Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Zeitkratzer : Whitehouse (Zeitkratzer, 2010)

whitegrisli

Sa collaboration avec Keiji Haino (Electronics 3) pourrait avoir laissé des traces sur Zeitkratzer. C’est en tout cas ce que l’écoute et les réécoutes de Whitehouse n’ont pas cessé de me chuchocracher à l’oreille.

Sur ce CD, un autre membre émérite de la Protection des Grands Bruits agit dans l’ombre du collectif de Reinhold Friedl. Il s’agit de William Bennett, soit Whitehouse en personne, qui a rencontré Friedl avant que celui-ci s’empare de ses compositions et les joue en concert à Marseille au printemps dernier. Sur le vieux port gronde encore un assaut électroacoustique dévastateur qui commence avec des loops assassines et des tambours qui ne sont pas du Bronx mais qui sont d’une urbanité sauvage quand même.

Parmi la masse, on distingue le beau violon de Burkhard Schlothauer, Ensuite, on s’y noie avec délectation : la clarinette de Frank Gratkowski, la trompette de Matt Davis, la harpe de Rhodri Davies et le son de Ralf Meinz, tout concourt à déplacer jusqu’à très près de vos oreilles une ruche XXL dont les habitantes prennent plaisir à s’ébattre déguisées en membres d’Urban Sax. Zeitkratzer est un grand orchestre détraqué qui n’a pas finit d’agir tel un aimant sur tous les parasites de métal à l’approcher. Cette Whitehouse s’en trouve recouverte de tôles et l’ensemble est du plus bel effet. 

Zeitkratzer : Whitehouse (Zeitkratzer)
Enregistrement : 14 mai 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Munkisi Munkondi 02/ Nzambi Ia Lufua 03/ Scapegoat 04/ Fairground Muscle Twitcher 05/ Bia Mintatu 06/ The Avalanche
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Zeitkratzer : Alvin Lucier (Zeitkratzer, 2010)

zeitslucier

Depuis la sortie de Xenakis [a]live!, Reinhold Friedl et son Zeitkratzer se sont intéressés à la musique contemporaine en instituant une série de disques baptisée « Old School ». Après John Cage et James Tenney, c’est au tour d’Alvin Lucier d’y trouver son compte.

Les travaux pratiques de physique musicale ont eut lieu à la fois en concert et en studio. Leur objet était de démontrer que les écritures d’une partition, soumise aux mouvements d’un orchestre, peuvent prendre d’autres formes que celles que le compositeur leur avait choisies. Examinons : ici c’est un violon (ailleurs un orgue ou même un triangle) qui tient la note-élément-premier de l’ensemble. Reste après cela aux pièces microtonales de dérouler un luxueux aréopage de sons fabuleux. Réexaminons, au microscope cette fois : ce sont-là des systèmes photosensibles qui en appellent à leur différenciation !

Zeitkratzer : Alvin Lucier (Zeitkratzer)
Enregistrement : 2009-2010. Edition : 2010.
CD : 01/ Fideliotro, for viola, cello and piano 02/ Music for Piano with Magnetic Strings, for grand piano and as many as five e-bows 03/ Silver Streetcat for the Orchestra, for amplified triangle 04/ Violynn, for violon and tape 05/ Opera with Objects, for performers with resonant objects
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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