Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Lol Coxhill et alt. : Vol pour Sidney (aller) (Nato, 2015)

lol coxhill et alt

Début des années 1990 : on pouvait encore concilier, réconcilier. Un producteur (ici Jean Rochard) pouvait rêver à quelque projet fou : inviter quelques amis musiciens à évoquer le déjà oublié Sidney Bechet par exemple.

Lol Coxhill et Pat Thomas convoquaient l’electro avant l’heure. Elvin Jones et Michel Doneda partageaient une fantaisie égyptienne. Taj Mahal n’était jamais aussi bien servi que par lui-même. The Lonely Bears n’étaient que tendresse et bienveillance (mais frôlaient aussi le sirop !). Steve Beresford s’armait de ridicule sur Lastic 6 et retrouvait l'inspiration perdue en compagnie d’Han Bennink sur Lastic 7. Un Rolling Stones (Charlie Watts) pouvait compter sur les sopranos d’Evan P et de Lol C pour fluidifier son swing.

Le mainstream n’était pas aussi écœurant qu’aujourd’hui (Pepsi & The Blue Spiders). Lee Konitz et Kenny Werner nous sauvaient du cafard. Urszula Dudzak et Tony Hymas pensaient et régulaient l’à-venir. C’était hier. C’est aujourd’hui puisque l’on réédite la galette. En cette période d’irréconciliable, c’est une assez bonne idée.

vol sidney

Vol pour Sidney (aller)
Nato / L’autre distribution
Enregistrement : 1991-1992. Edition : 1992. Réédition : 2015.
CD : 01/ Petite fleur 02/ La nuit est une sorcière 03/ Egyptian Fantasy 04/ Sidney’s Blues 05/ Si tu vois ma mère 06/ Lasti 6 07/ Lastic7 08/ Blues in the Cave 09/ Laughin in Rhythm 10/ Blue for You Johnny 10 11/ Blues for You Johnny 11 12/ As-tu le cafard ? 13/ Make Me a Pallet on the Floor 14/ Petite fleur
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Antoine Prum : Taking the Dog for a Walk (Ni Vu Ni Connu, 2015)

antoine prum taking the dog for a walk

Après avoir fait entendre tout l’amour qu’il porte à l’improvisation britannique (Just Not Cricket), Antoine Prum s’est attaché à la montrer en plus. Avec l’aide de Tony Bevan et du comédien – et grand amateur d’improvisation – Stewart Lee, le (déjà) réalisateur de Sunny’s Time Now présentait récemment Taking the Dog for a Walk.

Parti de la scène du Café Oto – haut lieu de l’improvisation actuelle –, Prum instaure un code amusé du musicien-samouraï avant de retracer l’histoire de l’activité qui l’enchante depuis les premières expériences du Little Theatre Club – venus pour l’essentiel du free jazz, les musiciens s’en détacheront au profit d’un jeu autrement collectif que les personnalités qui composent AMM et celles de John Stevens, Trevor Watts, Derek Bailey… se chargeront de diversifier.  

Après quoi (dans le documentaire et en intégralité sur un second DVD), sont recueillis les témoignages de personnages : Lol Coxhill, Eddie Prévost, Phil Minton, Roger Turner, Steve Beresford, John Butcher, Maggie Nicols… La parole libère autant de précisions qu’elle dresse de constats : sur l’éternel refus de tout répertoire et l'insatiable intérêt pour les sons nouveaux (qu’illustre ici un extrait de concert donné par AMM en compagnie de Rhodri Davies), sur le rapport de la pratique à l’entertainment (Coxhill) et au public (Karen Brockman) ou encore la nostalgie commandée par un âge d’or à l’ombre duquel s’assoupit parfois le quotidien (Bevan, John Edwards aussi : « maintenant, c’est facile »)…

Facilité que de plus jeunes improvisateurs devront contourner, voire refuser, s’ils veulent renouveler un genre qui n’en est pas un : Gail Brand, Dominic Lash, ou encore Alex Ward, que l’on retrouve sur un CD enfermé lui aussi dans la boîte jaune de Taking the Dog for a Walk. Sur celui-ci, c’est N.E.W. enregistré au Café Oto le 17 janvier 2012. N.E.W., qui donne de nouvelles teintes à l’improvisation et clame même que l’espoir est permis. Non pas celui d’un simple renouvellement ou d’une mise à jour fétiche, mais bien celui de nouvelles choses à attendre de l’improvisation britannique.  

Antoine Prum : Taking the Dog for a Walk. Conversations with British Improvisers (Ni Vu Ni Connu / Improjazz)
Edition : 2015.
2 DVD + CD : Taking the Dog for a Walk.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Just Not Cricket! (Ni Vu Ni Connu, 2013)

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Du 6 au 8 octobre 2011 à Berlin, seize représentants de l’improvisation britannique – Just Not Cricket! – donnèrent des concerts désormais consignés sur quatre trente-trois tours. Dans leur boîte, trouver aussi le programme du festival et surtout un livret d’une vingtaine de pages d’interviews, de textes et de photos – le tout rassemblé par Antoine Prum (à qui l'on doit Sunny's Time Now).

Au son, c’est Lol Coxhill qui emporte la première face, donnant en compagnie d’Alex Ward (à la clarinette) le la prompt à l’accord (ne serait-ce que de principe) des combinaisons de musiciens – quatorze restant à nommer, voici : Tom Arthurs, Steve Beresford, Tony Bevan, Matthew Bourne, Gail Brand, Rhodri Davies, John Edwards, Shabaka Hutchings, Dominic Lash, Phil Minton, Eddie Prévost, Orphy Robinson, Mark Sanders et Trevor Watts – qui se succéderont sur la scène du HBC.

Avec Prévost, Coxhill improvise en majesté : en duo, d’abord, puis en quintette associés à Minton, Watts et Edwards sur une face entière, soit le temps pour les souffleurs, exaltés par la section rythmique, de renverser le pithiatique Minton. Plus tard, un autre quintette donnera dans l’improvisation avec autant de conviction et de réussite, dans lequel Arthurs (trompette), Hutchings (saxophone ténor et clarinette), Ward (à la guitare cette fois) et la même paire Edwards / Watts, révéleront leur goût commun pour les effets qu'a sur leur art un bruitisme déviant.

Comme l’esprit des musiciens qu’il implique, Just Not Cricket! ne s’interdit rien, même pas les grandes fatigues. Ainsi tournent deux fois en rond le piano de Beresford et la voix de Minton emmêlées, habitude du bavardage contre laquelle ni les cordes de Davies et Edwards, pourtant alertes, ni l’élégance de Prévost combinée à la fougue d’Arthurs ne pourront rien. Brand – superbe sur le bel archet de Lash dans un quartette composé aussi d’Arthurs et Ward – associée à Edwards se montrera aussi peu capable de relativiser les bizarres lourderies du pianiste. En trio avec Arthurs et Bourne, Beresford saura pourtant se faire moins encombrant, au creux de quelques minutes d’une musique de soupçons.

Après quoi la récréation d’un jazz qui garde encore en mémoire quelque accent d’ancienne liberté s’imposera dans les conversations : au son de l’association Bevan / Edwards / Hutchings / Sanders et sur l’air du trio Bourne / Watts / Sanders. De quoi clore avec force et humeur la grandiose rétrospective.

Collectif : Just Not Cricket! (Ni Vu Ni Connu)
4 LP : A1/ Duo Ward, Coxhill A2/ Duo Prévost, Coxhill B/ Quartet Sanders, Davies, Watts, Robinson C/Quintet Edwards, Prévost, Coxhill, Watts, Minton D/  Quintet Edwards, sanders, Ward, Hutchings, Arthurs E1/ Trio Hutchings, Lash, Davies E2/ Quartet Edwards, Davies, Beresford, Minton E3/ Quartet Prévost, Beresford, Arthurs, Minton F1/ Quartet Ward, Lash, Brand, Arthurs F2/ Quartet/ Trio Edwards, Beresford, Brand G1/ Quartet Edwards, Sanders, Bevan, Hutchings G2/ Trio Bevan, Lash, Edwards H1/ Trio Beresford, Bourne, Arthurs H2/ Trio Watts, Sanders, Bourne H3/ Duo Sanders, Brand
Enregistrement : 6-8 octobre 2011. Edition : 2013.
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Lol Coxhill Expéditives

coxhill expéditives

coxhill instant replay

Lol Coxhill : Instant Replay (Nato, 2011)
Lol Coxhill en France, au début des années 1980. L’idée – pour lui comme pour Nato, qui réédite aujourd’hui Instant Replay – d’en profiter. Alors, entendre le soprano fantasque en compagnie de Joëlle Léandre, Christian Rollet, Annick Nozati et Sven-Ake Johansson (notamment le temps d’une relecture théâtrale d’Embraceable You), Louis Sclavis, Raymond Boni, Tony Coe, le Bagad de Kimperlé ou la Chantenaysienne sous la direction d’Yves Rochard (au son de chansons d’enfance). Et puis, avec Jac Berrocal ou Paul Rutherford, un supplément d’âme : la finesse de Coxhill servant une formidable imagination partagée.

coxhill aires de jeux

Erik Satie et autres messieurs : Airs de jeux (Nato, 2011)
Autre réédition Nato et hommage à Erik Satie. Lol Coxhill est de ces « autres messieurs », parmi lesquels on trouve aussi Ulrich Gumpert (qui va de Sarabandes en Gnossiennes avec autant d’application que de liberté), Tony Hymas, Steve Beresford, Dave Holland, Tony Coe, Philipp Wachsmann… La forme des interprétations est diverse, le soprano faisant le pari de tentatives transgenres des plus facétieuses.

coxhill rock

Lol Coxhill, Barre Phillips, JT Bates : The Rock on the Hill (Nato, 2011)
Enregistré au Théâtre Dunois (déplacé) en 2010, The Rock on th Hill donne à entendre Lol Coxhill et Barre Phillips auprès du batteur JT Bates. Le soprano y divague avec allure sans prendre ombrage des reliefs changeants décidés par ses partenaires ou sert avec délicatesse des mélodies qui rappellent le duo Lacy / Waldron de One More Time. Ce sont là de belles pièces improvisées dans l’écoute, l’arrangement sur le vif voire la cohésion instinctive.

coxhill ward

Lol Coxhill, Alex Ward : Old Sight New Sounds (Incus, 2011)
Enregistré en 2010, Old Sight New Sounds est la rencontre d’un Coxhill au soprano agile, subtilement décousu ou rappelant ailleurs les premiers temps du free (Joseph Jarman en tête), et d’Alex Ward à la clarinette. Après s’être cherchés un peu, les vents tissent un parterre de sons disposés en cercles : volubiles.

coxhill poppy

GF Fitz-Gerald, Lol Coxhill : The Poppy-Seed Affair (Reel, 2011)
Un DVD et deux CD font The Poppy-Seed Affair, à ranger sous les noms de GF Fitz-Gerald et Lol Coxhill. Un film burlesque qui accueille dans son champ sonore des solos de guitare en force, des élucubrations de Fitz-Gerald (guitare, cassettes, boucles et field recordings) et surtout un concert enregistré en 1981 par le duo : sans effet désormais, la guitare fait face au soprano : deux fantaisies se toisent sur un heureux moment.

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Lol Coxhill (1932-2012)

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A la fin des années 1940, pour être chargé de programmer des musiciens américains en clubs anglais, Lowen Coxhill rencontre Charlie Parker sur le modèle duquel il pratiquait jusque là le saxophone alto. Plus tard, il s’essaye pourtant au ténor et au soprano au son desquels il intègre une suite d’orchestres dont les Afro-Cubists de Denzil Bailey, consacrés au répertoire de Dizzy Gillespie. S’il entre en contact avec quelques compatriotes singuliers (Tubby Hayes, Joe Harriott), Coxhill passe la majeure partie des années 1960 à défendre le rhythm and blues auprès de Tony Knight ou Dave Hunt et à accompagner d’autres Américains de passage (Rufus Thomas, Screamin’ Jay Hawinks, Mose Allison) avant de s’essayer à un mélange de jazz et de rock en compagnie de Steve Miller. Dans le même temps, le saxophoniste soigne sa réputation d’improvisateur : au son d’Ear of Beholder qu’il enregistre pour le label de John Peel, Dandelion ; en tant que membre du Brotherhood of Breath de Chris McGregor ou du Moiré Music de Trevor Watts ; en participant, enfin, aux premières manifestations Company organisées par Derek Bailey et Evan Parker. Poussé par un goût insatiable pour les expériences nouvelles, le saxophoniste interroge ensuite la musique électroacoustique en compagnie du guitariste Mike Cooper et du batteur Roger Turner dans The Recedents, le rock en membre impliqué de The Damned ou encore la chanson et l’illustration sonore sous le nom de Melody Four en association avec Steve Beresford et Tony Coe. Parvenant à se détacher de préoccupations qui le conduisent à multiplier solos et duos (avec Pat Thomas, Veryan Weston ou encore Howard Riley), Lol Coxhill pourra prendre place en Dedication Orchestra ou London Improvisers Orchestra. Guillaume Belhomme, Way Ahead. Jazz en 100 autres figures, Le mot et le reste, 2011.

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Hayward, Park, Smith, Coxhill : Mathilde (Slam, 2010)

maslildeDeux « étranges » formations emmenées ici – soit un soir de 2008 au Café Oto de Londres – par le batteur Charles Hayward (This Heat) : trio dans lequel on trouvait le guitariste Han-Earl Park et le trompettiste et cornettiste Ian Smith ; association renforcée, le temps de deux dernières improvisations, par la présence du saxophoniste Lol Coxhill.

La mise en place inquiète (Hayward au mélodica) donnait quelques indices sur la teneur de l’entière improvisation : réfléchie, et dans laquelle les intervenants rivalisent de subtilités (Park érodant les reliefs de plaintes aux volumes variés, Smith au bugle saisissant). Passée la période de flottement ravissant – de vacance, presque, pour Hayward –, il faudra bien revenir aux turbulences afin de s’y montrer autrement convaincant. Alors, Coxhill peut apparaître : le soprano élabore des parallèles aux phrases du cuivre dublinois ; ourdit et trame, enfin tisse, sur le métier remonté crescendo par Hayward, une tapisserie de choix : celle d’une autre Mathilde, à la beauté tout roturière.

Charles Hayward, Han-Earl Park, Ian Smith, Lol Coxhill : Mathilde (Slam / Improjazz)
Enregistrement : 18 avril 2010. Edition : 2010.
CD : 01/ Kalimantan 02/ Similkameen 03/ Ishikari 04/ Jixi 05/ Matanuska 06/ Aachen 07/ Oaxaca
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Lol Coxhill, Roger Turner : Success with your Dog (Emanem, 2010)

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L'essentiel de Success with your Dog a été enregistré à Brest en 2003, un soir où Lol Coxhill retrouvait, au Vauban, un Roger Turner d'une discrétion rare mais appropriée.

Récitant calmement son bréviaire a-rythmique, Turner permet au saxophoniste d'envisager une suite de courses en solitaire sur courtes distances : multiplication de coups secs, imagination soprane, emportements conjugués et succints, redites sopranes, poses swing et free fuites, rafales sopranes, efin emboîtement d'exception.

Après celles-ci, un addendum : Groomed for the Job, pièce enregistrée cette année par les mêmes : le silence s'invitant davantage à la table des retrouvailles, les hésitations changées en séditieux moments de vérité. Sur plus de réverbération, Coxhill raconte seul avant de laisser Turner raconter à son tour. Ensemble ensuite : l'échange est délicat, que le soprano dépose sous le signe d'une étrangeté diffuse. Sept ans de réflexion d'une prise à l'autre, grandioses toutes deux à ses manières.

Lol Coxhill, Roger Turner : Success with your Dog (Emanem / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2003-2010. Edition : 2010.
CD : 01/ Paying Through the Nose 02/ A Collar Counts 03/ Tails That Wag 04/ Groomed for the Job
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Lol Coxhill , Enzo Rocco : Fine Tuning (Amirani, 2010)

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Un « fine tuning », oui, c’est bien ce que Lol Coxhill (saxophone soprano) et Enzo Rocco (guitare) établissent durant la demi-heure – et ce n’est pas rien, pour le musicien impliqué ou l’auditeur concentré – de ce concert italien de novembre 2008 : « accordage délicat » & « impeccables accordailles », la « parfaite intonation » prévaut. Justesse de chaque intention, même en crabe, de chaque virage falsetto, jusque dans certains étranglements, enguirlandages et digressions de soprano parlando…

Dans cet agile jeu de truites mouchetées, la sinuosité des trajectoires ne fait qu’épouser, en une nerveuse sismographie, la très sérieuse fantaisie de Coxhill et de Rocco (on l’avait goûtée sur les London Gigs du guitariste, pour le label Prominence). Si ce dernier joue avec économie, le sopraniste passionne par son imagination linéaire mais non narrative, capricante, éraillée. Une belle présence à soi.

Lol Coxhill , Enzo Rocco : The Gradisca Concert. L'intégralité du concert est à retrouver sur la chaîne personnelle d'Enzo Rocco.

Lol Coxhill , Enzo Rocco : Fine Tuning (Amirani)
Enregistrement : 15 novembre 2008. Edition : 2010.
CD : Fine Tuning, The Gradisca Concert
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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Calling Signals : From Café Oto (Loose Torque, 2009)

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Enregistré l’année dernière à Londres, From Café Oto documente la progression de Calling Signals, groupe fondé par le contrebassiste Nick Stephens et Frode Gjerstad en 1994 et qui a accueilli depuis Paul Rutherford, Louis Moholo ou encore Hasse Poulsen.

L’année dernière, Lol Coxhill au soprano et Paal Nilssen-Love à la batterie prenaient à leur tour place aux côtés de Stephens et Gjerstad. En guise d’échauffement, onze minutes d’une déconstruction concentrée et toujours intense sur laquelle Stephens incite de ses graves le soprano, l’alto ou la clarinette basse, à en découdre.

Pendant près de trois quarts d’heure, le quartette met ensuite en lumière une clarinette hallucinée puis les tensions du duo Stephens / Nilssen-Love. Au soprano, Gjerstad profite alors d’une allure renforcée pour confectionner en autiste des guirlandes d’oiseaux querelleurs qu’il abandonnera pour rejoindre Coxhill et apposer avec lui des notes que l’un et l’autre voudront plus longues, comme pour panser les séquelles de leur collaboration effervescente au sein de ce Calling Signals là (08), à la hauteur des incarnations à l'avoir précédé.

Calling Signals : From Café Oto (Loose Torque)
Enregistrement : 15 décembre 2008. Edition : 2009.
CD : 01/ Communication One 02/ Communication 2
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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