Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Sonic Liberation Front : Meets Sunny Murray (High Two, 2010)

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Il n’y aura pas collision entre free jazz et rythmes afro-cubains. Il y aura tout autre chose qui sera surtout affaire de mouvement. Pas de savantes combinaisons ni de superpositions millimétrées mais, au contraire, une liberté de choix pour chacune des parties engagées.

Ainsi, et en deux sessions (2002 & 2008), percussionnistes (Chuck Joseph, Okomfo Adwoa Tacheampong, Shawn Hennessy, Nichola Rivera, Joey Toledo), contrebassistes (Matt Engle ou Fahir Kendall), saxophonistes (Terry Lawson, Adam Jenkins), trompettistes (Todd Margasak ou Kimbal Brown) et batteurs (Kevin Diehl, Sunny Murray) vont rayonner sur des structures ouvertes et solidaires.

Ni mixage ni métissage donc mais de hauts trajets où s’invitent irrégularité et aléatoire, convulsions et éructations. Et puis, en fin de disque, la caisse claire de ce diable de Sunny Murray n’en finissant pas de répondre aux percussions endiablées du combo, résonne en nous le troublant souvenir d’un certain Live at the Pan-African Festival.

Sonic Liberation Front : Meets Sunny Murray (High Two / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2002 & 2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Init 02/ Knowledge of the Sun 03/ Meaningless Kisses 04/ Cosa de grupo 05/ Ochun libre 06/ Some Other Times 07/ Nomingo 08/ Under the Wave of Kanagawa
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Seth Meicht: Illumine (CIMP - 2006)

meichtsliRenforcé par le saxophoniste Matt Bauder, The Seth Meicht Trio devient quartette, et signe avec Illumine un enregistrement qui investit avec éloquence l’entière histoire du jazz. Tout en ayant recours à quelques digressions davantage en rapport avec le jeune âge de ses musiciens.

Né en 1976, Seth Meicht ne rechigne pas à aborder la question d’un swing actuel, emmené par la contrebasse de Matt Engle et la batterie – pas avare de breaks efficaces – de Lonnie Solaway (Everything Is Everywhere), parfois bousculé par les digressions tempétueuses des saxophones (Invisible Moments).

Souvent, Meicht et Bauder recourent à l’unisson, histoire d’accentuer leurs élans à la manière du World Saxophone Quartet (The Enormous Room). Ailleurs, ils choisiront de se partager graves et aigus sur la lente progression virant free éraillé qu’est Illumine, ou de se faire plus simplement complémentaires – l’un servant la mélodie, l’autre tortueux, sur 44.

Evoquant aussi Roland Kirk sur Dualing Diptychs, l’ECFA Trio sur Resonator, le quartette ne donne jamais dans la référence hors sujet. Mais enrichit plutôt son jazz serein au moyen de gestes d’avant-garde, histoire de pouvoir dire qu’il connaît les tenants et les aboutissants (momentanés) de son thème.

CD: 01/ Everything Is Everywhere 02/ Invisible Moments 03/ Resonator 04/ Blue Smiles 05/ 44 06/ Dualing Diptychs 07/ Illumine 08/ The Enormous Room

Seth Meicht Quartet - Illumine - 2006 - CIMP Records. Distribution Improjazz.

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