Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Inscription à la newsletter du son du grisli
suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Parution : Premier bruit Trente-six échosAu rapport : Festival Le Bruit de la MusiqueParution : le son du grisli #2
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Harley Gaber : I Saw My Mother Ascending Mount Fuji (Innova, 2010)

mountgrisli

Il y a de ces idées qui vous viennent à l’écoute d’un disque pour la première fois… La première est parfois en lien avec son titre et alors, dès les premières notes, on pense entendre le début d’une histoire : ici, celle de la longue marche de la mère d’Harley Gaber.

Mais rapidement, on n’y pense plus : le violon multitracké, les flûtes (de Linda Cummisky et David Gilbert) et les bandes magnétiques, se mêlent dans une veine minimaliste (on pense d’abord à John Adams) qui impressionne par ses effets hallucinogènes. Le violon passe pour un koto électrique qui se faufile entre des fantômes : les vents sont porteurs ou contraires et jouent avec eux. Ensuite, apparaissent les premières neiges : les sons cristallins recouvrent le paysage de rocaille et l’air se fait plus pur avec pour effet de rendre la respiration plus difficile.

Mais le voyage reste toujours aussi déroutant. Pour cette pièce formidable, Harley Gaber a puisé dans ses archives, en a extrait deux de ses compositions pour les lier à jamais. C’est peut-être pourquoi l’auditeur a cette impression d’envergure. Comme le mentionne le dos du disque, I Saw My Mother Ascending Mount Fuji est une pièce datant de… « 1968-2009 ». Et c’est bien trente ans de travail que l’on peut y entendre, trente ans d'ascension.

Harley Gaber : I Saw My Mother Ascending Mount Fuji (Innova / Orkhêstra International)
Edition : 2010.
CD : 01/ I Saw My Mother Ascending Mount Fuji
Héctor Cabrero © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

>