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Wolf Eyes : No Answer-Lower Floors (De Stijl, 2013)

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En cette période de best-of-hits-matemoiçadanslerétro, je sacrifie au rite : voici assurément un des top-albums de l’année ! 2013, d’accord. Mais c’est déjà ça, non ?

On ne peut pas ne pas penser à l’influence Throbbing Gristle lorsque l’on écoute les premières minutes de No Answer-Lower Floors de Wolf Eyes. On se demandera en passant pourquoi l’oreille (non, ce n’est pas le cerveau mais bien l’oreille qui...) cherche à toujours mettre d’autres noms que celui du groupe qui l’a enregistré sur tout nouveau disque qu'elle écoute (me suivez-moi, vous ?).

Dans son énorme discographie, Wolf Eyes s’est montré plus farfelu, et c’est peut-être, sous ses faux airs d’indus « proprette », pourquoi No Answer-Lower Floors aura fait l’unanimité critique. Un retour aux fondamentaux, en quelque sorte, des rengaines dérangeantes d’un répétitif-tribal & d’un crapuleux-grinçant & d’un malsain-poétique & même, même, de bon augure… Qui sait si No Answer-Lower Floors ne fera d’ailleurs pas date dans la carrière de Wolf Eyes ? Un avant et un après ce retour aux fondamentaux ? Je vous dirai ça l'année prochaine, quand viendra pour moi le temps de chroniquer les Wolf Eyes sortis il y a quelques semaines…

Wolf Eyes : No Answer-Lower Floors (De Stijl)
Edition : 2013.
CD / LP : 01/ Choking Files 02/ Born Liar 03/ No Answer 04/ Chattering Lead 05/ Confession of the Informer 06/ Warning Sign
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Nate Young : Regression (Ideal, 2009)

Regresli

La pochette de Regression ne peut cacher longtemps l’humeur dans laquelle Nate Young, sorti de Wolf Eyes, enregistra récemment en solitaire. Sombre, sa musique est aussi loin d’être seulement expérimentale.

C’est que, à coups de synthétiseurs et force d'usage de magnétophone, il signe un ouvrage qui hésite entre des constructions refusant à qui les entend toute respiration aisée (Trapped, Sleep Anxiety) et de plus charmantes récréations (marche glauque mais amusée tout de même de Dread ou Untitled fantasmant une pièce d’accompagnement d’un proto-Jimi Tenor). Ici et là, le même matériau de base, fait de boucles insistantes, de râles, de grouillements et de sifflements, liés les uns aux autres par un drone ou une envahissante nappe de clavier. D’un bout à l’autre du disque, une ligne court, d’une esthétique aussi flottante que réfléchie : et voici Regression implantée en profondeurs.

Nate Young : Regression (Ideal / Metamkine)
Enregistrement : 2008-2009. Edition : 2009
CD : 01/ Trapped 02/ Dread 03/ Under the Skin 04/ Sweating Sickness 05/ Sweating  Sickness 2 06/ Sleep Anxiety 07/ Untitled
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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