Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Sortir : Sonic Protest 2017Interview de Jacques OgerLe son du grisli sur Twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Rdeča Raketa : Old Girl, Old Boy (Mosz, 2010)

GrisliRaketa

Duo formé de la Slovène (basée à Vienne) Maja Osojnik et de l’Autrichien Matija Schellander (déjà entendu dans Metalycée), Rdeča Raketa – prononcer Rdetcha Raketa – emmène l’auditeur en une extraordinaire promenade fantasmagorique dans les contrées turntablisées de Philip Jeck et de Giuseppe Ielasi.

Grâce à la combinaison épatante d’enregistreurs à cassette, de Paetzold recorder, de jouets, de basse électrique et de multiples outils électroniques, les deux complices démontent les concepts nauséeux et placent la bravoure libertaire au centre de leur attention, nourrie d’opposition à tout préjugé. Mariant la décalcomanie à la bravoure sonore, débusquant au coin d’un magasin de jouets pour grands enfants exilés sur Touch ou Schoolmap Records les sonorités d’un voyage au pays de tous les (im)possibles, Osojnik et Schellander déclinent en une seule longue plage un dynamisme intellectuel qui n’exclut ni plaisir ni lucidité. Et pour vous donner une idée encore plus exacte de la vitalité neuronale extrême de notre duo favori – rayon nouveautés 2010, on vous invite à fouiller YouTube , vous y dénicherez une épatante performance au Sonntags Abstrakt de Graz.


Rdeča Raketa, Old Girl, Old Boy (extrait). Courtesy of Mosz

Rdeča Raketa : Old Girl, Old Boy (Mosz)
Edition : 2010.
CD : 01/ Old Girl, Old Boy
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Metalycée : It Is Not (Mosz, 2009)

Metalysli

Fomenté par deux membres de Thilges 3 (Armin Steiner et Nik Hummer), Metalycée signe aujourd'hui la troisième référence de sa discographie : It Is Not, ouvrage d'un métal extirpé de ses codes et porté – enfoncé, aussi, parfois – par le souffle de Melita Jurisic.

Le ton est grave, qui rappelle ici Patti Smith, ailleurs se glisse en atmosphères que ne renieraient pas Nick Cave ou Loren Connors : le décorum d'un folk ténébreux consistant en trames vaporeuses élevées à coups de claviers électriques et de guitare basse, de drones et de précipitations de tambours inspirés – ceux de Bernhardt Breuer.

Quelques fois, l'ensemble applique avec génie des noirceurs au format de chansons progressant sur boucles instables (Satisfy My Soul) ; d'autres, il change ses complaintes en développements stricts, capables de se laisser gagner puis se perdre par d'imposants effets sonores (It Is Not, You Promized Me). Et si le groupe en fait quelques fois trop (The Itch, hymne bouffon de chauve-souris à l'anémie viennoise), on n'oubliera pas d'avoir entendu partout ailleurs une originalité indéniable sortie de sous les ombres.


Metalycée, Satisfy My Soul. Courtesy of Mosz.

LP: A01/ Cordelia..s Song A.02/ Satisfy My Soul A.03/ It Is Not A.04/ Spiders on Toast A.05/ The Itch B.01/ Something Sick B.02/ Donal Og B.03/ You Promised Me B.04/ Jezebel >>> Metalycée - It Is Not - 2009 - Mosz.

Commentaires [0] - Permalien [#]
>