiments de réel. 

La musique du trio s'exprime en improvisant dans l'agrément (le violon instrument classique abordé bizarrement mais instrument classique pour toujours) et le désagrément (les objets et les field recordings et les cordes tendues). Elle raconte autant de souvenirs-mélodies qu'elle prédit l'avenir d'une musique qui ne sera plus jamais.

Ernesto Rodrigues : Erosions (Creative Sources / Metamkine)
Enregistrement : 2010. Edition : 2010.
CD : 01-05/ Erosions
Pierre Cécile © Le son du grisli

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