Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Alan McGee : Creation Stories (Pan Macmillan, 2014)

alan mcgee creation stories

Pas facile, l’enfance d’Alan McGee à Glasgow. C’est sans doute ce qui explique (car tout s’explique) la drogue & les excès, et why not le succès de sa petite entreprise, Creation. Quoi qu’ça fait sur le grisli, me direz-vous ? Impossible de répondre autrement que de vous ramener à la réalité (c’est les vacances) et de vous avouer que j’écris ça à même le sable et que j’ai le râteau nostalgique.

Sous l’étiquette du label (tautologie, ma sœur), se sont bousculés des groupes qui ont inventé la pop britannique des années 1980 et ensuite (même) la brit pop / dans le désordre : Primal Scream (Bobby Gillespie n’est autre que l’alter-ego de McGee), The Jesus & Mary Chain, House of Love, Pastels, My Bloody Valentine, Slowdive, Swervedriver, Ride, The Jazz Butcher, Teenage Fanclub, The Boo Radleys… et ensuite (même) Oasis (je peux avouer que j’ai sauté des pages à partir de là, me concentrant seulement sur les photos d’Alan avec Tony Blair ou dans des soirées Gala / Point de vue qui impressionnent faut dire…).

Maintenant, sous le titre « Creation Stories », c’est plus la McGee Story (récitant méritant et mégalo à million) qu’on trouve à l’intérieur du livre : pas fastoche l’enfance (merci papa) donc, alors l’arrivée à Londres & bing la découverte (attribuée à Gillespie) de The Jesus & Mary Chain. A partir de là, tout s’enChain : McGee devient manager, monte un label, se fait des amis, des ennemis, des associés entre les deux, se marrie, etc. Tout ça en musique, pas toujours de bon goût, pas toujours sûre, mais souvent… stupéfiante. A tel point que je plante mon râteau nostalgique bien profond dans le sable de l'autre hémisphère et que je m’en vais, ma serviette sur l’épaule, retrouver mes vinyles – galettes qui me changeront du mazout à la caipirinha.



Alan McGee : Creation Stories (Pan Macmillan)
Edition : 2014.
Livre (anglais) : Creation Stories. Riots, Raves and Running a Label.
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Moore, Shields, Barrabarracuda, Men Who Can’t Love : Trash Sabbatical (Revolver, 2008)

mooresli

J’ouvre la boîte à pizza, épaisse, aux couleurs cinglantes, et j’y trouve un 33 tours et deux 45 tours ainsi qu’un collier hawaïen (si l’on peut dire) de facture plastique. La première impression est bizarre, et si l’objet est amusant, il n’est pas franchement soigné. 

Je passe ensuite les disques, en commençant par les plus petits. Sur chacun d’entre eux, Thurston Moore occupe une face entière en compositeur de pure pop (Petite Bone) ou en expérimentateur qui prend sa guitare pour un saxophone (l’excellent Unzipped). Sur les faces B, des exercices de bruits signés Kevin Shields (non pas celui que l’on connaît, mais une autre : Eva Aguila) et une chanson de Barrabarracuda, un groupe qui a cessé d’exister peu après avoir enregistré ce morceau de bass’chant’trash’brut de filles à classer entre Bis et Le Tigre (quand les membres de celui-ci n’avaient pas encore la langue dans leur poche). Pour ce qui est du grand disque noir, Thurston Moore y joue un rock bruyant et esbroufe, la musique est un peu stérile. De l’autre côté, Men Who Can’t Love défendent une pop lo-fi qui aime tellement les racks d’effets qu’ils font une croix sur les mélodies écrites et jouées en début du morceau, sans trouver les moyens de les faire oublier sous le bruit.

Bien sûr, la boîte prend de la place mais on peut télécharger son contenu. D’ailleurs, on dirait que les exemplaires concrets d’origines sont désormais introuvables. Mais sans la boîte, que reste-t-il de l'expérience sonique ? Chronique à part : Vends collier hawaïen de plastique jaune. Prix à débattre (écrire au journal qui fera suivre).

Thurston Moore, Kevin Shields, Barrabarracuda, Men Who Can’t Love : Trash Sabbatical (Revolver)
Edition : 2008.
1xLP + 2x7'' : A01/ Thurston Moore : Unzipped B01/ Kevin Shields : Paved Fury B02/ Kevin Shields : Motor Hands - C01/ Thurston Moore : Petite Bone D01/ Barrabarracuda : Stone Cold Steve Austin at the Cold Stone Creamery - E01/ Thurston Moore : Privy Seals F01/ Men Who Can’t Love : Untitled F02/ Men Who Can’t Love : When Your Nights Get A Little Colder F03/ Men Who Can’t Love : Sunday’s Slave F04/ Men Who Can’t Love : Wynona Ryder Voice Over F05/ Men Who Can’t Love : Untitled F06/ Men Who Can’t Love : Somnilequy
Pierre Cécile © Le son du grisli

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