Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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David Browne : Sonic Youth (Camion blanc, 2013)

david browne sonic youth goodbye 20th century

Voici désormais traduit Goodbye 20th Century, Sonic Youth and the Rise of Alternative Nation, ouvrage que David Browne écrivit entre 2005 et 2007 sur la foi d’entretiens avec les membres du groupe et de confessions d’anciens associés. Passée l’étrange introduction – qui peut surprendre le lecteur en tâchant de le persuader que Sonic Youth est un nom qui ne lui dit sans doute pas grand-chose – et ignoré le « ton » du livre – badin, qui trouve souvent refuge dans l’anecdote lorsqu’il peine à parler de l’œuvre sonore –, concentrons-nous sur le sujet.

Aux origines, la rencontre, longuement décrite, de Kim Gordon et de Thurston Moore sur fond de projets en devenir, tous estampillés No Wave, et puis un groupe qui, au bout de quelques mois d’existence publie un disque sur Neutral, label de Glenn Branca. En déroulant chronologiquement la longue liste des disques à suivre, Browne retrace les parcours artistique et relationnel (Swans, Nirvana, Julie Cafritz, Neil Young, Jim O’Rourke…), personnel, iconique, économique, d’un groupe hors-catégorie, certes, mais pas à l’abri des contradictions.

Insistant sur l’intelligence de Gordon et sur l’intégrité de Shelley, Browne célèbre l’influence indéniable de Sonic Youth, qui aura rapproché contre-culture et imagerie pop, mais aussi poses arty et petits arrangements avec la culture de masse. En échange, une endurance rare qu’ont aussi servie un souci affiché d’indépendance et un goût certain pour l’expérience – Blue Humans, Free Kitten et Text of Light, cités ici parmi le nombre des projets individuels.

Tout le monde n’ayant pas la chance de signer des monographies de musiciens disparus, David Browne traite son sujet jusqu’en 2007, laissant Gordon et Moore à leurs obligations familiales et aux espoirs qu’ils semblent porter lorsque leur fille passe à la basse. Une fin comme une autre, puisque son livre raconte moins une Histoire de Sonic Youth qu’il ne compile des « chroniques de la vie quotidienne » et ordonne une chronologie impressionnante.  

David Browne : Sonic Youth. Goodbye to the 20th Century (Camion Blanc)
Edition : 2013
Livre : Sonic Youth. Goodbye 20the Century. Traduction : Hervé Landecker.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jean-Marc Montera : What’s Up? Femmes poètes de la Beat Generation (Signature, 2013)

What’s Up, le projet que Jean-Marc Montera (qui joua by the past on s’en souvient avec Moore et/ou Ranaldo) a monté en hommage aux « femmes poètes de la Beat Generation » vaut bien une légère infidélité (textuelle je précise) à Leah Singer ! Voilà ce qu’a dû conclure Lee Ranaldo (aussi fasciné que ses partenaires de SY par la Beat Generation) qui est avec Jean-François Pauvros, Noël Akchoté et Montera himself des quatre guitaristes du projet…

Anne Waldman, ruth weiss, Janine Pommy Vega, Hettie Jones, sont les quatre poétesses choisies, retranscrites et traduites dans un livret, et « lues » (ou récitées, jouées, surjouées, rendues…) par Sophie Gontier sur des improvisations des guitaristes et de Fanny Pacoud (violon), d’Ernie Brooks (l’ancien acolyte d’Arthur Russell à la basse électrique sur le CD2) et d’Ahmad Compaore (batterie). Un post-No Wave à la Branca ? Un rock de chambre illuminé ? Une ambient poétique ? Les trois, mon géRanal ! Dissipées les premières inquiétudes (hommage à la gente f., clins d’œil aux poétesses battantes, ode aux femmes beatues…), et si la lecture prend parfois trop de place, la musique est là, qui impressionne durement !  

écoute le son du grisliJean-Marc Montera
Drum Song

Jean-Marc Montera : What’s Up? Femmes poètes de la Beat Generation (Signature)
Edition : 2013.
2 CD : CD1 : 01/ Drum Song 02/ Word 03/ Women in Black 04/ The Lie 05/ 2009 06/ Teddy Bears 07/ 1967 08/ Number Song 1 – CD2 : 01/ Jazz 02/ Anna Marie 03/ House Bound 04/ Two Hearts 05/ Living on Hair 06/ Train Song 07/ Sunrise Blue 08/ Number Song 2
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Jean-Marc Montera, Thurston Moore, Lee Ranaldo : Les anges du pêché (Dysmusie, 2011)

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Il y a longtemps que je ne cherche plus à comprendre pourquoi les guitares de Lee Ranaldo et de Thurston Moore me font un tel effet (que l’on pourrait qualifier de « bœuf »). Toujours, même lorsqu’elles tournent en rond sans avoir l’air de savoir où elles vont. Toujours, même depuis que, comme l’a fait remarquer le guitariste John Fahey au guitariste Elliott Sharp, Sonic Youth est devenu Sonic Middle Age. En accord avec Fahey, il faut bien admettre que les héros ont vieilli. Mais sont-ils fatigués pour autant ? Pour amorcer un début de commencement de réponse, il suffit de mettre sur la platine Les anges du pêché. Même si nous attribuerons en fait ce LP à Jean-Marc Montera puisqu’il y discourt tour à tour avec Moore et Ranaldo.

La première rencontre date de l’année dernière et la seconde de 1997 – c’est en fait une des chutes des sessions Connors  / Moore / Montera qui ont déjà servi à Hat Noir (A Possible Dawn) et Xeric (MMMR). Dédié à l’homme qui enregistra les guitaristes, In Memory of Martin Stumpf est l’œuvre de quatre mains qui égrènent une harmonie bruitiste. Montera et Moore se renvoient des larsens, des hoquets et des accords polymorphes… L’année 1997 embrasse les allures d’une fausse époque (new-no-wave / no-new-no-wave / no-no Wave ?).

Sur l’autre face, c’est Ranaldo qui joue avec Montera. Voilà l’exemple parfait de ces guitares qui « tournent en rond » à ce point qu'elles frisent l’illustration sonore. On dirait qu’elles se jaugent avant de trancher dans le vif du sujet. Ranaldo et Montera sont des guitaristes turbulents qui tournent à la vitesse du disque et s’entrechoquent. Comme en un pogo éternel, ils évoluent et grandissent en criant que le « middle age » n’est pas le même pour tout le monde.

Jean-Marc Montera, Thurston Moore, Lee Ranaldo  Les anges du pêché (Dysmusie / Souffle Continu)
Enregistrement  1997  2010. Edition  2011.
LP  A Montera  Ranaldo  From Another Room B Montera  Moore  In Memory of Martin Stumpf
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Sonic Youth : Sonic Youth (Neutral, 1981)

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Comme son inaugural, Sonic Youth avait d’abord choisi (c’est Thurston Moore qui le raconte) un simple mi, soit la première corde de la guitare jouée à vide. Trouvant sans doute l’expédiant un peu naïf, le groupe opta finalement pour une solution plus primitive, et plus efficace : un grand coup de cymbales puis un autre puis un autre. Faisant entendre ainsi une radicalité appelée à être immédiatement dépassée par une idée neuve quoique peu probable : le son d’une perceuse jouée comme on jouerait d’une guitare électrique.

The Primal Scream est porté par un rythme qui est presque l’archétype de la No Wave, tempo très élevé, temps marqué sèchement, basse qui fusionne avec la batterie, et une voix qui s’éraille à déclamer un texte tout juste sorti de l’adolescence. Il y a d’ailleurs presque tout Sonic Youth enveloppé dans ce seul titre : la jeunesse (même si celle-ci avec le temps, n’est-ce pas ?), l’inventivité, la radicalité, l’expérimentation totale qu’on sait cependant mettre au service d’une idée directrice.

La suite, on la connaît, mais elle commence ici. Dans cette rage déjà intelligente, qui utilise toutes les ressources de la musique. Comme la dimension ethnique de She Is Not Alone, qui semble tout entier fait pour réaliser la prédiction de Steve Reich : « All music turns out to be ethnic music. » Et aussi : I Don’t Want to Push It. C’est ça : entre l’ethnicité et l’avant-garde. Entre l’énergie à un état presque brut et la pensée la plus raffinée, il y a Sonic Youth. Pas à mi-chemin, mais qui tient les deux ensemble l’un contre l’autre.

Sonic Youth : Sonic Youth (Neutral)
Enregistrement : 1981.Edition : 1982.
CD : 01/ The Burning Spear 02/ I Dreamed I Dream 03/ She is Not Alone 04/ I Don't Want to Push It 05/ The Good and the Bad
Jérôme Orsoni © Le son du grisli

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Cette chronique est tirée du deuxième hors-série papier du son du grisli, sept guitares. Elle illustre le portrait de Lee Ranaldo.

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Lee Ranaldo : Outside My Window The City Is Never Silent: A Bestiary (Chocolate Monk, 2002)

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Créé pour une radio belge en 2000, Outside My Window The City Is Never Silent: A Bestiary est un récit étrange, qui mêle les voix de Charles Bukowski, Raymond Carver, Thurston Moore, Kim Gordon, et alia, et les expérimentations sonores de Lee Ranaldo à la guitare. Niveaux, couches, trames, souffle et souffles des voix, vibrations des guitares, extractions diverses compressées, et sabotées, qui se croisent, semblent se parler, et dont on ne sait pas toujours s’ils se parlent effectivement où s’ils se trouvent simplement réunis — pour une demi-heure. C’est ce sentiment d’indétermination, et d’étrangeté, qui s’impose, comme l’impression qu’on peut en effet avoir en ne regardant pas, mais en écoutant ce qui se passe à sa fenêtre.

La ville n’est jamais silencieuse.

La pertinence de Lee Ranaldo n’est pas dans ce truisme, mais dans le bestiaire, ou dans le fait de n’avoir pas fait de ce truisme — qui est d’abord une vérité — un truisme sonore (comme s’il avait simplement enregistré des sons à sa fenêtre, par exemple) ; mais une vérité musicale. En rapprochant des sons, des voix, en les mixant, et en les remixant, en les associant dans une narration dont on devine en suivant son fil qu’elle ne va nulle part sinon là où va généralement une conversation : nulle part. C’est-à-dire partout entre ceux qui la tiennent ; et surtout : qui les change finalement. Une théorie à l’état brut, en train de prendre forme, une théorie de sons, de sonorités, d’intentions, d’atmosphères, et la théorie musicale de ces sons, de ces sonorités, de ces intentions, et de ces atmosphères. La théorie musicale de la théorie des sons qui défilent présents à la mémoire, comme à la fenêtre — de Lee Ranaldo.

Lee Ranaldo : Outside My Window The City Is Never Silent: A Bestiary (Chocolate Monk / Hell’s Half Halo)
Edition : 2002.
LP : Outside My Window The City Is Never Silent: A Bestiary
Jérôme Orsoni © Le son du grisli

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Sonic Youth : Simon Werner a disparu... (SYR, 2010)

SimonGrisliadisparu

Ne pas avoir vu Simon Werner a disparu…, le film (on imagine le french ersatz d’une production Larry Clark vs Gus Van Sant – mais ce n’est qu’une supposition), n’empêche pas qu’on s’intéresse à Simon Werner a disparu…, le disque, puisque Sonic Youth en est l’auteur.

Et cette bande-son, malgré ses « défauts » illustratifs, se laisse écouter. Bien sûr, les ficelles / cordes sont grosses et le groupe fait tourner ses manies (improvisations dissono-suffisantes, gimmicks accrocheurs, accords efficaces, harmoniques et boucles / sur-boucles / sur-sur-boucles, ou encore l’habitude de Steve Shelley de rattraper par le col les improvisateurs trop zélés que sont parfois ses partenaires).

Rien de neuf (peut-être ces traits tirés de Krautrock qui rappellent de temps à autre le son de CAN, et Soundtracks justement) mais rien de mal, sauf peut-être une inquiétude : dans la masse discographique de SY, ce disque pourrait bien disparaître aussi…

Sonic Youth : Simon Werner a disparu (SYR)
Enregistrement : février-mars 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Thème de Jérémie 02/ Alice et Simon 03/ Les anges au piano 04/ Chez Yves (Alice et Clara) 05/ Jean-Baptise à la fenêtre 06/ Thème de Laetitia 07/ Escapades 08/ La cabane au zodiac 09/ Dans les bois / M. Rabier 10/ Jean-Baptiste et Laetitia 11/ Thème de Simon 12/ Au café 13/ Thème d’Alice
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Ulrich Krieger : Fathom (Sub Rosa, 2010)

ulrichsliComme moi, beaucoup iront écouter Fathom pour entendre ce qu’y fait Lee Ranaldo. D’autres viendront pour Alan Licht (comparse de Loren Mazzacane Connors) ou pour Tim Barnes (invité hier par Sonic Youth sur Koncertas Stan Brakhage Prisiminimui). D’autres enfin pour le saxophoniste (baryton) Ulrich Krieger, que les plus pointilleux auront remarqué dans Zeitkratzer, avec Merzbow ou avec Jason Kahn (Timelines Los Angeles). Certains mêmes verront que le groupe d’Ulrich Krieger n’est autre que la mouture la plus récente de Text of Light

Mais qu’importe les noms : Fathom est un disque splendide. On connaissait les atmosphères fin de siècle, fin d’empire, voici venue l’heure de l’atmosphère fin de rock / fin de jazz (attention : on ne parle pas ici de post-rock !). Les musiciens éreintés ont déposé leurs instruments à terre. Les instruments à terre vomissent vers le ciel des drones et des larsens. Le saxophone de Krieger crie le plus fort de tous au départ. Le saxophone de Krieger se fait avoir par les variations post-minimalistes des guitares : il succombe. Une suite de mini-tonnerres ayant fait changer de ton le saxophone, la pièce en est devenue hallucinante. Fathom est une composition d’Ulrich Krieger. Voilà qui explique tout. Voilà qui change tout !

Ulrich Krieger : Fathom (Sub Rosa / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2005. Edition : 2010.
CD : 01/ Fathom
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Arca, Mathias Delplanque, My Cat Is An Alien, Lee Ranaldo, Martin Vognsen, Bill Orcutt, Ramona Ponzini

expedipop

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Arca : By the Window / By the Looking Glass (NovelSounds, 2010)
Arca est un duo constitué de Joan Cambon et de Sylvain Chauveau ; By the Window / By the Looking-Glass est leur quatrième projet commun. Un premier CD de chansons et un second CD d’instrumentaux inspirés par un vieux match de football. Une musique pas désagréable, qui ressasse ses influences (Tortoise, Talk Talk) et tourne en rond avec sans que cela ne nous dérange non plus.

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Mathias Delplanque : Passeports (Cronica, 2010)
Mathias Delplanque a enregistré des ambiances sonores dans plusieurs villes de France (Nantes, Dieppe, Lille) pour les utiliser sur Passeports. Parfois, cela fait penser à une musique de western (ou northern pour Dieppe et Lille). D’autres fois, des sons vous assaillent de toutes parts comme dans un immense hall de gare, et l’effet est percutant.

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My Cat Is An Alien, Ramona Ponzini, Lee Ranaldo : All Is Lost in Transition (Atavistic, 2010)
My Cat Is An Alien raffolent de collaborations. Sur All Is Lost in Transition, enregistré en 2008, ce sont Ramona Ponzini (chanteuse) et Lee Ranaldo (guitariste sonic culte) qui s’y collent. L’électronique ludique bouscule une vague planante de musique post-psyché (guitare à l’archet, drones et clochettes) et Ponzini récite des bouts de poèmes de Yosano Akiko : envoûtant même si plus tellement original.

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Martin Vognsen : King Hussein Bridge / Allenby Bridge Crossing Point (Jvtlandt, 2010)
Avec quelques amis (Yasuhiro Yoshigaki, Kumiko Takara…), le guitariste Martin Vognsen a imaginé State Changes According to a Wind, un grand projet dont deux premières parties ont paru en CD. King Hussein Bridge & Allenby Bridge Crossing Point sont deux invitations au voyage faits de field recordings et de la musique d’une formation guitare / vibraphone / batterie. Des ambiances de poste-frontières saupoudré de pop ou de folk, dans le meilleur des cas d’atmosphères nocturnes.

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Bill Orcut : A New Way To Pay Old Debts (Editions Mego, 2011)
Après la réédition vinyle Palilalia, la réédition CD Editions Mego. Si c’est Jean Dezert qui parle le mieux d’A New Way to Pay Old Debts de Bill Orcutt, encore fallait-il annoncer cette réédition CD, même en trois lignes… Voilà qui est fait !

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Christian Marclay : Graffiti Composition (Dog W/A Bone, 2010)

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La scène se passa le 13 septembre 2006 au Museum of Modern Art de New York. Des guitaristes (guitar & bass guitar) de renom interprétèrent une composition graphique tirée de l'oeuvre de Christian Marclay. Ces guitaristes n’étaient autres qu’Elliott Sharp (qui chapeauta le projet), Lee Ranaldo, Vernon Reid, Mary Halvorson et Melvin Gibbs.

Il fallait s’y attendre,  il y eut du bruit et de la fureur, que les graffitis soient exécutés sur les allées et venues rapides des médiators ou sur d'attaques aux doigts. Chaque guitariste y va de son alarme, excave du lourd et du râlant, avant de passer le relais à son voisin. Pour couronner le tout, Sharp et ses acolytes y vont aussi de leurs expérimentations électroniques. Des pistes sont reprises ou transformées en direct. C’est bien simple, sur Graffiti Composition il n’y a qu’une chose que l’on peut regretter : un solo au tapping désuet dont on ne connaît pas l’auteur…

Christian Marclay : Graffiti Composition (Dog W/A Bone / Metamkine)
Enregistrement : 13 septembre 2006. Réédition : 2010.
CD : 01-06/ Graffiti Composition 1-6
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Leah Singer, Lee Ranaldo : Water Days (Dis Voir, 2010)

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Lorsqu’ils passèrent par le Cneia de Chatou, les artistes (musiciens, photographes, vidéastes, poètes…) Lee Ranaldo et Leah Singer enregistrèrent des ambiances qu’ils ont réutilisées et que l’on retrouve dans le CD que contient le livre Jours d’eau (Autrement dit Water Days).

Pour la musique qu’a commandée l’Atelier de Création Radiophonique, il faudra encore une fois se montrer interactif et lire la chronique de We’ll Know Where When We Get There, en ajoutant qu’on y entend les voix de Carson McCullers, Brigitte Fontaine ou Michael Snow. Pour parler du livre, il revient en images sur l’exposition (ou plutôt il l'installe sans forcément la réduire dans un espace miniaturisé). Comme sur le CD, ce sont surtout des présences que l’on trouve dans ce livre et des traces de leurs passage : Singer et Ranaldo le temps de quelques jours à Chatou… Un immanquable pour tout adepte du couple, en quelque sorte.

Leah Singer, Lee Ranaldo : Water Days / Jours d’eau (Dis Voir)
Edition : 2010.
Livre : Water Days / Jours d’eau
Pierre Cécile © Le son du grisli

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